Son estival du jour n°9 : Cornerstone (2013) de Benjamin Clementine

Hier soir, on était Sur un trapèze avec le grand Bashung… et ce midi, on reste dans la mélancolie (un peu) et les poils qui se dressent (beaucoup) avec un titre à la fois son du jour et pépite intemporelle. J’ai lancé une playlist en aléatoire, et à un moment c’est tombé : Cornerstone de Benjamin Clementine.

Jeune auteur-compositeur-interpète et multi-instrumentiste, ce garçon a un parcours qui force le respect : harcèlement à l’école, échec scolaire, départ prématuré de chez ses parents et des périodes de galère à dormir dans la rue, ou à se rendre à ses concerts à pied des kilomètres durant faute de billet de train valide… Sauf que Benjamin Clementine n’a jamais renoncé. A rien. Au point de déclarer, en 2015, être « prêt à mourir pour sa musique ».

En 2013, c’est le premier EP sobrement intitulé Cornerstone, littéralement pierre angulaire, avec dedans notamment le titre éponyme qui nous intéresse aujourd’hui. Cornerstone, voilà un titre bien choisi, puisque tout ce qui fait le sel de la musique de Benjamin Clementine est déjà là. Depuis, il y a eu un autre EP, deux albums et d’innombrables prestations publiques qui laissent bouches bées et sur le carreau émotionnel tous ceux qui ont eu la chance d’y assister.

Je me rappelle le jour où Sylphe m’a dit d’écouter Benjamin Clementine : « Tu vas voir, c’est impressionnant ». Oui, ça l’est, et plus de 6 ans après, ce Cornerstone me bouleverse toujours autant. Là où il se pose, Benjamin Clementine se grave. C’est à vous.

Raf Against The Machine