Son estival du jour n°73 : Heart beats slow (2014) de Angus & Julia Stone

513AEbMaYALIl arrive toujours un moment où l’on réécoute Angus & Julia Stone. Notamment l’été, saison qui se prête plutôt bien aux sonorités folk-rock du duo. Si vous fréquentez régulièrement ces pages, ce son estival n’est pas vraiment une surprise. A plusieurs reprises, nous avons mis sur la platine un titre du binôme Stone. Rebelote ce 10 août, avec Heart beats slow, tiré du troisième album d’Angus & Julia Stone sobrement titré Angus & Julia Stone. Coincé entre un Down the way (2010) bourré de pépites telles que Big jet plane, Yellow brick road ou encore And the boys, et Snow (2017) qui contient notamment la merveille Baudelaire, Angus & Julia Stone est lui aussi  un bien bel album.

Enregistré alors que le duo ne jouait plus ensemble, Angus & Julia Stone est l’album des retrouvailles entre le frère et la sœur Stone, poussés par le producteur Rick Rubin. Il en résulte un opus un poil plus électrique que les deux précédents, mais qui conserve toutefois la Stone touch avec une toile de fond folk. Le public ne s’y trompera pas, en faisant d’Angus & Julia Stone le plus gros succès du groupe. Histoire de se donner un aperçu de la galette, on écoute Heart beats slow, balade faussement sereine mais qui fait un bien fou. Puisqu’on ne sait pas trop se limiter sur ce blog, ajoutons My word for it, ainsi que le très joli Get home. Comme toujours, rien ne vous empêche ensuite d’aller écouter tout l’album, voire toute la discographie d’un des duos les plus réjouissants et émouvants de ces dernières années.

Raf Against The Machine

Son estival du jour n°72 : Derezzed (2010) de Daft Punk

61wVcH7ByhL._SL1417_En 1982 sort sur les écrans Tron, réalisé par Steven Lisberger. Film culte de tout geek qui se respecte, ce long métrage de science-fiction traite à la fois d’informatique, de gaming et d’intelligence artificielle. Au-delà du pitch de départ (Kevin Flynn, un programmeur de jeu vidéo exploité et spolié de ses créations par un de ses collègues malveillant et sournois), Tron est resté célèbre pour ses scènes qui plongent ledit Kevin au sein même du jeu vidéo. Scènes qui occupent une bonne partie du film et dont la conception assistée par ordinateur est restée dans les mémoires. Presque trente années plus tard, Disney, déjà à l’initiative de Tron, imagine une suite intitulée Tron : L’héritage (Tron: Legacy en VO). On y fait la connaissance de Sam Flynn (fils de), qui plonge à son tour in-game pour retrouver son père et combattre une nouvelle intelligence artificielle. Les deux films forment un diptyque diversement apprécié. Si Tron a rejoint les films cultes, sa suite a été plus décriée. L’ensemble forme toutefois un divertissement qu’on ne négligera pas, surtout au cœur de l’été et alors que le monde n’a jamais été aussi déprimant.

Si Tron : L’héritage est resté dans les mémoires, c’est aussi grâce à sa bande originale, composée par Daft Punk. Le duo s’est adjoint les services de l’orchestre symphonique de Londres pour un résultat assez étonnant. Là où l’on connaissait le groupe pour ses tubes à dancefloor (rappelons que trois ans plus tôt sortait l’excellent et explosif Alive 2007), Tron: Legacy met l’accent sur des compositions électro-symphoniques qui posent une ambiance parfois sombre et mystérieuse, bien plus qu’elles ne font danser (comme en témoigne The game has changed, en écoute plus bas). Derezzed est précisément l’exception qui confirme la règle : trois minutes de pure folie sonore, sur lesquelles je vous défie de rester immobiles. Un pur son estival. Le son dont on a besoin, avant de se refaire les deux films.

Raf Against The Machine

Son estival du jour n°71 : Les bières aujourd’hui s’ouvrent manuellement (1998) de Miossec

MiossecCoverAPrendreQue s’est-il passé hier vendredi 5 août 2022 ? Sans doute plein de choses passionnantes un peu partout en France et sur toute la planète, mais nous nous arrêterons quelques instants sur une fête qui compte : hier vendredi 5 août 2022, c’était la Journée internationale de la bière. Créée en 2007 par une bande d’amis californiens, et à l’origine locale, cette célébration du houblon a eu lieu pour la toute première fois le 5 août 2008, puis s’est développée dans le monde entier à compter de l’année 2011. Notez une subtilité : cette Journée internationale n’a pas systématiquement lieu le 5 août, mais très précisément le premier vendredi du mois d’août. Hier, nous y étions, et avons donc célébré la date comme il se doit. Avec modération, doit-on le rappeler.

