Pépite intemporelle n°45: Cold Love de Ghinzu (2009)

Après avoir commencé en douceur le weekend avec le folk suave de The Innocence GhinzuMission, on va le clore avec le rock incandescent des Belges de Ghinzu et plus particulièrement le titre qui porte très mal son nom de Cold Love. Après un excellent Blow en 2004 (je ne me suis toujours pas remis de Do You Read Me), la bande autour du charismatique John Stargasm met 5 ans avant de revenir avec Mirror Mirror qui regorge de pépites rock d’une très grande intensité. J’aurais pu très bien choisir l’oppressante montée en tension de This War is Silent, la déflagration électrique de Mirror Mirror ou encore la psalmodie engagée de Dream Maker mais ce soir ce sera le rock frontal du morceau d’ouverture Cold Love qui devrait vous mettre une claque salvatrice. Voilà un titre placé sous le sceau de l’urgence avec une rythmique survitaminée, des accalmies mettant en valeur le grain sombre de la voix de John Stargasm et une montée finale juste jouissive.

Et que dire de ce clip orgasmique? Tout est fou, les popes invoquant les forces maléfiques, les membres du groupe littéralement possédés et se transformant en véritables torches humaines, la sensualité quasi érotique des deux jeunes danseuses qui ne peuvent pas résister à l’attraction du diable et cette fin improbable ayant pour cadre un four… Ce clip figure depuis bien longtemps dans mon panthéon – et ce n’est pas Raf Against The Machine qui me contredira – et j’espère qu’il fera une entrée remarquée dans le votre. Allez j’y retourne, tel un Faust j’ai rendez-vous avec le diable, enjoy!

Sylphe

Five Titles n°9: See You Tomorrow de The Innocence Mission (2020)

Une parenthèse de douceur pour réchauffer les coeurs, voilà l’impression qui me The Innocence Missionparcourt à l’écoute de ce douzième opus du duo folk américain The Innocence Mission… Question innocence, je suis clairement au summum car je ne connais que vaguement de nom ce groupe composé de Karen et Don Peris et dès lors je me sens investi d’une mission… rattraper l’écoute des onze précédents? (#ouflesvacancesapprochent) Non, déjà plus humblement partager avec vous la beauté de cette petite trentaine de minutes touchées par la grâce, ce See You Tomorrow qu’on brûle d’écouter dès maintenant en sachant qu’on le savourera encore le lendemain.

La formule folk de cet album est d’une simplicité désarmante avec d’un côté la voix fluette et enfantine de Karen qui dégage une douceur mélancolique émouvante et de l’autre côté une instrumentation toute en sobriété où la guitare se fait la part belle. Avec ce See You Tommorow, on se retrouve plongés au milieu d’une vaste plaine en plein milieu hippie avec pour seul objectif de savourer la nature environnante… Cinq titres devraient vous donner une idée un peu plus précise de l’univers de The Innocence Mission.

1. Le morceau d’ouverture The Brothers Williams Said met d’emblée la voix de Karen en avant avec un univers assez dépouillé. Le piano laisse cependant peu à peu la place à une batterie qui donne une saveur plus pop-folk au titre. Le résultat est d’une belle intensité et les See You Tomorrow mélancoliques à souhait…

2. On Your Side s’impose comme un superbe morceau guitare/voix. L’univers n’est pas sans rappeler les grandes heures de Beirut et plus particulièrement Sufjan Stevens. La parenté entre ce dernier et The Innocence Mission est plus qu’évidente et savoureuse.

3. La ballade John As Well devrait permettre de tester votre résistance lacrymale. Les notes de piano et les répétitions du refrain mettront à mal votre petit coeur, n’en doutez pas…

4. Mary Margaret in Mid-Air nous ramène vers la folk des années 60 et j’apprécie tout particulièrement le mariage des deux voix, situation assez rare tant la voix de Karen surplombe cet album.

5. Stars that Fall Away From Us est le bijou pop-folk de cet album et semble tout droit sorti du Illinoise de Sufjan Stevens. L’orchestration plus riche avec les cuivres est juste sublime.

