Pépite intemporelle n°30 : Mars balnéaire (2014) de Flavien Berger

Amis lecteurs, que faites-vous donc par ce beau et chaud week-end ? Les possibilités ne manquent pas, et selon où vous vous trouvez actuellement, les occupations peuvent être diverses et variées. Une pétanque à l’ombre des platanes, un coup de pêche à la ligne, une sortie vélo, une séance shopping dans l’ambiance climatisée des grands magasins, une séance lecture de Vernon Subutex dans le jardin avec un thé (vert, on ne le dira jamais assez) à portée de main, une sieste (crapuleuse ou pas) au creux du canapé tous volets tirés… D’autres encore seront les pieds dans l’eau océanique, ou bien à savourer des températures moins harassantes à proximité de chez nos amis belges avec, cette fois, une bonne bière fraîche (ambrée, on ne le dira jamais assez) à portée de main.

En ce qui me concerne, j’ai une furieuse envie qui pourrait regrouper à peu près tout ça, et bien plus si affinités. Envie d’ailleurs, de grand air, il me semble que c’est le moment de se faire une virée sur Mars Balnéaire. Voilà un lieu à la fois étrange et captivant d’où Flavien Berger nous a envoyé une carte postale voilà déjà 5 ans. C’est un coin que j’ai déjà parcouru à plusieurs reprises, un endroit auquel je repense régulièrement. Où je me transporte quand j’ai besoin de me retrouver dans ma bulle. Dont j’ai envie de vous parler.

Accueillis par des sonorités électro et simili-tibétaines, on y entre en tongs, en baskets, ou tout simplement pieds nus, parce qu’après tout pieds nus on est bien. Il suffit ensuite de se laisser glisser sur les mots de Flavien Berger : « Plus de Lune, juste une Terre / Dans le ciel, face au désert / Mille dunes, sous la mer / Artificielle et circulaire ». Une ambiance irréelle, surréaliste, d’une autre dimension et à la fois très palpable, portée par des boucles qui sentent un peu le dub, mais un dub en apesanteur. Normal, on est sur Mars.

Et, clairement, aucune envie d’être ailleurs. Je vous encourage à aller tremper vos corps échauffés et vos oreilles impatientes (et inversement) dans le liquide de cette station balnéaire pas comme les autres. Difficile de retranscrire les sensations qu’on trouve sur place. C’est à la fois de l’excitation, de l’incrédulité, de la fascination, un incroyable univers des possibles. Une attraction encore jamais connue qui changera votre vie pour toujours. Une sorte de truc qui fait bander la vie. Moi aussi, « J’aime Mars pour sa lumière, pour toutes les choses que je peux y faire / Me baigner dans les cratères sous la tempête de poussière / Me délecter de ta chair à l’ombre des panneaux solaires ».

Il y a tout ça à faire sur Mars balnéaire. Tout ça et bien plus. Il y avait un bon moment que je voulais vous parler, sans réussir à trouver les bons mots, de cet incroyable petit coin du monde auquel je ne connais aucun équivalent. Je ne sais si j’y suis parvenu, par ces quelques touches verbales, mais j’espère que le message est passé et que vous oserez franchir le pas et découvrir ce bon son. Que dis-je, cette exquise bulle sonore et vitale dont je ne suis, manifestement, jamais vraiment revenu.

Raf Against The Machine

Pépite du moment n°21: Maddy la nuit de Flavien Berger (2018)

La vie de bloggeur musical indépendant (#titrepompeux) demande de rudes efforts pour Flavien Bergerassister à de nombreux concerts… Ce soir, la team Five-Minutes a rendez-vous avec une soirée hybride mêlant l’électro de Léonie Pernet et la pop loufoque de Flavien Berger. Loin de moi la volonté de délaisser Léonie Pernet car j’ai bien l’intention de vous en parler ultérieurement mais aujourd’hui j’ai l’intention d’évoquer un titre qui, depuis quelques mois, me trotte dans la tête régulièrement quand je tombe dessus, Maddy la nuit de Flavien Berger.

Ce serait mentir que de vous laisser croire à ma grande connaissance de la carrière de Flavien Berger et je dois reconnaître qu’avant ce Contre-temps sorti fin 2018 je ne connaissais le garçon que de nom sans avoir laissé traîner un tympan du côté de Léviathan ou Contrebande 01. le disque de Noël tous deux sortis en 2015. Incontestablement ce Contre-temps aurait mérité une belle review ici mais je prends le pari avec vous que j’y reviendrai plus longuement suite au concert de ce soir… J’aurais pu choisir l’odyssée électronique 999999999 et ses 9 minutes addictives ou bien encore la suavité et la douceur de Brutalisme mais ce sont bien les rythmiques pop de Maddy la nuit qui me séduisent aujourd’hui en cet après-midi ensoleillé de vacances. Une voix à la diction dilettante à souhait qui m’évoque Etienne Daho, une ribambelle de sons sortis de boîtes à rythmes et un pouvoir mélodique incontestable font de ce titre une superbe mélopée intemporelle qui est illustré brillamment par un clip tout en bidouillages et poésie. Un clip à l’image de ce Contre-temps que je vous laisse découvrir quelque peu à  contre-temps… (#chutepourriequonvoyaitvenir)

Sylphe