Top de fin d’année 2021 Titres et albums

Au moment de clore cette année 2021 et de passer par le sacrosaint réveillon qui me laisse toujours songeur tant je suis surpris de la joie des gens à voir passer le temps, je me réfugie avec plaisir dans un exercice, certes bien peu original, qui m’a toujours été cher: les tops de fin d’année. Plutôt que de m’extasier sur un futur écrit en points de suspension et placé sous la menace du Covid -pffff fichus concerts debout interdits -, j’ai envie de me souvenir de tous les jolis moments musicaux que m’a apportés cette très riche année 2021. Outre le fait que j’ai eu la chance de regoûter aux concerts et festivals, je dois reconnaître que musicalement 2021 restera un bien beau cru. Je vous passe le laïus habituel du tempus fugit et de la frustration de ne pas pouvoir tout écouter, de passer à côté de superbes albums (sensation accentuée par la lecture des différents tops de mes webzines préférés) et je choisis désormais d’aborder avec philosophie le puits sans fond des sorties musicales. Je rajouterai une anecdote qui démontre mon envie toujours intacte de vivre avec la musique et de la partager : après des déboires électriques et un abandon frustrant (ceci mériterait un long récit plein de péripéties), j’ai récupéré une platine qui fonctionne et tous mes vinyles qui -depuis presque 10 ans wtf- avaient trouvé refuge chez l’ami Raf. Une bien mauvaise nouvelle pour mon banquier, je vous l’accorde…. Enfin, cette année 2021 a vu exploser la fréquentation du blog, ce qui n’est pas sans nous donner encore plus envie de continuer. Lecteur régulier ou touriste égaré dans ces contrées, nous te remercions profondément et espérons te retrouver en 2022. J’en profite au passage pour remercier mon acolyte et ami Raf Against The Machine qui continue de nous partager, avec un enthousiasme et une plume inégalables, tous ses coups de coeur.

Vous trouverez ci-dessous un top 20 albums et un top titres avec … 78 titres… Ils me regardaient tous avec leur air de Chat Potté et je n’ai pas pu me résoudre à en choisir 60 cette année. La liste des 78 vous paraîtra vraisemblablement indigeste mais écrire cette liste est une humble manière de leur rendre hommage. Je vous rassure, vous pourrez écouter cette playlist de rêve via le player. Concernant les albums, la France de Thylacine et Terrenoire laisse la première place cette année à l’Allemagne de The Notwist qui n’en finit plus de me toucher de sa grâce inégalée. Peu de nouveaux artistes découverts (Arlo Parks, Kira Skov, Russell Louder et dans une certaine mesure Gaspard Augé), quelques retours inespérés (Clap Your Hands Say Yeah, Sneaker Pimps) et de nombreuses confirmations qu’il serait trop long de citer. Enfin, pour l’anecdote, cette année aurait mérité d’être nommée « l’année Casper Clausen » avec un superbe premier album solo Better Way, un très bel album Windflowers avec son groupe de toujours Efterklang et une très belle participation sur l’album Rone & Friends avec le bijou Closer. N’hésitez pas à piocher de-ci de-là -chaque album amène à l’article du blog – et j’espère que vous prendrez autant de plaisir à picorer que j’ai pris de plaisir à écouter ces albums et ces titres cette année, enjoy! Bonne année en avance et on se retrouve en 2022 pour de nouvelles aventures musicales !

Top albums 2021:

  1. Vertigo Days de The Notwist
  2. Rone & Friends de Rone
  3. De Película de The Liminanas et Laurent Garnier
  4. Better Way de Casper Clausen
  5. Day/Night de Parcels
  6. New Fragility de Clap Your Hands Say Yeah
  7. Sixty Summers de Julia Stone
  8. Squaring The Circle de Sneaker Pimps
  9. Sand de Balthazar
  10. Monde sensible de Mesparrow
  11. Windflowers d’Efterklang
  12. Yol d’Altin Gun
  13. Collapsed In Sunbeams d’Arlo Parks
  14. Spirit Tree de Kira Skov
  15. Friends That Break Your Heart de James Blake
  16. Humor de Russell Louder
  17. Escapades de Gaspar Augé
  18. Californian Soil de London Grammar
  19. Loving In Stereo de Jungle
  20. Glowing in the Dark de Django Django

Top titres 2021:

  1. Into Love / Stars de The Notwist
  2. Ride Or Die de Boys Noize/Kelsey Lu/Chilly Gonzales
  3. Somethinggreater de Parcels
  4. Hesitating Nation de Clap Your Hands Say Yeah
  5. Que calor! de The Limiñanas/Laurent Garnier/Edi Pistolas
  6. Nos plus belles années de Grand Corps Malade/Kimberose
  7. Le dernier jour du disco de Juliette Armanet
  8. Sixty Summers de Julia Stone
  9. Keep Moving de Jungle
  10. Hold Fast de Django Django
  11. Black Suit de KLON
  12. Hey! de Gaspard Augé
  13. Man Alone (Can’t Stop The Fadin’) de Tindersticks
  14. Apricots de Bicep
  15. The Light de Wax Tailor
  16. Comingback de Parcels
  17. Losers de Balthazar
  18. A l’errance de Rone/Dominique A
  19. Spirals de Django Django
  20. Twist de Mesparrow
  21. Bateaux-Mouches d’Eddy de Pretto
  22. Tranquility Trap de Sneaker Pimps
  23. Went Looking For Trouble de Clap Your Hands Say Yeah
  24. We All Have de Julia Stone/Matt Berninger
  25. Lacrimosa de Gaspard Augé
  26. West de KLON
  27. Used to Think de Casper Clausen
  28. Loose Ends de The Notwist
  29. Ani Kuni de Polo & Pan
  30. Danse de Mesparrow
  31. Rocambole de Gaspard Augé
  32. On A Roll de Balthazar
  33. Immaculate Hearts de Sneaker Pimps/Simonne Jones
  34. Closer de Rone/Casper Clausen/Melissa Laveaux
  35. Thousand Oaks de Clap Your Hands Say Yeah
  36. How Does It Feel de London Grammar
  37. Back To Oz de Sufjan Stevens/Angelo De Augustine
  38. Dance de Julia Stone
  39. In the End de Kira Skov/Steen Jørgensen
  40. Abent Sår d’Efterklang/The Field
  41. Dry Fantasy de Mogwai
  42. A House and a Fire de Loney Dear
  43. Linger On de Balthazar
  44. Force majeure de Gaspar Augé
  45. Where You Find Me de The Notwist
  46. Lord It’s a Feeling de London Grammar
  47. Fire In Me de Julia Stone
  48. Child In The Dark de Sneaker Pimps/Simonne Jones
  49. Say What You Will de James Blake
  50. No Such Thing d’Hayden Thorpe
  51. Pick Me Up de Kira Skov/Stine Grøn
  52. Des gens beaux de Grand Corps Malade
  53. Black Rain de Sneaker Pimps/Simonne Jones
  54. Hope d’Arlo Parks
  55. Ordunun Dereleri d’Altin Gün
  56. Kerber de Yann Tiersen
  57. Le chant de Mesparrow
  58. Saul de The Limiñanas/Laurent Garnier
  59. Innocent Weight de Clap Your Hands Say Yeah
  60. Mute / All things pass de Loney Dear
  61. Lose Your Head de London Grammar
  62. Alien Arms d’Efterklang
  63. Tu n’es pas seul de Mesparrow
  64. Home de Russell Louder
  65. Un de Rone/Alain Damasio/Mood
  66. Who de Julia Stone
  67. House on a Feather d’Efterklang
  68. Paper Room de Sneaker Pimps
  69. Talk About It de Jungle
  70. Saku de Bicep/Clara La San
  71. Cocaine de Lewis Evans
  72. Kara Toprak d’Altin Gün
  73. Night of the Buffalo de Django Django
  74. Sot-l’y-laisse de Rone/Odezenne
  75. Atlas de Bicep
  76. Magic de Polo & Pan
  77. Trifles de Loney Dear
  78. Intro de London Grammar

Sylphe

Top/Rétrospective de fin d’année 2021 par Raf Against The Machine

Visuel Top 2021Nous y voilà : à la porte de sortie de 2021, pour un passage en 2022. Avant de laisser derrière nous ces douze derniers mois, passons par le marronnier de chaque fin d’année, à savoir le bilan top/flop. Côté flop, je ne m’attarderai pas, puisque l’idée de Five-Minutes est de vous faire partager des coups de cœur, non de dégommer telle ou telle production. Je préfère me concentrer sur ce qui a étayé et marqué, en musique et parfois à la marge, mon année 2021. Sans plus attendre, balayons ensemble ces mois passés, et ce qu’il m’en reste musicalement à l’heure de la fermeture. Dix minutes de lecture, accompagnées d’une soixantaine de minutes d’écoute. D’un bloc ou en picorant, c’est à votre appréciation. Let’s go.

Il est de tradition de faire un top, un petit jeu auquel le copain Sylphe excelle. Il adore faire des classements, et vous en aurez la preuve cette année encore avec son top à lui. Pour ma part, je vous propose un podium albums qui a la particularité de compter quatre places. Selon la phrase convenue, la quatrième place est toujours la pire, la plus rageante, celle de la médaille en chocolat (cela dit de loin la meilleure des médailles). Voici donc, pour éviter cette maudite quatrième place, un podium avec une première place, assortie d’une marche intermédiaire pour une première place bis, puis de deux deuxièmes places. Un podium bien peu commun, dominé assez largement par Thomas Méreur avec The Dystopian Thing, son deuxième album, qui est clairement mon album de l’année 2021. Plein de finesse et de sensibilité, bouillonnant d’émotions et de lumière malgré les temps sombres qu’il décrit, voilà bien un disque que j’attendais et qui a dépassé mes attentes (chronique à relire ici), en clôturant 2021 de la plus belle des façons. Pas très loin derrière, et donc sur cette fameuse place numéro 1 et demi, Low skies de Nebno. Un album musicalement dans l’esprit de The Dystopian Thing : de l’ambient mâtiné d’une créativité sans nom, pour des ambiances toujours plus envoûtantes et un voyage dans des univers dont on ne ressort pas indemne, tout en affichant une unité artistique évidente (chronique à relire par là). Marvel cherche désespérément son multivers au cinéma. Dans le monde musical, Nebno propose un autre multivers qui, lui, fonctionne : il est dans Low skies.

A long way home de Thomas Méreur, sur The Dystopian Thing
Maze de Nebno, sur Low skies

Reste la double deuxième place du podium. Les lauréats ne surprendront aucun habitué de Five-Minutes. D’une part, The shadow of their suns. Le cinquième album studio de Wax Tailor (sixième si on compte By any remixes necessary, album de relectures de By any means necessary) a claqué très fort dès le moins de janvier, et à ouvert les hostilités en plaçant la barre très haut. Disque sombre mais optimiste (comme je l’écrivais dans un Five reasons à relire ici), aussi brillant qu’élégant et obsédant, The shadow of their suns n’a pas faibli en intensité, loin de là. Il reste un très grand album de Wax Tailor, et un gros pavé musical de 2021. D’autre part, et dans un tout autre genre, Est-ce que tu sais ? de Gaëtan Roussel. J’ai toujours été très client du garçon et de ses différents projets Louise Attaque, Tarmac, Lady Sir, et bien sûr ses albums solo. Toutefois, ce dernier opus en date occupe une place particulière pour moi. Il est arrivé à un moment où chaque titre m’a raconté un bout de moi, où chaque mélodie et chaque texte ont résonné d’une façon très personnelle. J’en avais déjà dit beaucoup de bien (à relire par ici), et je pourrais me répéter puissance dix. Album pop intimiste et poétique, chaque seconde qu’il égrène me ramène à toi. Inévitablement, inlassablement, et toujours avec la même force. Sache le, où que tu sois et si tu me lis.