Je vous laisse avec le morceau final I Would Be There qui part sur des accents dignes de Sigur Ros pour se transformer subtilement en un morceau pop-folk des années 70 et retourne me lover dans mon canapé, enjoy!

Sylphe

Pépite intemporelle n°44 : Should I stay or should I go (1981) de The Clash/Die Toten Hosen

Parfois, je n’écris pas mes articles à la dernière minute, mais plutôt à la dernière heure du jour, ou la première du jour suivant selon d’où on regarde la situation. C’est le cas cette semaine, avec une bonne vieille pépite ressortie de mes archives musicales et émotionnelles. Je replace le contexte.

Lumière tamisée, verres de bières sur table en bois, conversations qui se mêlent, parfums de currywurst et de Berliner Dog qui flottent : plusieurs heures déjà que je me trouve au Berliner Wunderbar, une adresse parisienne très recommandable. La soirée se déroule tranquille, qui plus est en chouette et charmante compagnie. L’idée d’explorer un peu plus la culture allemande nous vient presque naturellement.

Et notamment la culture allemande musicale, qui recèle quelques artistes hauts en couleurs. Tout se joue un peu plus tard sur le quai du métro. Je me souviens des Toten Hosen (Les Pantalons Morts), groupe de punk-rock allemand né en 1982 autour de son leader Campino. Je me rappelle cette cassette audio sur laquelle j’avais copié plusieurs de leurs morceaux. Elle tournait souvent dans ma piaule d’ado pour écouter, entre autres pépites, Hier kommt Alex et Disco in Moskau. Mais les Toten Hosen sont bien plus que ça : une carrière de maintenant 38 années, ponctuée de 30 albums en cumulant studios et lives, et des concerts à la pelle. Histoire de rappeler que le punk-rock, ça se passe avant tout sur scène avec des guitares, des gars un peu énervés et de la bière.

Au milieu de cette carrière assez improbable et néanmoins époustouflante, les lascars de Düsseldorf ont repris Should I stay or should I go, un des grands titres du Clash de Joe Strummer. Peut-être pas le meilleur morceau, mais sans doute un des plus emblématiques, aux côtés de London Calling et Rock the casbah. Histoire d’appuyer les clins d’oeil punk-rock, on se rappellera aussi que les Toten Hosen avait pondu en 1987 Never mind The Hosen, Here’s die Roten Rosen. Un album au titre plus que référence.

Et sur ce quai de métro, on écoute le Should I stay or should I go revisité par les Toten Hosen. Deux minutes et des poussières pour patienter jusqu’à l’arrivée de la rame, prévue trois minutes plus tard. Une poignée de riffs de guitare un poil plus rapides et plus aérés que l’original, pour se sentir exactement d’où on sortait tout en s’imaginant bien ailleurs. La station de métro s’efface le temps d’une bulle pépite-punk. Il ne reste plus que nous.

Quelques instants plus tard, tu me fais remarquer ce monsieur, adossé à la cloison de sécurité. Il lit un livre bien imposant et fort encombrant pour circuler dans le métro. Je trouve ça touchant et aussi un peu punk ce genre d’observation. Et je souris.

Faut-il rester ou partir ? Question de vie fondamentale et récurrente. Trouvez votre propre réponse, mais de mon côté, c’est assez clair.

Raf Against The Machine

Review n°45: There Is No Year d’Algiers (2020)

Il y a deux semaines, je vous parlais de ma première pépite de l’année 2020 avec WeAlgiers Can’t Be Found d’Algiers (voir ici ) et je pressentais déjà que l’album mériterait amplement une chronique. Ce troisième opus, avec le duo Randall Dunn et Ben Greenberg à la production, confirme la tendance perçue lors du deuxième album The Underside of Power d’un son encore plus frontal et faisant la part belle aux percussions, ce qui n’est pas sans lien avec l’arrivée dans le groupe de l’ancien batteur de Bloc Party, Matt Tong.

