Interview n°1: Marvin Jouno

Le 4 février dernier, nous parlions ici même du titre Sur Mars (voir ici ), morceau éponyme du deuxième album parfaitement abouti de Marvin Jouno. Ce genre d’album qu’on prend plaisir à savourer en ayant l’infime espoir d’en savoir plus sur la genèse par le biais de l’artiste… Les réseaux sociaux, si souvent décriés, nous ont permis de contacter Marvin Jouno qui s’est spontanément et humblement livré au jeu de l’interview. C’est avec une fierté non dissimulée que nous ouvrons cette nouvelle rubrique et vous laissons faire la connaissance de Marvin Jouno

1/ Bonjour Marvin, peux-tu tout d’abord te présenter?

Je suis auteur, compositeur, interprète.

Je viens de sortir mon 2nd album s/Mars.

Je suis actuellement en tournée.

J’essaye de réaliser une pop contemporaine chantée en français.

Pour en savoir +: https://fr.wikipedia.org/wiki/Marvin_Jouno

2/ Pourquoi ce choix de nom d’artiste et l’absence d’un pseudonyme?

J’ai longtemps cherché… n’ai jamais trouvé de pseudonyme.

Alors je me suis tourné vers ce qui existait déjà.

Ce prénom et ce nom qui depuis lors, m’échappent un peu parfois.

3/ Tu as commencé par le cinéma, comment la musique est-elle entrée dans ta vie?

La musique a toujours été très présente chez mes parents.

De la soul music, du reggae, du rock anglais, de la cold wave, de la chanson française…

Je me suis émancipé de ces goûts à l’adolescence: avec les Doors, les Beatles, le jazz, la musique concrète, la pop: Björk et Radiohead, le hip-hop.

A 17 ans, je suis passé de l’autre côté du miroir en jouant de la basse dans un groupe de lycéens. J’ai marqué une petite pause le temps de mes études de mise en scène puis ai repris la musique grâce à l’apprentissage de la M.A.O.

4/ Comment définirais-tu ta musique?

Une pop en VF.

Je n’aime pas les étiquettes réductrices de « chanson française » et/ou « variété française ».

J’écris des chansons françaises.

Le postulat de départ étant de proposer une pop exigeante d’inspiration anglo-saxonne chantée en français.

Etant donné que j’écoute de tout – j’aime y mêler des incursions urbaines, électro, rock, dub…

Je ne me refuse rien – je tiens aujourd’hui à proposer des chansons françaises contemporaines.

5/ Peux-tu me dire quelles sont tes influences et quels artistes/groupes tu aimes?

Mes oreilles sont un tel maelström qu’il m’est bien difficile de citer des influences précises. Je n’écoute pas beaucoup de productions françaises en règle générale. Les derniers albums de Frank Ocean/ Bon Iver/ Likke Li m’ont profondément marqué dans la conception de ce 2nd album.

En parallèle j’écoutais beaucoup de B.O, de piano solo, d’électro minimale issus bien souvent de la scène nordique (Islande, Allemagne etc…)

Des titres écoutés en boucle toute la journée afin de composer une BO qui me permettait de rêvasser, écrire, travailler.

6/ Quel titre de l’album Sur Mars le représente le mieux et pourquoi?

L’Inconnue représente bien l’aspect schizophrène de mon projet. Tout y est fausse piste. On pense à une chancon classique. Et puis arrive une rythmique trap, de l’autotune sur le refrain. Le second couplet part en dub pour finir sur un outro très électro avec une voix aau vocodeur. J’aime par-dessus tout les titres à mouvements. L’idée était de signifier un voyage en bateau lors d’une tempête.

7/ Quel jeune artiste aimerais-tu aider à promouvoir?

Oulala – je me trouve très mal placé pour promouvoir un quelconque jeune artiste… Hier j’écoutais les EP de Petit Prince par exemple. Mais il n’a pas besoin de mon coup de pouce je crois bien. 😉

8/ Quel est en ce moment ton groupe/artiste préféré?

J’écoute beaucoup le dernier album de Foals.

Il me ramène en 2010 avec Spanish Sahara écouté à maintes reprises dans une Fiat 500 sur les routes de Sicile.

9/ Si nous devions détruire tous les albums musicaux sur Terre, lequel sauverais-tu?

Quelle horrible perspective. A Love Supreme de John Coltrane.*

10/ Et si tu devais ne sauver qu’un titre lequel serait-ce?

Wild is the wind de Nina Simone.

11/ Une question qui ne t’a jamais été posée et que tu aimerais que l’on te pose?

« Voudrais-tu travailler avec moi sur mon prochain album? »

Sylphe