Top de fin d’année 2020

Voilà une catégorie que l’on alimente bien peu souvent sur Five-Minutes. Et pour cause. Il est néanmoins venu le jour de la dépoussiérer pour regarder une dernière fois dans le rétro. Oui, 2020 s’achève et on ne la regrettera pas. On l’a dit et redit : rarement année aura été aussi minable et à chier, sur à peu près tous les plans. Réussissant même à faire jeu égal avec ma 2015 à titre perso, et la surpassant de très loin si je regarde la globalité des faits, en faisant preuve d’altruisme. Donc 2020 casse-toi, on a hâte de passer à la suivante, même si, à bien y regarder, 2021 pourrait être assez grandiose également, puisque rien ne laisse espérer un twist encourageant dont le destin aurait le secret. Quoiqu’il en soit, s’il y a tout de même quelques bricoles à tirer de 2020, certaines se situent dans nos oreilles. Ça tombe bien, on est sur Five-Minutes et voici donc venu le moment de mettre en avant ce qui m’a accompagné (et bien souvent permis de tenir) dans cette misérable année.

Précision : la plupart des albums/titres évoqués ont fait l’objet d’un article sur le blog, lisible en cliquant dessus lorsqu’ils sont mentionnés. Et après chaque paragraphe, pour respirer, des pépites à écouter. Une rétrospective à parcourir/lire/écouter à votre rythme, comme bon vous semble.

2020 et son podium à 5 marches

De façon classique, je pourrais faire un Top 10 des albums de l’année, mais je préfère que l’on réécoute quelques bouts de galettes qui ont réussi à me toucher au-delà du raisonnable. Une sorte de Top 2020 totalement subjectif, où l’on n’écoutera pas que du 2020 d’ailleurs. En premier lieu (ou sur la première marche si vous préférez), il y a sans grande surprise Woodkid et son deuxième LP S16. Album sublime autant qu’il est sombre et pénétrant, voilà bien un disque qui a secoué ma fin d’année 2020. Quelques mois plus tôt, Woodkid avait déjà marqué l’été, avec Woodkid for Nicolas Ghesquière – Louis Vuitton Works One, soit plusieurs de ses compositions pour les défilés de mode Louis Vuitton. Deux moments musicaux incontournables pour moi, et qui placent cet artiste tout en haut. Woodkid succède donc à Thomas Méreur qui nous avait gratifié en octobre 2019 de son Dyrhólaey. Un album instantanément propulsé « Mon disque de l’année 2019 », mais qui, pour tout dire, a également beaucoup tourné en 2020. Parce qu’il est arrivé fin 2019. Et aussi parce qu’il est exceptionnel.

Juste derrière ces deux artistes, et sorti dans les mêmes moments que le EP Louis Vuitton de Woodkid, le EP Air de Jeanne Added, accompagné de son long et magnifique court métrage, a également bouleversé ma fin de printemps. En 8 titres, dont l’exceptionnel et imparable If you could let me be, voilà un opus de très haute volée qui concentre tout le talent de Jeanne Added, tout en allant un peu plus loin dans l’idée de concept EP. Comme un long morceau d’une trentaine de minutes, construit en plusieurs mouvements. Toujours sur le podium, sans place précise, le retour gagnant de Ben Harper le mois dernier avec Winter is for lovers : un album total instrumental et minimaliste, interprété uniquement sur une lap-steel guitare. Le résultat est inattendu et bluffant, de la part d’un grand musicos qui s’était, à mon goût, montré moins créatif ces dernières années. Autre opus sur le podium, tout aussi inattendu et bluffant : Trésors cachés & Perles rares, proposé par CharlElie Couture. Relecture et réinterprétation de titres anciens un peu oubliés ou restés dans des tiroirs, ce LP arrivé finalement assez vite après Même pas sommeil (2019) confirme, si besoin était, le talent et la créativité du bonhomme. Ainsi que sa capacité à se réinventer sans cesse. Ce qui est bien, finalement, en grande partie ce qu’on attend des artistes.