The light de Wax Tailor, sur The shadow of their suns
Tout contre toi de Gaëtan Roussel, sur Est-ce que tu sais ?

Sorti de ce podium à quatre places, bien d’autres sons ont occupé mon année. Il faut pourtant faire un tri, faute de quoi je vous embarque pour plusieurs heures de lecture et d’écoute. Un tri facilité en retenant deux albums découverts en 2021, mais ne contenant pas du matériel de 2021. Subtil. The Rolling Thunder Revue de Bob Dylan est une belle découverte, appuyée par le visionnage du film éponyme de Martin Scorsese disponible sur Netflix. Ce dernier retrace le retour sur scène de Bob Dylan en 1975, après presque dix années d’absence live. Documentaire et album se complètent magnifiquement : l’émotion magnétique des images de Dylan et de sa troupe en tournée se retrouve dans les enregistrements, et réciproquement. Il en résulte un témoignage musical à la fois bouleversant et de haute qualité, dont j’avais déjà dit le plus grand bien voici quelques mois (à relire ici). Avec, au cœur de tout ça, une version habitée de The lonesome death of Hattie Carroll, mais aussi un échange puissant et humain (dans le documentaire) entre Bob Dylan et Joan Baez sur eux-mêmes et leur histoire commune. L’évidence mise à nu d’un lien profond, dans sa plus simple expression et son plus simple appareil. Je ne m’en suis toujours pas remis.

The lonesome death of Hattie Carroll de Bob Dylan, sur The Rolling Thunder Revue

Autre album de 2021 qui rassemble des sons du passé, At the BBC de Amy Winehouse (chronique à retrouver ici). Ou la sortie officielle, propre et parfaitement masterisée, d’enregistrements entre 2003 et 2009, soit la période la plus puissante d’Amy Winehouse. On y retrouve des versions live de titres connus, d’autres moins, et quelques reprises comme celle de I heard it through the grapevine avec Paul Weller. Si l’on connaissait déjà bon nombre de ces versions, l’album sorti cette année est l’occasion de tout rassembler en un seul endroit, et de se faire une plongée dans les traces des meilleures prestations scéniques d’une immense artiste partie bien trop tôt.

I heard it through the grapevine par Amy Winehouse feat. Paul Weller sur At the BBC

Autres temps, autres lieux : 2021 a aussi été l’année du retour annoncé d’Archive pour l’année prochaine. Là encore, aucune surprise pour les lecteurs assidus du blog, tant ce groupe est pour moi une référence absolue et indéboulonnable. Si le douzième album studio Call to Arms & Angels ne sortira qu’en avril 2022, il a été précédé par deux singles d’une rare efficacité. Daytime coma est une plongée de plus de dix minutes dans l’état d’esprit et les déchirements sociétaux covidesques (pépite à relire par ici), tandis que Shouting within est un modèle de rage et de colère intérieures, sous couvert d’intimisme (pépite à relire par là). Ajoutons à cela Super 8, premier extrait de la BO qui accompagne le documentaire en lien avec ce nouvel album, et la hype est absolument totale. Je trépigne chaque jour de hâte d’être au 8 avril 2022, et donc je me gave d’Archive pour patienter (qui a dit « comme d’habitude » ? J’ai entendu, ne vous cachez pas 😉 ).

Super 8 de Archive

Gaming, cinéma et au-delà

Au-delà des albums, il s’est aussi passé bien des choses en 2021. Dans le domaine numérique/vidéoludique, je retiendrai trois moments très marquants. Tout d’abord, l’expo virtuelle/en ligne proposée par Radiohead, à l’occasion des vingt ans du dyptique Kid A/Mnesiac, devenue KID A MNESIA (chronique disponible ici). Elle se visite comme un jeu vidéo en vue à la première personne. La plongée visuelle, sonore et musicale dans cette KID A MNESIA EXHIBITION (disponible gratuitement rappelons-le) est une vraie expérience de folie pour tout fan du groupe, mais aussi pour tout amateur de musique et de création multimédia. A voir absolument, tout comme il est indispensable de réécouter KID A MNESIA pour mesurer le potentiel créatif de Thom Yorke et de ses compères.

Trailer de la KID A MNESIA EXHIBITION de Radiohead

Ensuite, du côté jeux vidéo, comment ne pas parler de Death Stranding et de sa double BO à couper le souffle ? Oui, j’ai enfin pris le temps de faire et de terminer le dernier jeu d’Hideo Kojima, à la faveur de la Director’s cut sortie à l’automne 2021. Quelle claque côté jeu ! Une aventure qui ne serait pas ce qu’elle est sans le score original de Ludvig Forssell, ni sans les chansons de Low Roar, Silent Poets ou encore Woodkid. L’ambiance est prenante et totalement envoûtante. Cette double BO y joue un rôle majeur et peut s’écouter indépendamment. La marque des grandes. Enfin, autre BO de jeu vidéo, celle de NieR Replicant, dont le remake est sorti en 2021, pour un jeu initialement paru en 2010 : l’occasion de réenregistrer et de redécouvrir de magnifiques compositions. NieR: Automata avait déjà frappé très très fort en 2017, tant sur le plan du jeu en lui-même que de la BO. NieR Replicant (qui est sorti et se passe chronologiquement avant Automata) confirme que la franchise NieR est, à mes yeux et mes oreilles, au-dessus de tout ce qui se fait en matière de jeux vidéo et d’OST, et de très loin. Par le maître Keiichi Okabe.