Reprenant le titre d’un roman de Blake Butler publié en 2011, There Is No Year est un mélange subtil d’influences (soul, punk et rock) porté par le charisme de Franklin James Fisher. Le morceau éponyme ouvre l’album de manière plus que directe avec un sentiment d’urgence qui transpire par tous les pores à travers le chant engagé et la rythmique sombre aussi uptempo qu’étouffante. Dispossession reste ensuite dans la même atmosphère avec une rythmique moins intense mais des choeurs particulièrement oppressants. Les titres s’enchaînent et fonctionnent bien, la litanie électrique de Hour Of The Furnaces (en référence à un documentaire de Fernando Solanas sur l’Amérique du Sud en 1968, L’Heure des brasiers), la soul très Massive Attack de Losing Is Ours ou encore Unoccupied qui flirte cependant un peu trop avec les plaines plus lumineuses de la pop-rock.

Chaka vient ensuite nous surprendre avec toutes ses sonorités électroniques pour un résultat qui me laisse encore dans le doute, doute totalement absent à l’écoute de l’excellent Wait For The Sound dont j’aime l’ambiance dépouillée et la rythmique lente. Un Repeating Night qui s’est quelque peu perdu dans la reverb, le bijou We Can’t Be Found dont on a déjà parlé et un contraste final saisissant entre la belle intensité de Nothing Bloomed et le punk presque anachronique de Void démontrent la belle richesse de ce très bon There Is No Year, enjoy!

Sylphe

Pépite du moment n°58 : Australia (2020) de Thomas Méreur

a0354549336_16Aujourd’hui, retour indirect sur Dyrhólaey de Thomas Méreur, aka Mon album de l’année 2019, et de très loin. Si vous avez oublié pourquoi, je vous invite à relire ma review d’il y a quelques semaines, disponible d’un clic juste ici. J’ai vu d’ailleurs que, période des Awards, Oscar, César et récompenses en tout genre oblige, il est question de savoir quel est le meilleur film de l’année écoulée. J’avoue que ça se joue dans un mouchoir de poche, et ça se tire la bourre sévère (en ce qui me concerne) entre Parasite, Once upon a time… in Hollywood, Ad Astra et Joker (dans l’ordre chronologique des sorties). Je ne sais pas encore qui retenir, même si Joker est tout de même au-dessus en ce qu’il triomphe à la fois sur le scénario et son propos, la réalisation, la photo, le montage, l’interprétation de Joaquin Phoenix, la BO (Hildur Gudnadóttir, pour les distraits on en a parlé ici, à retrouver d’un clic aussi). Et on n’avait jamais connu son réalisateur Todd Phillips dans ce registre.

Digression cinématographique mise à part, retrouvons donc Thomas Méreur, avec un titre composé il y a quelques jours en réaction aux incendies dantesques qui ont ravagé l’Australie, et du même coup la nature planétaire. Pas très étonnant que le garçon réagisse de la sorte, lorsqu’on connaît son attachement aux questions environnementales et humaines. Il aurait pu se contenter d’un tweet, ou de vivre ça de son côté. Mais non. A la place, et pour notre plus grand bonheur (malgré la désolation de la réalité), on a droit à un morceau inédit. Il est comme ça Thomas : un événement le touche, et bim il nous compose un titre. So classe.

Titre dans lequel on retrouve tout ce qui m’a bouleversé dans Dyrhólaey : une composition sobre et émouvante, piano-voix soutenue par un trait de guitare. Et toujours ce travail sur la voix. Et putain quelle voix. Si vous restez de marbre, je ne peux pas faire grand-chose pour vous. Ecouter Australia, c’est comme se réfugier dans un cocon musical, une sorte de bulle de sérénité qui vient contrebalancer la violence de la situation australienne et du monde en général. Ecouter Australia, c’est aussi, comme le faisait déjà l’album Dyrhólaey, ressentir à la fois la chaleur de l’isolement solitaire et l’ivresse des grands espaces et de la lumière.

