Son estival du jour n°13 : Fire Spirit (1997) de 16 Horsepower feat. Bertrand Cantat

Ce matin, on est un peu pêchus vu qu’on a bien glandé hier pour le 15 août. Et on va donc écouter une grosse reprise du Gun Club par 16 Horsepower, avec un featuring de Bertrand Cantat : Fire Spirit décrasse le bouzin, et ça file la patate du matin.

Sur le même deuxième album du groupe Low Estate (1997), se trouve une autre reprise, toujours avec Cantat, mais cette fois plus soft musicalement, et néanmoins terriblement efficace. The Partisan de Leonard Cohen trouve là une relecture des plus poignantes.

Allez, pour le prix d’un son du jour on vous en met deux, à réchauffer à feu doux avant dégustation.

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Son estival du jour n•12 : Bright lies (2017) de Giant Rooks

Ça ne serait pas l’heure d’un petit son du jour ? Il me semble bien que si, et voici donc pour vos oreilles affamées Bright lies de Giant Rooks.

Groupe allemand de indie pop fondé en 2014, Giant Rooks a publié à ce jour 3 EPs en 2015, 2017 et 2019. Sur New estate (2017), on trouve en deuxième position ce petit bijou sonore, fait de poésie et de mélancolie.

Un morceau qui prend son temps, qui installe une ambiance et que je ne me lasse pas de réécouter depuis que je l’ai découvert. À la fois amer et légèrement enivrant, comme un picon bière bien frais.

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Son estival du jour n•11 : And the boys (2010) de Angus & Julia Stone

Les pieds dans l’eau et le nez dans les goémons, c’est précisément ce titre que je viens d’écouter : And the boys fait partie des nombreuses pépites qui ponctuent Down the way (2010), le deuxième excellent album d’Angus & Julia Stone. Ce duo frangin/frangine australien n’a quasiment fait que du bon à chaque opus. Et cet album là, autant dire que je l’adore et qu’il me fait chaud au cœur à chaque écoute.

Il n’y a que du lourd dans cette grosse galette certifiée pur beurre (#LaBretagneçavousgagne), mais c’est ce titre là qu’il convient de proposer à vos oreilles. Ce qui permettra ensuite de poursuivre sur des merveilles comme For you, Big jet plane, Yellow brick road ou I’m not yours.

https://youtu.be/RUDc1frz22E


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Son estival du jour n•10 : Latin Simone (Que pasa contigo) (2001) de Gorillaz feat. Ibrahim Ferrer

Une fenêtre de réseau dans la pampa et un son du jour… il n’en faut pas plus pour partager !

En 2001 sort le premier album de Gorillaz, nouveau projet (à l’époque) de Damon Albarn en virée musicale post-Blur. Épaulé par ce désormais fameux groupe virtuel, on a ici droit à un premier opus de haute volée d’où sortiront les excellents 5/4 et Clint Eastwood.

C’est pourtant un titre moins mis en avant qu’on fera tourner aujourd’hui : Latin Simone (Que pasa contigo) est un beau morceau plein de mélancolie, de douceur et de sensualité. Avec en prime le touchant feu Ibrahim Ferrer, également entendu par exemple dans le Buena Vista Social Club.

La fenêtre réseau se referme, je vous laisse profiter et à très vite pour de nouvelles minutes de bon son !

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Son estival du jour n°9 : Indigo Night (2018) de Tamino

A l’heure où vous lirez ces lignes et surtout écouterez ce son, je serai en route pour quelques jours au calme, au fin fond du monde… mais ça n’empêche pas un son du jour (#magiedelapublicationprogrammée), son avec lequel je devrais faire une partie du trajet.

Déjà chroniqué en décembre 2018 comme pépite du moment, Indigo Night figure dans le premier album de Tamino, sobrement intitulé Amir (son autre prénom). Depuis 6 mois et cette chronique, le plaisir est intact : la voix du garçon me bouleverse toujours autant et le reste de l’album est un festival d’émotions qui déferlent tout au long de l’écoute.

J’avais, à l’époque, parlé d’y revenir. Dont acte, même si ce morceau n’est en fait jamais parti du fond de moi. Profitez donc de cet Indigo Night, ici dans une version acoustique voix-guitare, au cœur de vos oreilles, par une douce soirée d’été, avant de vous abandonner plus avant avec le reste de l’album. A très vite pour un prochain son estival du jour !

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Son estival du jour n°8 : Cornerstone (2013) de Benjamin Clementine

Hier soir, on était Sur un trapèze avec le grand Bashung… et ce midi, on reste dans la mélancolie (un peu) et les poils qui se dressent (beaucoup) avec un titre à la fois son du jour et pépite intemporelle. J’ai lancé une playlist en aléatoire, et à un moment c’est tombé : Cornerstone de Benjamin Clementine.

Jeune auteur-compositeur-interpète et multi-instrumentiste, ce garçon a un parcours qui force le respect : harcèlement à l’école, échec scolaire, départ prématuré de chez ses parents et des périodes de galère à dormir dans la rue, ou à se rendre à ses concerts à pied des kilomètres durant faute de billet de train valide… Sauf que Benjamin Clementine n’a jamais renoncé. A rien. Au point de déclarer, en 2015, être « prêt à mourir pour sa musique ».

En 2013, c’est le premier EP sobrement intitulé Cornerstone, littéralement pierre angulaire, avec dedans notamment le titre éponyme qui nous intéresse aujourd’hui. Cornerstone, voilà un titre bien choisi, puisque tout ce qui fait le sel de la musique de Benjamin Clementine est déjà là. Depuis, il y a eu un autre EP, deux albums et d’innombrables prestations publiques qui laissent bouches bées et sur le carreau émotionnel tous ceux qui ont eu la chance d’y assister.

Je me rappelle le jour où Sylphe m’a dit d’écouter Benjamin Clementine : « Tu vas voir, c’est impressionnant ». Oui, ça l’est, et plus de 6 ans après, ce Cornerstone me bouleverse toujours autant. Là où il se pose, Benjamin Clementine se grave. C’est à vous.

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Son estival du jour n°7 : Sur un trapèze (2008) de Alain Bashung

A la fois doux et mélancolique, Sur un trapèze est un de mes titres préférés de Bleu Pétrole, dernier opus studio d’Alain Bashung, publié en 2008. Sorte de balade dans les méandres d’un cerveau rêveur et cogiteur, sorte de ballade pour cœur lessivé revenu de tout, voilà une poignée de minutes qui fonctionne comme une ritournelle en boucle et qui m’a hypnotisé des semaines durant.

Tout cela n’est pas très étonnant pour qui suit régulièrement mes pépites et autres chroniques : outre Bashung, derrière Bleu Pétrole, et notamment derrière Sur un trapèze, il y a mon Gaëtan Roussel favori, dont on reconnaît la jolie patte musicale et textuelle. En parlant de texte, peut-être aussi que cette invasion de moi par ce titre tient aux paroles, qui d’entrée de jeu m’attrapent à chaque fois, même après moult écoutes : « On dirait qu’on sait lire sur les lèvres / Et que l’on tient tous les deux sur un trapèze ». Que voulez-vous ajouter après ça, à part remonter, une fois encore, Sur un trapèze ?

PS : un truc me vient d’un coup, moi qui ne supporte pas être à plus de deux mètres du sol… Sur un trapèze, pour un mec qui a chanté Vertige de l’amour, je dirais que ça se tient.

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