Pépite du moment n°107 : Fear there & everywhere (2022) de Archive

Et de trois : après Daytime coma et Shouting within, les londoniens d’Archive nous gratifient depuis quelques jours d’un troisième single extrait de Call to arms & angels, leur douzième album studio à paraître le 8 avril prochain. Fear there & everywhere ressemble à un titre rock presque pop d’à peine 4 minutes, avec une structure classique couplets/refrain. Serait-il le plus faible des trois titres ? Absolument pas. Derrière ses faux airs de titre formaté, ce nouveau single suinte Archive à pleines oreilles, et nous rappelle ce que va être Call to arms & angels : un album écrit, composé et enregistré durant la grande pandémie covidesque de ce début de 21e siècle. Le prophétique 21st century schizoid man (1969) de King Crimson résonne en toile de fond. Jamais nous n’avons été autant divisés, séparés, isolés les uns des autres sans vision de l’avenir, et jamais nous n’avons autant eu envie d’être ensemble à pouvoir se projeter sereinement dans un futur lumineux. Ecartelés par toutes ces contradictions, nous sommes depuis maintenant près de deux ans dans une sorte d’attente en suspension de jours meilleurs. Daytime coma entamait le sujet avec ses 14 minutes apocalyptiques, Shouting within enfonçait le clou avec cette rage intérieure à hurler en silence pendant des heures.

Fear there & everywhere apporte un troisième angle sur la question, avec un titre puissant et tendu. Dès les premières minutes, basse et batterie semblent plomber le climat, avant de se voir superposer guitares, synthés, voix. Tout ceci dans une rythmique aussi entêtante que lancinante. Et un texte qui raconte l’infiltration de la peur partout, autour de nous comme au fin fond de nos moindres recoins. Une peur qui éteint la lumière, qui pourrit jusqu’à nos bulles privées, avec laquelle il n’est pas/plus possible de vivre. Impossible de ne pas relever la référence directe du titre au mielleux Here there & everywhere (1966) des Beatles (à écouter ci-dessous après le Archive, en mode deux salles/deux ambiances). Pas que dans le titre d’ailleurs, puisque la chanson des Beatles raconte d’une façon presque mièvre la présence paisible de l’aimée, et la présence auprès d’elle. Histoire de vivre une vie de doux bonbon sucré, lovés dans un amour immortel et sirupeux. En somme, l’exacte sensation contraire du titre d’Archive.

Fear there & everywhere est un titre d’une noirceur absolue. Il n’y a pas une once d’espoir là-dedans, pas même dans le clip qui l’accompagne. Les images ont beau être colorées et dynamiques, c’est surtout une impression de se faire engloutir par ces visions qui nous attrapent. Jusqu’à la saturation, l’étouffement sous le masque omniprésent dans notre quotidien, et la permanence d’images qui s’effritent sans que l’on puisse y faire quoique ce soit. Alors, me direz-vous, pourquoi donc aller se plonger dans une ambiance aussi dark et dépressive ? Pour la catharsis. C’est ce qui peut nous sauver, et c’est ce qu’Archive fait de mieux. Souvenons-nous de l’efficacité de Controlling crowds (2009), album bourré de sons stressés et de cris hantés, de boucles sonores et textuelles jusqu’à l’étourdissement. C’est précisément la force de cet exceptionnel double album qui donnait (et donne toujours) l’envie et l’énergie de tenir et de lutter. Call to arms & angels arrive dans deux mois et demi, et ce sera un double CD/triple vinyle. On ne va préjuger de rien, mais ces trois premiers extraits, sur 17 titres au total, laissent imaginer un opus de très haute volée. La hype est totale. Plus que jamais.

