Son estival du jour n°10 : Indigo Night (2018) de Tamino

A l’heure où vous lirez ces lignes et surtout écouterez ce son, je serai en route pour quelques jours au calme, au fin fond du monde… mais ça n’empêche pas un son du jour (#magiedelapublicationprogrammée), son avec lequel je devrais faire une partie du trajet.

Déjà chroniqué en décembre 2018 comme pépite du moment, Indigo Night figure dans le premier album de Tamino, sobrement intitulé Amir (son autre prénom). Depuis 6 mois et cette chronique, le plaisir est intact : la voix du garçon me bouleverse toujours autant et le reste de l’album est un festival d’émotions qui déferlent tout au long de l’écoute.

J’avais, à l’époque, parlé d’y revenir. Dont acte, même si ce morceau n’est en fait jamais parti du fond de moi. Profitez donc de cet Indigo Night, ici dans une version acoustique voix-guitare, au cœur de vos oreilles, par une douce soirée d’été, avant de vous abandonner plus avant avec le reste de l’album. A très vite pour un prochain son estival du jour !

Raf Against The Machine

Pépite intemporelle n°34 : Long way down (2013) de Tom Odell

Par ces temps de forte chaleur, pas vraiment question d’aller s’écouter du gros son qui fait bouger les corps de ouf : rien que de monter un étage au boulot ou d’aller chercher un document à l’imprimante, j’avais la sensation d’avoir couru un 100 mètres. Bref, voilà une des intros les plus pourries que j’ai pu proposer depuis les débuts de Five Minutes !

Tout ça pour dire que le son du jour est une petite pépite de calme née voici 6 ans déjà. Long way down (2013) est lovée au cœur du premier album éponyme de Tom Odell. Ce jeune auteur-compositeur-interprète anglais écrit ses premières chansons à 13 ans, avant d’expérimenter la formule groupe. Dont il se détachera finalement pour œuvrer en solo. Et livrer dès 2013, soit à l’âge de 23 ans, ce premier opus Long way down.

L’album se balade tranquillement dans la pop indé qu’on aime, avec des titres qui rappellent parfois Radiohead, Queen, ou encore Jeff Buckley. Surtout pour la voix concernant ce dernier, puisque celle de Tom Odell se paie le luxe d’avoir à la fois une tessiture relativement étendue, et un grain qui dégage d’assez fortes émotions. Et n’est donc pas sans rappeler la puissance et le frisson des titres de Grace, album référence absolue dans ma discothèque.

Long way down (le titre) est la parfaite illustration de ce frisson musical. En 2 minutes 30 (oui, cette semaine, on vous vole de la moitié des Five minutes promises… mais rassurez-vous, c’est court mais intense), Tom Odell lâche ici une véritable pépite émotionnelle. C’est juste l’histoire d’un garçon qui voit partir son amoureuse, et qui aimerait qu’il en soit autrement. C’est l’histoire d’une chute libre qui s’annonce, d’un long chemin à remonter ensuite. C’est à la fois mélancolique et d’une beauté infernale. Même sans comprendre chaque mot du texte, l’émotion à fleur de peau de ce piano-voix saura ravager toute résistance de votre part. Si vous sentez monter une larmichette, laissez la sortir. Surtout à 1’20 : bon courage pour résister à la reprise…

C’est un des morceaux-bulles dans lequel je retourne régulièrement, pour m’apaiser, échapper au tumulte du monde et à la connerie ambiante. C’est un titre que j’aime au-delà du raisonnable et qui ne m’a jamais quitté depuis ma première écoute. Au-delà de cet attachement qui n’appartient qu’à moi, j’espère que ce Long way down vous ravira et vous apportera de belles émotions.

Raf Against The Machine