Cette modération ne nous a pas empêché de déguster quelques verres particulièrement savoureux, tout en écoutant une pile de bons disques. Dont ce titre de Miossec. Les bières aujourd’hui s’ouvrent manuellement figure en quatrième position sur l’album A prendre (1998), troisième galette studio du chanteur. Cet opus n’est pas dans les meilleurs, bien qu’il reste de haute tenue. Coincé entre le brillant diptyque Boire/Baiser (1995/1997), précédant le très bon Brûle (2001) et surtout l’excellent 1964 (2004), A prendre contient tout de même Retour à l’hôtel, L’assistant parlementaire et le très noir mais saisissant Au haut du mât. Des onze titres de l’album, il ne reste plus grand-chose dans le répertoire live de Miossec, qui se concentre sur d’autres albums.

Toutefois, Les bières aujourd’hui s’ouvrent manuellement occupe une place à part, puisque cette chanson, qui traite des relations de couple difficiles et de l’usure de la relation, est régulièrement revisitée sur scène par Miossec. On écoutera donc la version originale, suivie d’une revisite acoustique live en duo avec Gaëtan Roussel, à l’occasion d’un numéro de l’excellente émission Abers Road proposée par France 3 Bretagne. Retour aux sources rock avec, en bonus, la reprise très vénère de Deportivo, datant de 2007 sur l’album éponyme. Contrairement aux bières, vous pouvez écouter ce titre (et plus largement Miossec) sans aucune modération. Au fait, pour tout vous dire : hier soir, on a tout de même eu besoin d’un décapsuleur.

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Son estival du jour n°70 : Hear my train a comin’ (1967-1970) de Jimi Hendrix

Voilà quelques jours déjà que nous avons entamé une petite virée estivale blues. Tout d’abord avec Muddy Waters et les Rolling Stones (à retrouver par ici), puis avec Moriarty (à retrouver par là). A la frontière du blues et du rock, arrêtons nous aujourd’hui quelques minutes sur Jimi Hendrix et son album Blues, sorti en 1994. Compilation évidemment posthume, la galette regroupe des titres aux connotations blues du répertoire hendrixien. On y retrouve par exemple Red House, initialement parue en 1967 sur Are you experienced, premier album du guitariste. Ou encore une reprise très rock du Mannish boy de Muddy Waters. Onze titres pour une plongée dans une partie des racines de la musique de Jimi Hendrix, et un album assez incontournable si le garçon et/ou le genre musical vous attirent.

Pour être très précis, ce sont en fait dix titres qui constituent Blues, avec une double interprétation de Hear my train a comin’ en ouverture puis en clôture. L’album débute par une version acoustique du morceau, captée en décembre 1967 et que l’on pouvait déjà entendre dans le documentaire Jimi Hendrix (1973). Interprétée sur une guitare acoustique douze cordes, Hear my train a comin’ est livrée dans son plus simple appareil. Un blues brut de décoffrage et dépouillé comme un morceau de Robert Johnson. Blues se referme sur une version électrique du même morceau, enregistrée live à Berkeley en mai 1970. Bien qu’enrichi d’une basse, d’une batterie, le titre n’en est pas moins poignant et viscéral. Il donne à voir la palette d’émotions qu’Hendrix savait transmettre, et sa capacité à sans cesse relire un répertoire vertigineux. Pour des questions de disponibilités/droits, on écoutera ci-dessous la version électrique mais studio publiée en 2018 sur l’album Both sides of the sky.

Le reste de l’album est du même tonneau : entre ces deux titres, il vous reste neuf autres merveilles à (ré)écouter. L’album Blues de Jimi Hendrix ? Foncez, sans aucune hésitation.