Crédit image d’illustration : capture tirée du clip by Joyrider pour Archive

Raf Against The Machine

Pépite du moment n°106: Shooting Stars de Woolfy (2021)

Découverte totale pour moi ce soir avec Simon James alias Woolfy, un Anglais basé à LosWoolfy Shooting Stars Angeles qui se définit sur son Bandcamp, non sans humour, comme un troubadour indie-dance et disco. Il possède à son actif plusieurs albums en collaboration avec Projections mais vient seulement de sortir son premier EP Shooting Stars le 3 décembre dernier. Titre pour le moins remarqué car, sur cet EP, nous pouvons retrouver 2 remixes dont un de Django Django tout simplement… Le morceau phare de l’album est une belle plongée féérique dans l’indie-dance qui nous transporte en douceur, porté par des sonorités aériennes et des clochettes qui font immédiatement penser à Eels. La guitare sur la fin donne encore plus d’épaisseur à un titre envoûtant qui devient vite addictif. Et vous ça vous tente de tenter le versant indie-pop de Four Tet ? Enjoy !

 

Sylphe

Pépite du moment n°105: Magic Escape de José (2021)

Le début d’année est souvent propice à des mea culpa masqués, des moments où nous prenonsJosé Primeiro Disco conscience que certains albums nous ont échappé. Je regrette ainsi de ne pas avoir croisé plus tôt le premier album Primeiro Disco de José que je viens de réécouter avec plus d’attention. Album plus intimiste qui met à l’honneur la langue portugaise, il s’éloigne avec simplicité et talent des premières influences rock de José Reis Fontão, le leader vocal d’un groupe pour lequel j’ai beaucoup d’estime, Stuck in the Sound. Sans trop vouloir m’éloigner de la pépite du moment initiale, je pense au passage que l’album Pursuit sorti en 2012 devrait être déclaré d’utilité publique pour son énergie incandescente… Le titre du jour Magic Escape démontre toute la richesse de l’album en se tournant davantage vers les dance-floors. Lente montée électronique agrémentée d’une litanie robotisée, le titre possède une puissance cinématique imparable et une tension sous-jacente assez jouissive. L’explosion finale tant attendue ne survient pas pleinement et les cordes emmènent le titre sur une planète ambient inexplorée pour mon plus grand plaisir. A écouter sans modération, enjoy !

Sylphe

Pépite du moment n°104 : You will never work in television again (2021) de The Smile

On ne pouvait pas mieux entrer dans 2022. Alors que je zonais dans ma discothèque et sur internet ces dernières heures à la (re)découverte de sons, voilà que passe sous mes yeux un tweet de Thomas Méreur (oui, celui-là même à qui l’on doit The Dystopian Thing, mon album de l’année 2021 – chronique à relire par ici). Tweet-teaser qui a immédiatement attiré mon attention, et que je ne résiste pas à vous partager ci-dessous.

The Smile avait déjà attiré mon attention en mai 2021, à l’occasion du mythique festival Glastonbury. La formation avait alors fait ses débuts lors du livestream Live at Worthy Farm, avec une prestation haute en couleurs rock et fort efficace. Tout cela est peu étonnant, lorsqu’on regarde d’un peu plus près qui compose le groupe. On y retrouve Thom Yorke et Jonny Greenwood de Radiohead, associés à Tom Skinner, batteur issu du groupe de jazz Sons of Kemet. S’ajoute un quasi quatrième membre en la personne de Nigel Godrich, producteur historique de Radiohead. Pour résumer, The Smile est le nouveau projet spin off de Radiohead by Thom Yorke, aux côté de Atoms for Peace (déjà avec Nigel Godrich), mais aussi de ses albums solos.

Le résultat est très simple mais aussi extrêmement jouissif : du rock brut, direct, très guitareux et surplombé par la voix de Thom Yorke, et produit comme un vieux Radiohead des années 90. Avec une énergie intacte, et même assez surprenante. En témoigne ce single You will never work in television again, mis en ligne voici quelques heures. Le titre avait déjà été joué en mai dernier, mais était depuis indisponible à l’écoute. On peut maintenant profiter de ce morceau post-punk rock noise qui a le bon goût de lorgner sur le Velvet Underground (époque White Light/White Heat), mais aussi sur les Sex Pistols et les Stooges. Exactement l’énergie rock rageuse dont on a besoin pour traverser cette nouvelle période covidesque vraiment super chiante.