Ouvre les yeux et écoute

Cette année 2020 a aussi été marquée par des BO de très haute volée, dans des genres différents, qui ont tourné en boucle par chez moi. Blood Machines de Carpenter Brut accompagne le film éponyme de Seth Ickerman. Ce nouvel opus confirme toute la maîtrise synthwave de l’artiste, pour un travail collaboratif qui rend hommage au ciné SF des années 80 et à ses BO tout autant qu’à l’univers cyberpunk. Dans un tout autre style, mais pour rester dans la SF, 2020 aura vu la réédition dans un magnifique coffret 4 LP de l’OST du jeu vidéo NieR: Automata, et de ses préquels NieR Gestalt/Replicant. Sortis respectivement en 2017 et 2010, et donc accompagnés de leurs BO, on ne peut pas dire que ce soit du très neuf. Cependant, la réédition vinyle a été l’occasion pour moi de découvrir toutes ces compositions hallucinantes de Keiichi Okabe, tout comme le confinement du printemps m’a permis de plonger dans Nier: Automata pour découvrir, 3 ans après sa sortie, un jeu qui se place direct dans mon Hall of Fame du JV. Plaisir à venir : le printemps 2021 verra la sortie du remake PS4 de NieR Replicant, histoire de compléter la saga. Côté JV toujours, difficile de ne pas mentionner l’OST de Persona 5, sorti en 2016 au Japon et en 2017 ailleurs, et bénéficiant d’une version Royal depuis 2019 (Japon) et mars 2020 chez nous. Un jeu d’exception qui dégueule la classe à chaque instant, et sa BO n’y est pas pour rien. Enfin, sans m’attarder car j’en ai parlé pas plus tard que la semaine dernière, la BO de l’anime Cowboy Bebop, elle aussi excellente dans son genre, a bien accompagné ces derniers jours de 2020, à la faveur là aussi d’une chouette réédition.

Des rééditions et du plaisir renouvelé

Transition toute trouvée pour revenir, justement, sur quelques rééditions importantes en 2020, notamment sur le support vinyle. Certains diront que ce dernier retrouve ses lettres de noblesse, alors qu’en vrai il ne les a jamais perdues. Number one : PJ Harvey et l’entame de la réédition de sa complète discographie. Les festivités ont débuté mi-2020 avec Dry, et se poursuivent toujours à l’heure actuelle. On attend pour fin janvier Is this desire ? et sa galette de démos. Oui, c’est l’originalité et la beauté de cette campagne de réédition : chaque album solo est accompagné du pressage parallèle des démos de chaque titre. En bref, des ressorties de haute qualité, sur le fond comme sur la forme. Même combat chez Pink Floyd, avec le retour en version augmentée et remixée/remasterisée du live Delicate Sound of Thunder. Une prestation de très haute volée qui se voit magnifiée d’un packaging du plus bel effet, mais surtout d’un son nettoyé et retravaillé pour rééquilibrer l’ensemble et ressusciter les claviers de Rick Wright sans qui Pink Floyd ne serait pas Pink Floyd. Fascinant et indispensable. Tout comme Gainsbourg en public au Palace, republié en septembre dernier en double LP 40 ans après sa première sortie. Un nouveau mixage là encore, qui fait la part belle à l’essence même du son reggae adopté à l’époque par Gainsbourg : basse bien ronde et percussions détachées bien mises en avant, pour accompagner la voix de Gainsbourg qu’on n’a jamais aussi bien entendue pour cette captation.

Les incontournables, hors du temps

Voilà ce qui ressort de mon année musicale 2020, ce qui fait déjà de quoi occuper une bonne poignée d’heures. Toutefois, ce top de l’année serait bien incomplet si je n’évoquais pas des hors temps/hors catégories qui m’ont largement accompagné pendant ces 12 mois. A commencer par Archive, encore et toujours. Le groupe n’en finit pas de me coller à la peau, et ce n’est certainement pas le duo 2019-2020 qui va changer les choses. Pour rappel, les londoniens ont entamé en 2019 la célébration de leurs 25 années d’existence, avec dans l’ordre la sortie d’un méga coffret sobrement intitulé 25, puis une tournée dantesque et toujours sobrement intitulée 25 Tour qui a donné lieu à un album 25 Live offert en ligne. Clôture des festivités en cette fin 2020 avec Versions (août 2020), un album d’auto-relecture de 10 titres, puis Versions: Remixed (novembre 2020), ou 11 titres revisités presque du sol au plafond. Archive toujours donc, tout comme Hubert-Félix Thiéfaine et la totalité de sa discographie. J’avais fait de Petit matin 4.10 heure d’été (2011) un son estival, mais au-delà ce sont tous les titres de HFT qui reviennent régulièrement m’emporter, me porter ou me supporter (au choix du mood).