Once there was an explosion de Ludvig Forssell, sur l’OST de Death Stranding
I’ll keep coming de Low Roar, tiré de l’OST de Death Stranding
Snow in summer, tiré de l’OST de NieR Replicant

Petite cerise vidéoludique musicale (oui, ça fait finalement quatre moments marquants et non plus trois, ne boudons pas notre plaisir) : la BO de Deathloop, dont on a parlé pas plus tard que la semaine dernière. Si le titre Déjà vu par Sencit feat. Fjøra est un petit plaisir assez jouissif, le jeu en lui-même et le reste de l’OST le sont tout autant. On reparle sans doute en 2022 de cette BO rock/jazz 60’s/70’s. En termes de cohérence jeu/musique, ça se pose là bien comme il faut. A l’image de Space Invader de Tom Salta, une composition qui n’a rien à envier à Lalo Schifrin.

Déjà Vu de Sencit feat. Fjøra, tiré de l’OST de Deathloop
Space Invader de Tom Salta, tiré de l’OST de Deathloop

Enfin, je ne peux pas terminer cette subjective et non exhaustive rétrospective 2021 sans faire un crochet par le monde du cinéma. Si ce dernier a payé cher (comme bien d’autres secteurs) le prix d’une épidémie qui n’en finit plus, je retiens tout de même deux moments qui m’ont marqué. D’un côté, le retour de l’univers Matrix avec Matrix Resurrections, qui est le quatrième volet de la saga sans l’être vraiment. Aucun spoil à craindre ici. Je ne dévoilerai rien de ce film que j’ai beaucoup aimé, mais qui risque d’en dérouter plus d’un. Si j’en parle, c’est pour son générique de fin qui reprend habilement le Wake up de Rage Against The Machine (entendu à la fin du premier Matrix), mais dans une version revue par Brass Against et Sophia Urista. Oui, Sophia Urista, celle-là même qui a défrayé la chronique voici quelques semaines, après avoir uriné sur un fan lors d’un concert. Toujours est-il que, la chanteuse s’étant platement excusée depuis, pendant que le fan en question se disait sur les réseaux sociaux ravi de l’expérience, on se concentrera sur le titre musical, à la fois reprise fidèle et référence tout en n’étant pas vraiment le titre de base. Comme un clin d’œil méta à ce qu’est possiblement le film. Mais toujours une putain de boule d’énergie. Rage Against The Machine forever, Brass Against & Sophia Urista enfoncent le clou avec brio et un flow qui n’a pas à rougir de la comparaison avec celui de Zach de la Rocha.

Wake up de Rage Against The Machine par Brass Against feat. Sophia Urista

De l’autre, c’est avec une grande tristesse que j’ai appris voici quelques jours la disparition du réalisateur canadien/québécois Jean-Marc Vallée. Si ce nom ne vous dit rien, sachez que c’est l’homme derrière C.R.A.Z.Y. (2005), Dallas Buyers Club (2013), Wild (2014), ou encore les séries Big Little Lies (2017) et Sharp Objects (2018). Autant de réalisations brillantes et touchantes, toujours assorties d’une bande son incroyable. Jean-Marc Vallée était un cinéaste féru de musiques, qui se définissait ainsi : « Je crois que je suis un DJ frustré qui fait des films ». Cette frustration a eu du bon, et nous a permis de vivre des films et séries toutes plus humaines et touchantes les unes que les autres, grâce à un sens pointu des images soutenu par une pertinence musicale toujours impressionnante. En témoigne Demolition (2015), son dernier long métrage en date, avant qu’il ne se tourne vers les séries TV. A mes yeux son film le plus bouleversant, tant dans ce qu’il raconte que dans la façon de le dire, de le mettre en images et en musiques. Sans doute parce que, comme plus récemment l’album de Gaëtan Roussel, Demolition est arrivé à un moment clé de ma vie où il a résonné puissamment. Au point d’être un film majeur à mes yeux, pour m’avoir fait prendre conscience de multiples choses, et très possiblement pour m’avoir sauvé la vie. Tout simplement. La chialade et la lumière en même temps. Merci infiniment pour tout ça, et si vous n’avez jamais vu/écouté Demolition, foncez (comme sur toute l’œuvre de Jean-Marc Vallée).

Bruises de Dusted, tiré de la BO de Demolition

Impossible de conclure sans un mot sur le blog lui-même. L’année 2021 a été pour Five-Minutes l’année de tous les chiffres. Nous avons multiplié par trois depuis l’an dernier le nombre de vues mais aussi le nombre de visiteurs sur le blog. Avec le copain Sylphe, on ne court pas après les chiffres et les statistiques. Chaque semaine, on écrit avant tout pour mettre en avant et partager un son qui nous plaît, nous touche. Ne nous mentons pas, on écrit aussi pour être lus. Alors, découvrir en cette fin d’année que la fréquentation de notre modeste et humble Five-Minutes a triplé, c’est une sacrée récompense et sans doute la meilleure motivation pour continuer cette chouette aventure. Merci à toi mon ami Sylphe. Merci infiniment à vous toutes et tous, de passage ou lectrices et lecteurs plus réguliers. Merci de venir partager quelques minutes de bon son de temps en temps avec nous. Likez, commentez, et n’hésitez pas à nous faire connaître autour de vous. Rendez-vous en 2022 pour bien d’autres sons. Ce sera avec un immense plaisir. Merci à vous, du fond du cœur.