Bref : You will never work in television again de The Smile, c’est que du bon ! J’ai désormais très hâte de découvrir l’album, même si date et titre ne sont pas encore connus. En revanche, ce que l’on connaît, ce sont les dates de trois concerts londoniens que proposera The Smile. Les 29 et 30 janvier prochains, vous pourrez suivre un de ces lives en livestream. Les billets seront mis en vente demain vendredi 7 janvier sur le site officiel du groupe (https://www.thesmiletheband.com). Si 2022 propose d’avoir ce pêchon rock pendant 12 mois, à titre perso, je suis assez partant.

Raf Against The Machine

Pépite du moment n°103: Femme Fatale de Sharon Van Etten feat. Angel Olsen (2020)

Et si on commençait en douceur cette nouvelle année? Je vous avais déjà parlé en octobre d’unI'll Be Your Mirror A Tribute reprise de Run Run Run du Velvet Underground et Nico par Kurt Vile (à lire et écouter par ici). J’ai eu la bonne idée de jeter une oreille à l’album hommage I’ll Be Your Mirror : A Tribute To The Velvet Underground And Nico qui regroupe du bien beau monde ma foi avec Matt Berninger, Andrew Bird, St. Vincent, Thurston Moore ou encore Iggy Pop entre autres. Ce soir, ce sera la douceur de Femme Fatale qui sera mise en avant, à travers un sublime duo composé de Sharron Van Etten et Angel Olsen. Il est pour le moins ardu de s’attaquer à un tel bijou d’une grande douceur qui narre l’arrivée d’une femme dangereuse et séductrice. Le contrat est pleinement rempli et je suis moi aussi sous le charme de ces femmes fatales, je serai sans conteste le 37ème sur la liste….enjoy!

 

Sylphe

Pépite du moment n°102 : Déjà Vu (2021) de Sencit feat. Fjøra

91SdIGXDDwL._SS500_« On est pas bien là ? Paisibles, à la fraîche, décontractés du gland… »* Non mais franchement, je vous le demande : on est pas bien là ? A quelques heures d’entrer dans les fêtes de fin d’année, et tout juste poursuivis par une saloperie de virus qui nous prend bien la tête depuis maintenant presque deux ans. On est pas bien là ? Avec nos plus de 80 000 cas déclarés par jour, autant dire des chiffres jamais atteints. On est pas bien là, au creux de notre 5e vague ? Tu la sens l’odeur de confinement ? L’odeur de l’incertitude qui te conduit à ne faire absolument aucun projet ? On est pas bien là, avec cette sensation de revivre la même fin d’année que 2020 ? Si tout ça n’était pas d’une tristesse et d’une morosité sans nom, ça en serait presque intrigant et drôle. Cette impression de déjà-vu, cette putain de boucle covido-temporelle qui donne envie de rebooter la Matrice pour voir si les mêmes anomalies et les mêmes bugs se reproduisent. Après tout, pourquoi ne pas en rire, et pourquoi ne pas jouer avec cette idée de répétition, de boucle infinie ? C’est sans doute l’idée qui est venue aux développeurs du studio Arkane Lyon, que l’on connaît déjà pour les excellents Dishonored, et le non moins excellent Prey.

