Son estival du jour n°28 : Bruises (2012) de Dusted

Alors qu’on est toujours dans l’attente de la chaine info des bonnes nouvelles, voyons si l’on peut, en ce 13 août, écouter un son qui fait du bien. Oui, 2020, t’es clairement une belle année de merde. Tu joues tranquille le Top 5 de mes années dégueulasses, et si tu te démerdes bien, y a moyen de talonner 2015. Dépasser, je sais pas, mais faire jeu égal c’est pas impossible.

Bref, un peu de baume musical ne fera pas de mal. Ce sera Bruises, un titre que j’ai découvert via la BO du film Demolition (2016), mais qui avait donc déjà alors 4 années d’existence. On doit cette petite merveille sonore à Dusted, un groupe canadien constitué de Brian Borcherdt et Leon Taheny, qui officie depuis 2012 et compte deux albums studio. Natif de ce même Canada, le réalisateur Jean-Marc Vallée a livré au printemps 2016 Demolition, un long métrage qui compte énormément pour moi, pour avoir un peu/beaucoup changé ma vie. Oui, rien que ça. Film pour lequel il a construit une BO parfaite, comme dans toutes ses réalisations (Dallas Buyers Club, Wild, les séries Big Little Lies et Sharp Objects notamment).

On y trouve pêle-mêle du blues, du rock, et donc le genre de pépite Bruises. Littéralement les bleus : ceux qu’on peut se faire en se cognant dans un meuble (par exemple), mais aussi ceux que la vie nous cause. Ça tombe bien, puisque Davis Mitchell, le personnage principal du film interprété par l’excellent Jake Gyllenhaal, en est couvert. Tout comme les autres personnages qu’il va croiser. Le reste n’est qu’une affaire de choix de vie, avec toutefois la dose de bonne rencontre nécessaire. Et aussi un peu de bon son pour sortir la tête de l’eau puis vivre.

Bruises est un titre baume apaisant qui fait du bien aux bleus. Nappes de synthés et touches de guitare, voix aérienne, pour fabriquer un endroit mental où on a immédiatement envie de se poser. Parce qu’on y trouve à la fois du calme, de la douceur, et de la lumière. Surtout de la lumière, et un bout d’espoir que tout peut (re)commencer. Résumé parfait du film (qu’il faut voir d’urgence si ce n’est déjà fait), métaphore de l’existence et 4 minutes 20 de bon son : Bruises est tout ça à la fois. Et plus si affinités.

(Et en plus, le clip ci-dessous est très joli !)

Raf Against The Machine

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