En un mot comme en cent, écouter Australia c’est se sentir enveloppé et apaisé dans tous les recoins de nous tout en regardant le monde et en imaginant qu’on peut encore le rendre meilleur. Et pour joindre le geste aux idées, sachez que la totalité des ventes de ce titre ira à WIRES (Wildlife Rescue), organisation qui œuvre pour la préservation et la sauvegarde de la nature en Australie (www.wires.org.au/donate/emergency-fund). Australia est écoutable et disponible à l’achat sur Bandcamp (https://thomasmereur.bandcamp.com/track/australia) pour la très modique et minimale somme de 1 euro (mais on peut donner plus et autant qu’on veut). Je ne sais pas ce que vous attendez : pour une piécette, une magnifique chanson inédite de Thomas Méreur ET la possibilité de venir en aide à la nature, franchement ça ne se discute même pas.

De l’Islande à l’Australie, Thomas Méreur fait le grand écart géographique mais reste artistiquement fidèle à tout ce qu’on aime chez lui en livrant, une fois encore, un titre fin, beau, humainement et émotionnellement très riche. Pas loin de talonner A cold day in May, ma piste préférée sur son Dyrhólaey. Oui, ce morceau-là qui mériterait de figurer dans la BO de The Leftovers (Five reasons pour écouter cette BO ? Ça se relit par ici). Oui, cette série-là, au-dessus de toutes parmi les séries. On est sur du très haut niveau. Si tu me lis, d’où que tu sois, écoute Australia. Les autres aussi.

PS : Et parce qu’un plaisir ne vient jamais seul, Thomas Méreur a aussi enregistré récemment une reprise d’un très beau Yann Tiersen, Les bras de mer. C’est bonus.

Raf Against The Machine

Pépite du moment n°57:We Forgot Love de Nicolas Godin feat. Kadhja Bonet (2020)

On ne présente plus un des duos phare de la french touch, Air, composé de Jean-BenoîtNicolas Godin Dunckel et Nicolas Godin. Ce projet étant plus ou moins en stand-by – Le Voyage dans la lune date déjà de 2012 – les deux entités d’Air se consacrent pleinement à leurs albums solo. Après un remarqué Contrepoint en 2015 et la BO de la série française d’espionnage décalée Au service de la France en 2018, Nicolas Godin revient avec son deuxième opus Concrete and Glass qui tourne régulièrement chez moi depuis une semaine. Cet album qui brille par la multiplicité de ses featurings (même Alexis Taylor d’Hot Chip vient poser son flow sur Catch Yourself Falling) sonne résolument comme du Air et je navigue sans cesse entre la nostalgie prononcée et l’impression d’un son quelque peu suranné. Je vous ai choisi comme son du jour le titre We Forgot Love qui est illuminé par la voix gracieuse de Kadhja Bonet. L’ambiance est résolument trip-hop, oscillant entre Lamb et Elysian Fields, et le morceau aura probablement le mérite de vous donner envie de découvrir Kadhja Bonnet dont le deuxième opus Childqueen date de 2018 et mérite clairement le détour, enjoy!

Sylphe

Review n°44: Seeking Thrills de Georgia (2020)

Ce début d’année et cette première chronique d’un album estampillé 2020 seront placésGeorgia sous le signe de la sueur et des souffles haletants du dance-floor avec le deuxième opus de Georgia Rose Harriet Barnes alias Georgia (on valide le pseudo qui nous fera gagner du temps, #paresse), intitulé Seeking Thrills qu’on pourra traduire par « en quête de sensations fortes ». Je suis d’une innocence sans limite, tel une vaste plaine enneigée sur laquelle les hommes n’ont pas encore posé le pied, et ne connais pas le premier album Georgia sorti en 2015. J’ai juste lu qu’on avait eu la tendance à la reprocher de M.I.A., on avisera si cette comparaison tient encore la route pour ce deuxième album qui nous offre 54 minutes denses, un peu inégales quelquefois il faut bien le reconnaître, mais globalement sacrément séduisantes. Allez, on enfile son body à paillettes, on sort sa boule à facettes et on vient danser pour éliminer les souvenirs tenaces des fêtes de fin d’année…