Le dernier-né des jeux vidéo du studio se nomme Deathloop (sorti en septembre 2021, édité par Bethesda) et plonge le joueur dans une boucle temporelle qu’il va falloir briser. Un peu comme si on avait mis dans le mixer Bill Murray et son jour de la marmotte, James Bond et Austin Powers. Le résultat est brillant. Outre son concept assez génialement décliné, Deathloop doit beaucoup à sa direction artistique très 60’s, mais aussi à sa BO qui fonctionne parfaitement au fil des heures de jeu. Disponible sur à peu près toute les plateformes, elle regroupe pas moins de 59 titres et différents artistes, tout en mélangeant allègrement rock psyché, blues, country et ambiances feutrées. On y reviendra possiblement et plus en détails dans un Ecoute ce jeu, lorsque votre serviteur aura poncé Deathloop et bien exploré les différents thèmes qui s’y cachent. Au milieu de cette grosse BO se trouve Déjà Vu, un des trois titres de Sencit. Le nom ne vous dit rien ? Moi non plus, jusqu’à ce que j’aille faire un tour sur le site officiel. Sencit, c’est des compositions pour Toy Story 4, John Wick 3, Maniac (excellente mini-série bien perchée), Guardians on the Galaxy (le récent jeu), Making a murderer, Inception ou encore l’excellent Ex_Machina. On fait pire comme carte de visite. Sur Déjà Vu, on entend aussi Fjøra (de son vrai nom Alexandra Petchovski), chanteuse canadienne originaire de Macédoine. Son premier album Onyx (2021) fleure bon la pop inspirée par Lady Gaga.

Le mélange Sencit/Fjøra accouche ici d’un titre extrêmement James Bondien. Déjà Vu sonne comme un générique de 007, avec son démarrage lent et posé, qui explose et prend toute son ampleur vocale comme musicale sur le refrain. Voilà une pépite qui n’est pas tout à fait du moment, puisque nous l’avions découverte lors d’un trailer de Deathloop voici quelques mois. Toutefois, voilà une vraie pépite, qui laisse imaginer ce qu’aurait donné le générique d’un Bond des années Brosnan ou Craig (au hasard Goldeneye ou Skyfall) s’il avait été interprété par Shirley Bassey. Déjà Vu contient tous les ingrédients du générique pop qui fonctionne parfaitement. Le titre va comme un gant à Deathloop, dans lequel je m’empresse de retourner. Parce que, quitte à être coincé dans un jour épidémique sans fin, autant s’en jouer et en faire un amusement. On est pas bien là ?

* Evidemment piqué à Depardieu dans Les Valseuses

Visuels du jeu Arkane Lyon/Bethesda

Raf Against The Machine

Pépite du moment n°101: Le dernier jour du disco de Juliette Armanet (2021)

Il faut reconnaître que je passe souvent la fin d’année les yeux rivés dans le rétroviseur, occupé àJuliette Armanet Brûler le feu réécouter les bons sons de l’année écoulée… Je vais ainsi bientôt m’atteler à confectionner les tops de cette année 2021 qui est un fort bon cru. Cependant, afin que vous ne déclenchiez pas une alerte enlèvement en raison de mon silence ces derniers temps, je vous partage un titre que vous serez, à n’en pas douter, très nombreux à connaître. Cela fait plus d’un mois que Le dernier jour du disco m’obsède par la beauté de ses paroles et surtout l’évidence mélodique. C’est frais, spontané, faussement évident et absolument impossible à ne pas fredonner en cette période complexe où l’on souhaiterait plutôt le dernier jour du covid… Après un premier album Petite amie brillant en 2017 porté par des titres plus intimistes comme L’amour en solitaire et L’Indien, Brûler le feu sorti il y a un mois tout pile mérite amplement d’être écouté s’il est à l’image de ce single addictif. A plus tard pour le bilan de 2021, enjoy !

Sylphe

Pépite du moment n°100: Surrounded By Spies de Placebo (2021)

Placebo est incontestablement un groupe qui me tient à coeur, la preuve en est avec la playlistPlacebo Never Let Me Go les concernant publiée sur ce blog et à relire/réécouter par ici. Du coup, l’annonce d’un nouvel album fait toujours plaisir, d’autant plus que l’attente commence à être longue, Loud Like Love datant déjà de 2003… En septembre dernier, le premier single Beautiful James du huitième album studio intitulé Never Let Me Go (date de sortie, le 25 mars 2022) annonçait déjà de belles choses, ce qui vient d’être confirmé par le deuxième titre sorti le 19 novembre dernier Surrounded By Spies. On retrouve toute l’intensité et la rage du chant de Brian Molko qui nous assène des phrases répétées inlassablement, une batterie juste et la montée en puissance habituelle qui fait parfaitement mouche. Sans être un titre foncièrement novateur, voilà du baume au coeur et l’espoir d’un futur album de qualité, enjoy !