Raf Against The Machine

Top de fin d’année 2020

Voilà une catégorie que l’on alimente bien peu souvent sur Five-Minutes. Et pour cause. Il est néanmoins venu le jour de la dépoussiérer pour regarder une dernière fois dans le rétro. Oui, 2020 s’achève et on ne la regrettera pas. On l’a dit et redit : rarement année aura été aussi minable et à chier, sur à peu près tous les plans. Réussissant même à faire jeu égal avec ma 2015 à titre perso, et la surpassant de très loin si je regarde la globalité des faits, en faisant preuve d’altruisme. Donc 2020 casse-toi, on a hâte de passer à la suivante, même si, à bien y regarder, 2021 pourrait être assez grandiose également, puisque rien ne laisse espérer un twist encourageant dont le destin aurait le secret. Quoiqu’il en soit, s’il y a tout de même quelques bricoles à tirer de 2020, certaines se situent dans nos oreilles. Ça tombe bien, on est sur Five-Minutes et voici donc venu le moment de mettre en avant ce qui m’a accompagné (et bien souvent permis de tenir) dans cette misérable année.

Précision : la plupart des albums/titres évoqués ont fait l’objet d’un article sur le blog, lisible en cliquant dessus lorsqu’ils sont mentionnés. Et après chaque paragraphe, pour respirer, des pépites à écouter. Une rétrospective à parcourir/lire/écouter à votre rythme, comme bon vous semble.

2020 et son podium à 5 marches

De façon classique, je pourrais faire un Top 10 des albums de l’année, mais je préfère que l’on réécoute quelques bouts de galettes qui ont réussi à me toucher au-delà du raisonnable. Une sorte de Top 2020 totalement subjectif, où l’on n’écoutera pas que du 2020 d’ailleurs. En premier lieu (ou sur la première marche si vous préférez), il y a sans grande surprise Woodkid et son deuxième LP S16. Album sublime autant qu’il est sombre et pénétrant, voilà bien un disque qui a secoué ma fin d’année 2020. Quelques mois plus tôt, Woodkid avait déjà marqué l’été, avec Woodkid for Nicolas Ghesquière – Louis Vuitton Works One, soit plusieurs de ses compositions pour les défilés de mode Louis Vuitton. Deux moments musicaux incontournables pour moi, et qui placent cet artiste tout en haut. Woodkid succède donc à Thomas Méreur qui nous avait gratifié en octobre 2019 de son Dyrhólaey. Un album instantanément propulsé « Mon disque de l’année 2019 », mais qui, pour tout dire, a également beaucoup tourné en 2020. Parce qu’il est arrivé fin 2019. Et aussi parce qu’il est exceptionnel.

Juste derrière ces deux artistes, et sorti dans les mêmes moments que le EP Louis Vuitton de Woodkid, le EP Air de Jeanne Added, accompagné de son long et magnifique court métrage, a également bouleversé ma fin de printemps. En 8 titres, dont l’exceptionnel et imparable If you could let me be, voilà un opus de très haute volée qui concentre tout le talent de Jeanne Added, tout en allant un peu plus loin dans l’idée de concept EP. Comme un long morceau d’une trentaine de minutes, construit en plusieurs mouvements. Toujours sur le podium, sans place précise, le retour gagnant de Ben Harper le mois dernier avec Winter is for lovers : un album total instrumental et minimaliste, interprété uniquement sur une lap-steel guitare. Le résultat est inattendu et bluffant, de la part d’un grand musicos qui s’était, à mon goût, montré moins créatif ces dernières années. Autre opus sur le podium, tout aussi inattendu et bluffant : Trésors cachés & Perles rares, proposé par CharlElie Couture. Relecture et réinterprétation de titres anciens un peu oubliés ou restés dans des tiroirs, ce LP arrivé finalement assez vite après Même pas sommeil (2019) confirme, si besoin était, le talent et la créativité du bonhomme. Ainsi que sa capacité à se réinventer sans cesse. Ce qui est bien, finalement, en grande partie ce qu’on attend des artistes.

Ouvre les yeux et écoute

Cette année 2020 a aussi été marquée par des BO de très haute volée, dans des genres différents, qui ont tourné en boucle par chez moi. Blood Machines de Carpenter Brut accompagne le film éponyme de Seth Ickerman. Ce nouvel opus confirme toute la maîtrise synthwave de l’artiste, pour un travail collaboratif qui rend hommage au ciné SF des années 80 et à ses BO tout autant qu’à l’univers cyberpunk. Dans un tout autre style, mais pour rester dans la SF, 2020 aura vu la réédition dans un magnifique coffret 4 LP de l’OST du jeu vidéo NieR: Automata, et de ses préquels NieR Gestalt/Replicant. Sortis respectivement en 2017 et 2010, et donc accompagnés de leurs BO, on ne peut pas dire que ce soit du très neuf. Cependant, la réédition vinyle a été l’occasion pour moi de découvrir toutes ces compositions hallucinantes de Keiichi Okabe, tout comme le confinement du printemps m’a permis de plonger dans Nier: Automata pour découvrir, 3 ans après sa sortie, un jeu qui se place direct dans mon Hall of Fame du JV. Plaisir à venir : le printemps 2021 verra la sortie du remake PS4 de NieR Replicant, histoire de compléter la saga. Côté JV toujours, difficile de ne pas mentionner l’OST de Persona 5, sorti en 2016 au Japon et en 2017 ailleurs, et bénéficiant d’une version Royal depuis 2019 (Japon) et mars 2020 chez nous. Un jeu d’exception qui dégueule la classe à chaque instant, et sa BO n’y est pas pour rien. Enfin, sans m’attarder car j’en ai parlé pas plus tard que la semaine dernière, la BO de l’anime Cowboy Bebop, elle aussi excellente dans son genre, a bien accompagné ces derniers jours de 2020, à la faveur là aussi d’une chouette réédition.