Et pour quelques pépites de plus…

Question mood justement, la plongée dans les archives de Five-Minutes m’a permis de voir que j’avais chroniqué deux fois, sans m’en apercevoir, Where is my mind ? (1988) de Pixies : une fois en Five Reasons, une autre en Reprise Ça ne trompe pas, puisque c’est un titre qui me hante depuis des années, dans sa version originale comme dans ses multiples reprises, et qui a bien trouvé sa place en 2020. Et puisqu’on en est à des titres récurrents et persistants, je pourrais terminer en citant en vrac Bright lies (2017) de Giant Rooks, Cornerstone (2016) de Benjamin Clementine, Assassine de la nuit (2018) d’Arthur H, Indigo Night (2018) de Tamino ou encore Sprawl II (Moutains beyond moutains) (2010) d’Arcade Fire.

Nous arrivons au bout de cette virée dans mon 2020 musical, en même temps que nous atteignons le bout de l’année. Un peu plus tôt dans la journée, Sylphe a livré un gargantuesque double top 2020 fait de 20 albums et 60 titres. Je vous invite évidemment à y plonger, histoire de passer en 2021 avec du bon son. Avant de laisser 2020, un grand merci à vous tous qui nous lisez régulièrement ou plus épisodiquement, puisque comme l’a expliqué Sylphe, nous avons doublé la fréquentation du blog cette année. Voilà qui fait très chaud au cœur et qui nous incite à poursuivre l’aventure ! Une aventure dans laquelle j’ai plongé voici quelques années à l’invitation de Sylphe, et que je peux bien remercier lui aussi très chaleureusement : si ce monde, qu’il soit de 2020 ou pas, reste supportable et vivable, c’est grâce à quelques potos comme lui et à la musique. Five-Minutes réunit les deux. On vous retrouve en 2021 ?

Pour le plaisir, un dernier son culte tiré d’un album total culte (et ce n’est pas Sylphe qui me contredira) : Christmas in Adventure Parks by Get Well Soon. Ou le nom d’un artiste qu’on aimerait être un bon présage pour la suite.

Raf Against The Machine

Top de fin d’année 2020 Titres et albums

Voilà une nouvelle année écoulée et quelle année… Si je peux me permettre une litote osée, cette année n’était vraiment pas folichonne… Clairement le monde de la musique subit les conséquences désastreuses de cette foutue COVID et le ralentissement des sorties a bien eu lieu ce printemps surtout, compensé par un automne gargantuesque. Paradoxalement, les confinements auraient dû me permettre d’écouter encore plus de musique mais ce ne fut pas le cas, tout du moins j’ai délaissé les nouveautés et préféré écouter des albums refuges qui m’ont bercé de leur douce nostalgie (le sacrosaint « monde d’avant » utilisé à tout bout de champ par les médias). Heureusement que mon pote Raf Against The Machine a gardé la foi et son rythme pour faire vivre ce blog et compenser ma réelle baisse de régime, grâce à lui surtout nous avons doublé la fréquentation de Five-Minutes par rapport à 2019! J’en profite pour remercier nos lecteurs anonymes, réguliers ou ponctuels, qui, je l’espère, ont pu piocher de bons sons ici. Je ne peux que souhaiter que nous continuions à faire progresser la fréquentation du blog car il faut reconnaître que c’est toujours gratifiant de se savoir lus à une époque où les blogzines peinent de plus en plus à attirer et fidéliser. Pour ce faire, même si 2021 ne paraît pas placée sous les meilleurs auspices, je retrouverai avec enthousiasme mon rythme de 2019 avec deux articles par semaine car la musique, même si certains la considérent au même titre que l’art en général comme non-essentielle, est un refuge savoureux et jouissif. Un refuge face à un monde complexe mais aussi quelquefois une manière de fuir le bonheur comme l’affirmait avec une pointe d’ironie Cioran « La musique est le refuge des âmes ulcérées par le bonheur. » A Five-Minutes, nous ne doutons pas du caractère essentiel de la musique!

Pour en revenir au sujet de cet article, même si j’ai moins écouté/chroniqué de nouveautés qu’en 2019, 2020 reste tout de même un très beau cru. Un numéro 1 incontestable en la personne de Terrenoire et sa poésie pleine d’émotions, des retours inattendus (The Strokes, The Avalanches, The Killers), des albums solos pour des artistes issus de groupes adorés (Will Butler, NZCA Lines, EOB), des valeurs sûres (Caribou, Sufjan Stevens), le retour en force de la langue française (Gaël Faye, Octave Noire, Biolay, Grand Corps Malade), de belles nouveautés (Milo Gore, JB Soulard, Georgia, Arandel) et ma tendance à aimer la musique électronique sous toutes ses formes (Les Gordon, Thylacine) donnent une fière allure à ce top 20. Le top 60 des titres devrait vous permettre de découvrir des titres marquants de cette année 2020 qu’on va gentiment mettre de côté afin d’aborder 2021 pleins d’ondes positives.