 

Sylphe

Pépite du moment n°99: Parallel Kingdom d’Hayden Thorpe (2021)

Voilà un album dont je me délecte depuis un bon mois mais auquel je ne saurai pas rendreHayden Thorpe Moondust For My Diamond dignement hommage dans une review… Qu’on se le dise d’emblée, je suis un fan de la première heure des Anglais de Wild Beasts et de leurs 5 albums studio, avec un gros coup de coeur pour Two Dancers (2009). Je suis en particulier sous le charme de la superbe voix de ténor du chanteur Hayden Thorpe qui illumine par sa grâce les compositions. Depuis le split du groupe, Hayden Thorpe a entamé une carrière solo qui est littéralement passée sous mon radar, j’ai ainsi snobé sans le savoir le premier opus Diviner en 2019. Suite à l’EP Aerial Songs en 2020, ce deuxième album à la pochette minimaliste Moondust For My Diamond vient offrir un bel écrin à une des plus belles voix cristallines du moment. Les 12 titres proposent une synth-pop pleine de grâce et une belle panoplie de moments magiques, vous pourriez facilement vous laisser séduire par les synthés 80’s du très éthéré Material World, le plus sombre et sensuel No Such Thing qui laisse imaginer un potentiel à séduire les dance-floors des hangars désaffectés ou Hotel November Tango qui aurait pleinement sa place dans la maison Warp. Pour le titre du jour, j’ai choisi Parallel Kingdom qui me séduit par son alliance subtile entre ce chant angélique et des sonorités électro (pour ne pas dire dance, au risque de choquer certains). Sur ce, je vous laisse savourer ce dimanche et vais de ce pas me remettre à jour et écouter Diviner, enjoy !

Sylphe

Pépite du moment n°98 : Wake me up (2021) de Foals

Les sorties et retours en tout genre continuent de pleuvoir en ce mois de novembre 2021. Il est désormais temps de pencher une oreille sur Wake me up, le nouveau single de Foals. Le groupe britannique originaire d’Oxford, formé en 2005 autour de son chanteur Yannis Philippakis, aligne tranquillement cinq albums studios. Nous étions restés en 2019 sur l’excellent Everything not saved will be lost, un double album sombre et post-apocalyptique sorti en deux temps qui renouait avec une couleur très rock et des titres qui tabassaient plutôt. Sans oublier en 2020 les Collected reworks, une triple galette de remixes de titres précisément issus de ce dernier album studio en date. Un petit jeu de relectures dont je ne suis pas nécessairement friand, mais qui m’avait pourtant bien attrapé dans le cas présent. A l’ambiance rock et brute de décoffrage des originaux s’opposaient alors des versions plus dance et électros. Tout ça, c’était avant le « coronavirus, connard de virus » (je suis obligé de mettre entre guillemets car je pique l’expression à qui vous savez #ToujoursDebout).

Covid-19 et ses variants sont passés par là, et les Foals ont eu envie de revenir avec de l’énergie, du positif, du fun, au travers d’un son qui groove, histoire de nous sortir tous de chez nous et de ce fucking coma humain et relationnel qui nous charge tous la tronche depuis maintenant près de deux ans. Voici donc Wake me up, premier single d’un futur album encore non daté. Un Wake me up qui n’a strictement rien à vois avec le Wake me up de Wham! (#lesvraissavent), et qui a pour lui une vraie patate funky qui fait plutôt du bien. Le groupe promet d’ailleurs un album studio à venir du même acabit. Des titres qui enverront le bouzin (#Sylphesorsdececorps) et qui feront, on l’espère, bouger nos corps comme il faut. Pour le moment, Wake me up remplit la mission, tout autant qu’il porte bien son titre. Un son efficace qu’on ne peut que vous recommander.

Raf Against The Machine