Des rééditions et du plaisir renouvelé

Transition toute trouvée pour revenir, justement, sur quelques rééditions importantes en 2020, notamment sur le support vinyle. Certains diront que ce dernier retrouve ses lettres de noblesse, alors qu’en vrai il ne les a jamais perdues. Number one : PJ Harvey et l’entame de la réédition de sa complète discographie. Les festivités ont débuté mi-2020 avec Dry, et se poursuivent toujours à l’heure actuelle. On attend pour fin janvier Is this desire ? et sa galette de démos. Oui, c’est l’originalité et la beauté de cette campagne de réédition : chaque album solo est accompagné du pressage parallèle des démos de chaque titre. En bref, des ressorties de haute qualité, sur le fond comme sur la forme. Même combat chez Pink Floyd, avec le retour en version augmentée et remixée/remasterisée du live Delicate Sound of Thunder. Une prestation de très haute volée qui se voit magnifiée d’un packaging du plus bel effet, mais surtout d’un son nettoyé et retravaillé pour rééquilibrer l’ensemble et ressusciter les claviers de Rick Wright sans qui Pink Floyd ne serait pas Pink Floyd. Fascinant et indispensable. Tout comme Gainsbourg en public au Palace, republié en septembre dernier en double LP 40 ans après sa première sortie. Un nouveau mixage là encore, qui fait la part belle à l’essence même du son reggae adopté à l’époque par Gainsbourg : basse bien ronde et percussions détachées bien mises en avant, pour accompagner la voix de Gainsbourg qu’on n’a jamais aussi bien entendue pour cette captation.

Les incontournables, hors du temps

Voilà ce qui ressort de mon année musicale 2020, ce qui fait déjà de quoi occuper une bonne poignée d’heures. Toutefois, ce top de l’année serait bien incomplet si je n’évoquais pas des hors temps/hors catégories qui m’ont largement accompagné pendant ces 12 mois. A commencer par Archive, encore et toujours. Le groupe n’en finit pas de me coller à la peau, et ce n’est certainement pas le duo 2019-2020 qui va changer les choses. Pour rappel, les londoniens ont entamé en 2019 la célébration de leurs 25 années d’existence, avec dans l’ordre la sortie d’un méga coffret sobrement intitulé 25, puis une tournée dantesque et toujours sobrement intitulée 25 Tour qui a donné lieu à un album 25 Live offert en ligne. Clôture des festivités en cette fin 2020 avec Versions (août 2020), un album d’auto-relecture de 10 titres, puis Versions: Remixed (novembre 2020), ou 11 titres revisités presque du sol au plafond. Archive toujours donc, tout comme Hubert-Félix Thiéfaine et la totalité de sa discographie. J’avais fait de Petit matin 4.10 heure d’été (2011) un son estival, mais au-delà ce sont tous les titres de HFT qui reviennent régulièrement m’emporter, me porter ou me supporter (au choix du mood).

Et pour quelques pépites de plus…

Question mood justement, la plongée dans les archives de Five-Minutes m’a permis de voir que j’avais chroniqué deux fois, sans m’en apercevoir, Where is my mind ? (1988) de Pixies : une fois en Five Reasons, une autre en Reprise Ça ne trompe pas, puisque c’est un titre qui me hante depuis des années, dans sa version originale comme dans ses multiples reprises, et qui a bien trouvé sa place en 2020. Et puisqu’on en est à des titres récurrents et persistants, je pourrais terminer en citant en vrac Bright lies (2017) de Giant Rooks, Cornerstone (2016) de Benjamin Clementine, Assassine de la nuit (2018) d’Arthur H, Indigo Night (2018) de Tamino ou encore Sprawl II (Moutains beyond moutains) (2010) d’Arcade Fire.

Nous arrivons au bout de cette virée dans mon 2020 musical, en même temps que nous atteignons le bout de l’année. Un peu plus tôt dans la journée, Sylphe a livré un gargantuesque double top 2020 fait de 20 albums et 60 titres. Je vous invite évidemment à y plonger, histoire de passer en 2021 avec du bon son. Avant de laisser 2020, un grand merci à vous tous qui nous lisez régulièrement ou plus épisodiquement, puisque comme l’a expliqué Sylphe, nous avons doublé la fréquentation du blog cette année. Voilà qui fait très chaud au cœur et qui nous incite à poursuivre l’aventure ! Une aventure dans laquelle j’ai plongé voici quelques années à l’invitation de Sylphe, et que je peux bien remercier lui aussi très chaleureusement : si ce monde, qu’il soit de 2020 ou pas, reste supportable et vivable, c’est grâce à quelques potos comme lui et à la musique. Five-Minutes réunit les deux. On vous retrouve en 2021 ?

Pour le plaisir, un dernier son culte tiré d’un album total culte (et ce n’est pas Sylphe qui me contredira) : Christmas in Adventure Parks by Get Well Soon. Ou le nom d’un artiste qu’on aimerait être un bon présage pour la suite.