Top albums 2020:

1. Les forces contraires de TERRENOIRE

2. Generations de Will Butler

3. Lundi méchant de Gaël Faye

4. The New Abnormal de The Strokes

5. Monolithe d’Octave Noire

6. Suddenly de Caribou

7. ALTURA de Les Gordon

8. We Will Always Love You de The Avalanches (chronique à venir)

9. The Ascension de Sufjan Stevens

10. Imploding The Mirage de The Killers

11. Grand Prix de Benjamin Biolay

12. Pure Luxury de NZCA Lines

13. ROADS Vol.2 de Thylacine

14. How Do You Cope While Grieving For The Living de Milo Gore

15. Mesdames de Grand Corps Malade

16. Le Silence et l’eau de Jean-Baptiste Soulard

17. Earth d’EOB

18. There Is No Year d’Algiers

19. Seeking Thrills de Georgia

20. InBach d’Arandel

 

Top titres 2020:

  1. Derrière le soleil de Terrenoire
  2. Seuls et vaincus de Gaël Faye et Mélissa Laveaux
  3. You and I de Caribou
  4. Monolithe humain d’Octave Noire et ARM
  5. L.E.D. de Les Gordon
  6. At The Door de The Strokes
  7. Ca va aller de Terrenoire
  8. The Divine Chord de The Avalanches, MGMT et Johnny Marr
  9. Run Away With Me de Sufjan Stevens
  10. Bethlehem de Will Butler
  11. Mon âme sera vraiment belle pour toi de Terrenoire
  12. We Can’t Be Found d’Algiers
  13. I’m Not Your Dog de Baxter Dury
  14. Jusqu’à mon dernier souffle de Terrenoire
  15. Altura de Les Gordon
  16. Allegri de Thylacine et Gregorio Allegri
  17. Oh The Sunn! de The Avalanches et Perry Farrell
  18. My Own Soul’s Warning de The Killers
  19. Comment est ta peine? de Benjamin Biolay
  20. Sous blister d’Octave Noire
  21. Make Me An Offer I Cannot Refuse de Sufjan Stevens
  22. Pure Luxury de NZCA Lines
  23. Never Come Back de Caribou
  24. ЧЕРНОЕ ЛЕТО de Toxic Avenger
  25. J’ai choisi d’Octave Noire et Dominique A
  26. There Is No Year d’Algiers
  27. Green Eyes de Milo Gore
  28. Lueurs de Gaël Faye
  29. The Adults Are Talking de The Strokes
  30. 24 Hours de Georgia
  31. On de Kelly Lee Owens
  32. Respire de Gaël Faye
  33. We Go On de The Avalanches, Cola Boyy et Mick Jones
  34. Not Gonna Die de Will Butler
  35. Shangri-La d’EOB
  36. Mais je t’aime de Grand Corps Malade et Camille Lellouche
  37. Alda de Thylacine
  38. Honey Dripping Sky de Georgia
  39. Parade de Les Gordon
  40. Interstellar Love de The Avalanches et Leon Bridges
  41. Los Angeles d’Octave Noire
  42. Comme une voiture volée de Benjamin Biolay
  43. My God de The Killers, Weyes Blood et Lucius
  44. Prisoner of Love de NZCA Lines
  45. Never Let You Go de Georgia
  46. Fall Please de Tricky et Marta
  47. La fin du monde de Terrenoire et Barbara Pravi
  48. Le désert de Sonora de Chapelier Fou
  49. Brasil d’EOB
  50. Chemins de traverse de Grand Corps Malade, Julie et Camille Berthollet
  51. Isba de Jean-Baptiste Soulard et Blick Bassy
  52. Ces mains-là d’Arandel et Areski
  53. Fine de Will Butler
  54. Rent Boy de Toxic Avenger et Jay-Jay Johanson
  55. C’est cool de Gaël Faye
  56. Une soeur de Grand Corps Malade et Véronique Sanson
  57. Jade de Milo Gore
  58. Truth Nugget d’Helena Deland
  59. New Jade de Caribou
  60. On Your Side de The Innocence Mission

Bon réveillon à toutes et à tous, on se retrouve en 2021, enjoy!