Raf Against The Machine

Son estival du jour n°69 : Motel (2007) de Moriarty

516UsSDL8bL._SY355_En écho à Muddy Waters et aux Rolling Stones (voici quelques jours, à retrouver par ici), continuons notre déambulation au pays du blues avec Moriarty. Ce quintet né à Paris, mais mélangeant les nationalités et origines, se promène depuis ses débuts en 1995 entre blues, country et rock. Le groupe prend sa forme définitive en 1999, et surtout sa voix hors pair, avec l’arrivée au chant de Rosemary Standley. Cette dernière, immédiatement reconnaissable à son timbre de voix très particulier, donne à Moriarty une coloration qui soit agace au plus haut point, soit séduit immédiatement. Je fais partie de la seconde équipe, et ce depuis Gee whiz but this is a lonesome town, premier opus sorti en 2007. Suivront plusieurs autres albums studio, dont l’excellent Fugitives en 2013 : une série de reprises de standards blues et folk de la première moitié du vingtième siècle. Ou comment faire le lien avec le nom même du groupe. Moriarty ne fait en effet aucunement référence à l’ennemi juré et nemesis de Sherlock Holmes, mais à Dean Moriarty, l’un des protagonistes du roman Sur la route de Jack Kerouac (chef-d’œuvre à lire d’urgence si ce n’est pas déjà fait).

De bien belles choses à écouter, en lisant Kerouac au long de cet été, et en se laissant porter par le temps qui passe. En témoigne Gee whiz but this is a lonesome town, album séminal et originel de l’aventure Moriarty. Album dans lequel on retrouve Jimmy, le single qui a lancé la galette et le groupe. Un titre que l’on ne se privera pas de réécouter, après avoir emmené nos oreilles du côté de Motel, un morceau nettement marqué du sceau blues-folk qui sent bon la moiteur du bayou. Moriarty enregistre aussi une inattendue mais captivante reprise de Enjoy the silence de Depeche Mode, également disponible sur Gee whiz but this is a lonesome town.

Vous aurez compris le tiercé du jour : Motel, Jimmy, puis Enjoy the silence. Ecoutez Moriarty, plongez vous aussi dans le triple vinyle live Echoes from the borderline (2017) qui est une petite perle d’intimisme. Ensuite, faites ce que vous voulez. Mais écoutez Moriarty.

Raf Against The Machine

Son estival du jour n°68: DLZ de TV on the Radio (2008)

Aujourd’hui, je vous propose de découvrir ou réécouter un de mes albums rock préférés de tous lesTV on the Radio Dear Science temps, Dear Science de TV on the Radio. Après trois albums pleins de belles promesses – OK Calculator en 2002, Desperate Youth, Blood Thirsty Babes en 2004 et Return to Cookie Mountain en 2006 – les Américains de TV on the Radio (nom de groupe en référence à l’animateur de radio britannique Tommy Vance, qui se présentait sur les ondes par la formule suivante : « This is T.V. on the radio » ) frappent fort avec leur Dear Science qui est un alliage subtil d’influences rock, soul et trip-hop. Album d’une homogénéité folle, porté par des titres puissants comme Stork & Owl, Family Tree ou Love Dog, il est un écrin de choix pour la pépite du jour, DLZ. Basse addictive, ambiance brumeuse et sombre sublimée par la voix de Tunde Adebimpe (dont le flow rappelle un certain Kele Okereke), tension palpable et montée irrépressible qui arrive à exploser en possédant une retenue assez paradoxale, le morceau est un bijou de rage introvertie qui me file des frissons à chaque écoute. Un grand titre qui a croisé une grandissime série Breaking Bad, comme si l’alignement des planètes était parfait… Morceau final dans l’épisode 10 de la saison 2, il souligne la volonté de Walter White et Jesse Pinkman d’étendre leur réseau de distribution, porté par les seules paroles de Walter « Stay out of my territory ». DLZ pour dawn of a loser semble un titre écrit pour Walter White…. Si après cela, vous n’avez pas envie d’écouter Dear Science, je ne peux plus rien pour vous, enjoy !

 

Sylphe

Son estival du jour n°67 : Mannish boy (1955) de Muddy Waters feat. The Rolling Stones

71AIqZaQTwL._SL1400_Nouveau crossover de l’actualité : alors que les Rolling Stones sont actuellement en pleine tournée de leurs soixante ans, je découvre au détour d’internet la prochaine réédition d’un bien bel album. Le Live at the Checkerboard Lounge (Chicago, 1981) de Muddy Waters et des Stones est annoncé pour le 19 août prochain en double vinyle. Album aussi fascinant que relevant d’une quasi coïncidence, la double galette rend compte de la prestation unique du 22 novembre 1981 au Checkerboard Lounge de Chicago. Alors en plein cœur de leur tournée nord-américaine, les Stones s’installent à Chicago pour trois soirées. Dans ce berceau du blues qui influence tellement leur musique, la bande à Mick Jagger se rend ce soir-là au club The Checkerboard Lounge pour écouter Muddy Waters. La soirée prend très vite une autre tournure, puisque le groupe monte sur scène avec le légendaire bluesman, bientôt rejoints par Buddy Guy et Lefty Dizz, deux autres pointures du blues.