Raf Against The Machine

Top de fin d’année 2020 Titres et albums

Voilà une nouvelle année écoulée et quelle année… Si je peux me permettre une litote osée, cette année n’était vraiment pas folichonne… Clairement le monde de la musique subit les conséquences désastreuses de cette foutue COVID et le ralentissement des sorties a bien eu lieu ce printemps surtout, compensé par un automne gargantuesque. Paradoxalement, les confinements auraient dû me permettre d’écouter encore plus de musique mais ce ne fut pas le cas, tout du moins j’ai délaissé les nouveautés et préféré écouter des albums refuges qui m’ont bercé de leur douce nostalgie (le sacrosaint « monde d’avant » utilisé à tout bout de champ par les médias). Heureusement que mon pote Raf Against The Machine a gardé la foi et son rythme pour faire vivre ce blog et compenser ma réelle baisse de régime, grâce à lui surtout nous avons doublé la fréquentation de Five-Minutes par rapport à 2019! J’en profite pour remercier nos lecteurs anonymes, réguliers ou ponctuels, qui, je l’espère, ont pu piocher de bons sons ici. Je ne peux que souhaiter que nous continuions à faire progresser la fréquentation du blog car il faut reconnaître que c’est toujours gratifiant de se savoir lus à une époque où les blogzines peinent de plus en plus à attirer et fidéliser. Pour ce faire, même si 2021 ne paraît pas placée sous les meilleurs auspices, je retrouverai avec enthousiasme mon rythme de 2019 avec deux articles par semaine car la musique, même si certains la considérent au même titre que l’art en général comme non-essentielle, est un refuge savoureux et jouissif. Un refuge face à un monde complexe mais aussi quelquefois une manière de fuir le bonheur comme l’affirmait avec une pointe d’ironie Cioran « La musique est le refuge des âmes ulcérées par le bonheur. » A Five-Minutes, nous ne doutons pas du caractère essentiel de la musique!

Pour en revenir au sujet de cet article, même si j’ai moins écouté/chroniqué de nouveautés qu’en 2019, 2020 reste tout de même un très beau cru. Un numéro 1 incontestable en la personne de Terrenoire et sa poésie pleine d’émotions, des retours inattendus (The Strokes, The Avalanches, The Killers), des albums solos pour des artistes issus de groupes adorés (Will Butler, NZCA Lines, EOB), des valeurs sûres (Caribou, Sufjan Stevens), le retour en force de la langue française (Gaël Faye, Octave Noire, Biolay, Grand Corps Malade), de belles nouveautés (Milo Gore, JB Soulard, Georgia, Arandel) et ma tendance à aimer la musique électronique sous toutes ses formes (Les Gordon, Thylacine) donnent une fière allure à ce top 20. Le top 60 des titres devrait vous permettre de découvrir des titres marquants de cette année 2020 qu’on va gentiment mettre de côté afin d’aborder 2021 pleins d’ondes positives.

Top albums 2020:

1. Les forces contraires de TERRENOIRE

2. Generations de Will Butler

3. Lundi méchant de Gaël Faye

4. The New Abnormal de The Strokes

5. Monolithe d’Octave Noire

6. Suddenly de Caribou

7. ALTURA de Les Gordon

8. We Will Always Love You de The Avalanches (chronique à venir)

9. The Ascension de Sufjan Stevens

10. Imploding The Mirage de The Killers

11. Grand Prix de Benjamin Biolay

12. Pure Luxury de NZCA Lines

13. ROADS Vol.2 de Thylacine

14. How Do You Cope While Grieving For The Living de Milo Gore

15. Mesdames de Grand Corps Malade

16. Le Silence et l’eau de Jean-Baptiste Soulard

17. Earth d’EOB

18. There Is No Year d’Algiers

19. Seeking Thrills de Georgia

20. InBach d’Arandel

 

Top titres 2020:

  1. Derrière le soleil de Terrenoire
  2. Seuls et vaincus de Gaël Faye et Mélissa Laveaux
  3. You and I de Caribou
  4. Monolithe humain d’Octave Noire et ARM
  5. L.E.D. de Les Gordon
  6. At The Door de The Strokes
  7. Ca va aller de Terrenoire
  8. The Divine Chord de The Avalanches, MGMT et Johnny Marr
  9. Run Away With Me de Sufjan Stevens
  10. Bethlehem de Will Butler
  11. Mon âme sera vraiment belle pour toi de Terrenoire
  12. We Can’t Be Found d’Algiers
  13. I’m Not Your Dog de Baxter Dury
  14. Jusqu’à mon dernier souffle de Terrenoire
  15. Altura de Les Gordon
  16. Allegri de Thylacine et Gregorio Allegri
  17. Oh The Sunn! de The Avalanches et Perry Farrell
  18. My Own Soul’s Warning de The Killers
  19. Comment est ta peine? de Benjamin Biolay
  20. Sous blister d’Octave Noire
  21. Make Me An Offer I Cannot Refuse de Sufjan Stevens
  22. Pure Luxury de NZCA Lines
  23. Never Come Back de Caribou
  24. ЧЕРНОЕ ЛЕТО de Toxic Avenger
  25. J’ai choisi d’Octave Noire et Dominique A
  26. There Is No Year d’Algiers
  27. Green Eyes de Milo Gore
  28. Lueurs de Gaël Faye
  29. The Adults Are Talking de The Strokes
  30. 24 Hours de Georgia
  31. On de Kelly Lee Owens
  32. Respire de Gaël Faye
  33. We Go On de The Avalanches, Cola Boyy et Mick Jones
  34. Not Gonna Die de Will Butler
  35. Shangri-La d’EOB
  36. Mais je t’aime de Grand Corps Malade et Camille Lellouche
  37. Alda de Thylacine
  38. Honey Dripping Sky de Georgia
  39. Parade de Les Gordon
  40. Interstellar Love de The Avalanches et Leon Bridges
  41. Los Angeles d’Octave Noire
  42. Comme une voiture volée de Benjamin Biolay
  43. My God de The Killers, Weyes Blood et Lucius
  44. Prisoner of Love de NZCA Lines
  45. Never Let You Go de Georgia
  46. Fall Please de Tricky et Marta
  47. La fin du monde de Terrenoire et Barbara Pravi
  48. Le désert de Sonora de Chapelier Fou
  49. Brasil d’EOB
  50. Chemins de traverse de Grand Corps Malade, Julie et Camille Berthollet
  51. Isba de Jean-Baptiste Soulard et Blick Bassy
  52. Ces mains-là d’Arandel et Areski
  53. Fine de Will Butler
  54. Rent Boy de Toxic Avenger et Jay-Jay Johanson
  55. C’est cool de Gaël Faye
  56. Une soeur de Grand Corps Malade et Véronique Sanson
  57. Jade de Milo Gore
  58. Truth Nugget d’Helena Deland
  59. New Jade de Caribou
  60. On Your Side de The Innocence Mission

