Pépite intemporelle n°76: Trouble de Ray LaMontagne (2004)

Le temps m’aura finalement manqué et il faudra attendre le début de la semaine prochaine pour parler duRay LaMontagne dernier album de Loney Dear… Un soir précédant une rentrée, on se sent toujours un peu mélancoliques même si, au fond de nous, on n’est pas totalement mécontents de reprendre. Pour le coup, j’ai besoin de réconfort et je sais d’emblée vers quel titre me tourner avec ce bijou de douceur qu’est Trouble de Ray LaMontagne. Ce titre est le morceau d’ouverture du premier album Trouble et on ne sera pas surpris que cette pépite ait donné son nom à l’album. Superbe ballade folk à la guitare acoustique avec ses cordes judicieuses en fond, on se laisse envelopper par la voix chaude et éraillée de Ray LaMontagne qui s’immisce par tous les pores de notre peau. Le texte, véritable hymne à l’amour et à cette femme qui a sauvé le chanteur de son inquiétude lancinante, me donne le sourire et foi en l’humanité. Les années ont beau passer, ce Trouble ne perd rien de son pouvoir salvateur et me fait toujours autant de bien au coeur, enjoy!

 

Sylphe

Five reasons n°9 : Wish it was true (2012) de The White Buffalo

Par le plus pur des hasards télévisuels, j’ai découvert voici quelques jours Jake Smith, également connu sous le nom de The White Buffalo. Où précisément ai-je fait cette rencontre ? En regardant l’excellente saison 1 de The Punisher, qui jusque là n’avait pas quitté l’énorme pile de (bonnes) choses à visionner. Sur la toute fin d’un épisode (j’y reviendrai), ce Wish it was true a résonné comme sorti d’ailleurs. Il ne m’en a pas fallu plus pour avoir envie de partager cette pépite, en 5 raisons chrono.

  1. Ça sonne comme une partie de l’album Trouble de Ray LaMontagne, ou encore comme si le fantôme de Tom Joad revenait hanter nos esprits. Mais surtout ça pourrait être sur la BO de Into the Wild, tant le climat musical est similaire et la voix se confond avec celle d’Eddie Vedder. Et d’ailleurs dans le clip (visible ci-dessous), notre bonhomme ne chanterait-il pas (notamment) depuis un vieux bus qui nous en rappelle un autre ?
  2. Wish it was true est tiré de l’album Once upon a time in the West : quand on a l’audace de titrer ainsi une galette, mieux vaut être sûr de son coup et envoyer de l’émotion… et c’est le cas : il y en a de toute sorte dans ces quelques minutes de bon son.
  3. Plusieurs titres de The White Buffalo ont été repris dans des séries TV comme Sons of Anarchy, Californication ou Punisher : trois séries à la fois rock, irrévérencieuses mais aussi terriblement touchantes, trois qualificatifs que l’on pourrait copier-coller sur ce Wish it was true et qui me séduisent tout à fait.
  4. Précisément, ce titre accompagne l’hallucinante fin de l’épisode 3 saison 1 de The Punisher. A la fois à contre-emploi (la violence des images vs. la sérénité apparente du morceau) et totalement raccord (le titre évoquant tout à la fois désillusion et rédemption pétries d’une colère sourde).
  5. Un petit morceau guitare folk-voix qui sent les grandes étendues, l’évasion au milieu de nulle part (voir de nouveau certains plans du clip ci-dessous), le coin du feu d’où l’on va s’autoriser un peu à regarder passer le temps… ça fait jamais de mal dans ce monde qui, décidément, va bien trop vite pour moi. Into the Wild. CQFD.

Raf Against The Machine