Sylphe

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Top de fin d’année 2019 Titres et albums

Pourquoi un top de fin d’année? Pour deux raisons principales: j’ai cette manie de faire des classements pour m’aider à visualiser et structurer mes goûts (#cestgravedocteur?) et c’est toujours un réel plaisir de passer du temps à réaliser ces tops car je peux réécouter tout ce que j’ai savouré dans l’année. Le constat de cette première année entière écoulée c’est que 2019 est une année très dense et très riche en pépites sonores, entre belles découvertes (Thylacine, Last Train, Fat White Family), confirmations de têtes bien connues (Hot Chip, Balthazar, Cage The Elephant, Metronomy, James Blake) et retours inespérés (Lamb, Kid Loco, The Cinematic Orchestra). Le deuxième constat qui vient inlassablement pointer le bout de son nez c’est la frustration de ne pas avoir assez de temps pour écouter tout ce qui s’est fait de bon en 2019 et ne pas pouvoir les partager avec vous, mais bon je ne vais pas enfoncer la porte ouverte du temps qui file trop vite(#prétérition) et vous invite juste à prendre autant de plaisir que j’en ai eu à les créer et à savourer le top 20 Albums (n’hésitez pas à cliquer sur les titres pour jeter un coup d’oeil aux reviews) et le top 50 Titres de 2019, enjoy!

Top Albums 2019:

  1. ROADS Vol.1 de Thylacine
  2. The Big Picture de Last Train
  3. Serfs Up! de Fat White Family
  4. Unfurl de RY X
  5. Lux Prima de Karen O et Danger Mouse
  6. Dune de Canine
  7. A Bath Full of Ecstasy de Hot Chip
  8. Fever de Balthazar
  9. Social Cues de Cage The Elephant
  10. MAGDALENE de FKA twigs
  11. LP5 d’Apparat
  12. The Secret of Letting Go de Lamb
  13. Drift d’Agoria
  14. Assume Form de James Blake
  15. Obverse de Trentemoller
  16. Metronomy Forever de Metronomy
  17. To Believe de The Cinematic Orchestra
  18. The Rare Birds de Kid LocoThe Rare Birds de Kid Loco
  19. Gallipoli de Beirut
  20. Buoys de Panda Bear

Top Titres 2019:  (Lecteur spotify en bas pour 4h de bon son)

  1. The Big Picture de Last Train
  2. Tastes Good With The Money de Fat White Family
  3. Untold de RY X
  4. Esseulés d’Izia feat. Dominique A
  5. Murga de Thylacine
  6. CARONTE d’Apparat
  7. On Our Knees de Last Train
  8. Barefoot In The Park de James Blake feat. ROSALIA
  9. You’re Not Alone d’Agoria feat. Blasé
  10. Ventimiglia de Canine
  11. Beograd de SebastiAn
  12. YaYaYa de RY X
  13. Feet de Fat White Family
  14. Dune de Canine
  15. Home to You de Cate le Bon
  16. Volver de Thylacine
  17. Fever de Balthazar
  18. Barricades d’Editors
  19. Melody Love de Hot Chip
  20. Body Sun de RY X
  21. Claire de Kid Loco feat. Claude Rochard
  22. Armageddon Waits de Lamb
  23. Lux Prima de Karen O et Danger Mouse
  24. The Road de Thylacine
  25. Gengis de Polo&Pan
  26. Sur Mars de Marvin Jouno
  27. Who de Modeselektor feat. Tommy Cash
  28. Turn The Light de Karen O et Danger Mouse
  29. Fever de Jay-Jay Johansson feat. Jeanne Added
  30. All Mirrors d’Angel Olsen
  31. IN GRAVITAS d’Apparat
  32. Hungry Child de Hot Chip
  33. Bienveillance de Canine
  34. On refait le monde de Marvin Jouno
  35. I See fire de Naïve New Beaters
  36. Exits de Foals
  37. 4500m de Thylacine
  38. Landslide de Beirut
  39. Le Temps est bon de Bon Entendeur
  40. Blue September de Trentemoller feat. Lisbet Fritze
  41. To Believe de The Cinematic Orchestra
  42. Santa Barbara de Thylacine
  43. Imperial Measures de Lamb
  44. fallen alien de FKA twigs
  45. Entertainment de Balthazar
  46. Hold You Now de Vampire Weekend feat. Danielle Haim
  47. The Water de RY X
  48. Alright de Stuck in the Sound
  49. T’as vu de Clio
  50. Amoureuse de Clio

Bonnes fêtes de fin d’année à tout le monde et on se retrouve en 2020!

Sylphe