Bon réveillon à toutes et à tous, on se retrouve en 2021, enjoy!

Sylphe

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Top de fin d’année 2019 Titres et albums

Pourquoi un top de fin d’année? Pour deux raisons principales: j’ai cette manie de faire des classements pour m’aider à visualiser et structurer mes goûts (#cestgravedocteur?) et c’est toujours un réel plaisir de passer du temps à réaliser ces tops car je peux réécouter tout ce que j’ai savouré dans l’année. Le constat de cette première année entière écoulée c’est que 2019 est une année très dense et très riche en pépites sonores, entre belles découvertes (Thylacine, Last Train, Fat White Family), confirmations de têtes bien connues (Hot Chip, Balthazar, Cage The Elephant, Metronomy, James Blake) et retours inespérés (Lamb, Kid Loco, The Cinematic Orchestra). Le deuxième constat qui vient inlassablement pointer le bout de son nez c’est la frustration de ne pas avoir assez de temps pour écouter tout ce qui s’est fait de bon en 2019 et ne pas pouvoir les partager avec vous, mais bon je ne vais pas enfoncer la porte ouverte du temps qui file trop vite(#prétérition) et vous invite juste à prendre autant de plaisir que j’en ai eu à les créer et à savourer le top 20 Albums (n’hésitez pas à cliquer sur les titres pour jeter un coup d’oeil aux reviews) et le top 50 Titres de 2019, enjoy!

Top Albums 2019:

  1. ROADS Vol.1 de Thylacine
  2. The Big Picture de Last Train
  3. Serfs Up! de Fat White Family
  4. Unfurl de RY X
  5. Lux Prima de Karen O et Danger Mouse
  6. Dune de Canine
  7. A Bath Full of Ecstasy de Hot Chip
  8. Fever de Balthazar
  9. Social Cues de Cage The Elephant
  10. MAGDALENE de FKA twigs
  11. LP5 d’Apparat
  12. The Secret of Letting Go de Lamb
  13. Drift d’Agoria
  14. Assume Form de James Blake
  15. Obverse de Trentemoller
  16. Metronomy Forever de Metronomy
  17. To Believe de The Cinematic Orchestra
  18. The Rare Birds de Kid LocoThe Rare Birds de Kid Loco
  19. Gallipoli de Beirut
  20. Buoys de Panda Bear

Top Titres 2019:  (Lecteur spotify en bas pour 4h de bon son)

  1. The Big Picture de Last Train
  2. Tastes Good With The Money de Fat White Family
  3. Untold de RY X
  4. Esseulés d’Izia feat. Dominique A
  5. Murga de Thylacine
  6. CARONTE d’Apparat
  7. On Our Knees de Last Train
  8. Barefoot In The Park de James Blake feat. ROSALIA
  9. You’re Not Alone d’Agoria feat. Blasé
  10. Ventimiglia de Canine
  11. Beograd de SebastiAn
  12. YaYaYa de RY X
  13. Feet de Fat White Family
  14. Dune de Canine
  15. Home to You de Cate le Bon
  16. Volver de Thylacine
  17. Fever de Balthazar
  18. Barricades d’Editors
  19. Melody Love de Hot Chip
  20. Body Sun de RY X
  21. Claire de Kid Loco feat. Claude Rochard
  22. Armageddon Waits de Lamb
  23. Lux Prima de Karen O et Danger Mouse
  24. The Road de Thylacine
  25. Gengis de Polo&Pan
  26. Sur Mars de Marvin Jouno
  27. Who de Modeselektor feat. Tommy Cash
  28. Turn The Light de Karen O et Danger Mouse
  29. Fever de Jay-Jay Johansson feat. Jeanne Added
  30. All Mirrors d’Angel Olsen
  31. IN GRAVITAS d’Apparat
  32. Hungry Child de Hot Chip
  33. Bienveillance de Canine
  34. On refait le monde de Marvin Jouno
  35. I See fire de Naïve New Beaters
  36. Exits de Foals
  37. 4500m de Thylacine
  38. Landslide de Beirut
  39. Le Temps est bon de Bon Entendeur
  40. Blue September de Trentemoller feat. Lisbet Fritze
  41. To Believe de The Cinematic Orchestra
  42. Santa Barbara de Thylacine
  43. Imperial Measures de Lamb
  44. fallen alien de FKA twigs
  45. Entertainment de Balthazar
  46. Hold You Now de Vampire Weekend feat. Danielle Haim
  47. The Water de RY X
  48. Alright de Stuck in the Sound
  49. T’as vu de Clio
  50. Amoureuse de Clio

Bonnes fêtes de fin d’année à tout le monde et on se retrouve en 2020!

Sylphe