C’est bille en tête que l’on rentre dans cet album qui va nous offrir 4 premiers titres résolument tournés vers le dance-floor. Certes, certains avanceront que cette électro/dance est un brin putassière mais elle fonctionne à merveille. Du coup, on bougera son corps sans aucune retenue sur la dance très groovy de Started Out où les synthés sentent bon les eighties (finalement pas une mauvaise idée d’avoir ressorti le body à paillettes), sur la brillante électro dance de About Work The Dancefloor qui est pour moi le meilleur titre de l’album dans ce registre frontal, sur un Never Let You Go taillé pour les radios qui fait souffler les vents sensuels de l’électro uptempo et de la pop et sur 24 Hours où les lumières se tamisent pour un résultat plus sombre et plus en contrastes. Voilà en tout cas un quatuor qui te fait cracher tes poumons et te rappelle l’existence de muscles inusités depuis trop longtemps (bon j’en rajoute un max et ne doutez pas de la condition physique hors-pair de votre serviteur…)

Mellow avec la rappeuse Shygirl en featuring vient alors abruptement briser la spirale dansante et euphorisante, l’univers est plus urbain et plus sombre, la rythmique dépouillée et anxyogène. Le morceau est très froid et peut rappeler The Knive, il a le mérite de nous rappeler que ce Seeking Thrills ne sera pas taillé d’un bloc et s’avèrera plus subtil qu’il n’en a l’air pendant les premières écoutes. Le voyage musical se poursuit avec le classique Till I Own It beaucoup plus linéaire dans sa structure et démontrant le potentiel pop de la voix de Georgia, en toute franchise ce n’est pas foncièrement ce qui me séduit le plus dans cet album. I Can’t Wait reste dans la même veine au niveau de la voix mais m’intéresse davantage par ses nombreuses ruptures de rythme mais c’est bien Feel It qui va véritablement relancer l’album, comme s’il avait fallu trois titres pour se remettre de la déflagration des quatre morceaux liminaires.

Ce Feel It nous oppresse d’emblée avec ses sonorités bruitistes et sa rythmique dubstep, le résultat est très intelligent et me rappelle Crystal Castles (les fous furieux des sons 8 bits) ou le dernier album de 2019 chroniqué, Brutal de Camilla Sparkss. Nouveau grand écart artistique avec Ultimate Sailor, un de mes morceaux préférés… Imaginez la douceur électronique des grands espaces de Boards of Canada sur laquelle viendrait se poser un chant contemplatif d’une grande émotion qui, de manière assez surprenante car la comparaison paraît à première vue déplacée, me rappelle Jonsi… Séduisant… Nouvelle petite parenthèse qui me laisse de marbre avec le hip-hop de Ray Guns (elle se situe là la tendance à rapprocher Georgia de M.I.A.) et l’électro/house de The Thrill avec Maurice qui pousse le bouchon un peu trop loin (#lesravagesdelapublicité).

Heureusement il nous reste un dernier moment de magie pure avec le brillant Honey Dripping Sky. On danse langoureusement en se tartinant le corps de miel dans une ambiance trip-hop où j’ai l’impression d’écouter Lamb avant que le refrain plein d’émotions et de réverb n’évoque une des chouchous officielles du blog Jeanne Added (ressemblance soulignée par ma fille de 5 ans, ouf j’ai réussi quelque chose…). Georgia ne résiste ensuite pas à la tentation de nous proposer une version alternative de Never Let You Go et deux autres versions de About Work The Dancefloor et 24 Hours. Pas forcément inintéressant mais pas non plus totalement nécessaire, bref l’essentiel se trouvait bien avant avec un album séduisant, entre pépites pour faire fumer la piste et morceaux plus subtils pleins de belles promesses. J’attends déjà avec impatience le prochain opus qui, je l’espère, continuera à approfondir ces deux tendances, enjoy!

Sylphe