Il n’en faut pas plus pour donner naissance à une prestation blues, vénéneuse, incandescente, et pour tout dire assez incroyable. Musicalement tout comme dans l’esprit, puisqu’on assiste là à un bœuf musical taille XXL, exercice blues/jazz par excellence. Titre témoin et exemple de cette soirée, Mannish boy, standard absolu du blues enregistré par Muddy Waters en 1955. Histoire d’enfoncer le clou, on s’écoute juste après Hoochie Coochie Man, écrit et composé par Willie Dixon et interprété originellement par Muddy Waters en 1954. Le blues. La vie.

Raf Against The Machine

Son estival du jour n°66: Cheap and Cheerful de The Kills (2008)

Envie de rock un peu poisseux porté par un duo vénéneux ? J’ai ce qu’il vous faut avec The Kills,The Kills Midnight Boom duo composé de Jamie Hince et Alison Mosshart, qui nous a offert des albums de qualité dans les années 2000. Le troisième opus Midnight Boom prolonge le sentiment d’urgence et de malaise ressenti à l’écoute des deux premiers albums, Keep On Your Mean Side en 2003 et No Wow en 2005. Une attitude punk poussée à l’extrême, les talents de guitariste de Jamie Hince, l’interprétation habitée d’Alison Mosshart, un texte invitant à fuir le côté lisse de l’existence (au passage les paroles sont tout de même d’une certaine Amy Winehouse et d’un certain Mark Ronson…) et vous obtenez ce Cheap And Cheerful à fleur de peau qui donne envie d’aller réécouter une discographie puissante, enjoy !

 

Sylphe

Son estival du jour n°65: L’enfer de Stromae (2022)

Voilà un titre qui ne colle pas vraiment aux ambiances estivales censées être placés sous le sceauStromae L'enfer de la décompression et du rythme de vie qui n’est pas cadré par les horaires de travail. Pour autant, ce serait un brin simpliste de considérer que le mal-être vous laisse tranquilles lorsque le soleil brille dans le ciel et que le travail -pour les chanceux qui ont des vacances pendant l’été – desserre son étreinte et vous laisse plus de temps pour penser pleinement à ce que vous êtes. Je vous rassure, je n’ai aucunement l’intention de me lancer dans une analyse psychologique de comptoir et tentais seulement de montrer que ce titre n’est pas forcément à contre-courant de l’été. Avec Stromae, je m’attaque à une des plus belles plumes de ces dernières années, une plume capable de sublimer son spleen existentiel, de toucher aux sentiments les plus profondément enfouis tout en offrant des ambiances dansantes faussement légères. J’ai usé jusqu’à la corde Racine carrée, son deuxième album sorti en 2013, d’une justesse exemplaire. Je ne reviendrai pas plus sur cet album qui a inondé nos ondes et qui a permis l’explosion de Stromae. Une explosion trop difficile à gérer pour ce dernier, ce qui explique les 9 longues années d’attente avant le troisième opus Multitude sorti le 3 mars dernier. De même, je ne reviendrai pas sur la polémique ridicule autour du titre L’enfer joué pendant le jt de 20h de TF1 et me contenterai de savourer cette pépite très noire, à l’image de ce Multitude sans concession. Sobrement accompagné de ce choeur émouvant initial et d’un piano, L’enfer retranscrit avec une profonde humanité la puissance de l’angoisse qui étreint Stromae. Les synthés discordants qui symbolisent les crises donnent une ambiance électrique à ce superbe titre, à écouter en toute saison, enjoy !

 

Sylphe

Son estival du jour n°64 : Enter Sandman/Westworld (2022) de Metallica/Ramin Djawadi

500x500Comme un hasard du calendrier, l’été 2022 que nous traversons actuellement est à la fois l’occasion de retrouver Metallica en tournée européenne, mais aussi de replonger dans Westworld pour sa quatrième saison. Très possiblement la meilleure série TV actuellement en cours pour son propos, son ambition et son champ des possibles, associés à une réalisation et une photo de haute volée, Westworld a fait le pari, dès ses débuts en 2016, d’une BO originale et atypique. Du coin de l’œil, je vous vois froncer le sourcil : « Mais, une série débutée en 2016 et qui balance sa quatrième saison, y a comme un souci non ? ». Non, car Westworld est une série qui prend son temps, en plus d’avoir été frappée par deux années de Covid. Une BO atypique disais-je, en ce qu’elle combine des compositions originales, mais aussi bon nombre de reprises de titres archi-connus dans des versions instrumentales parfois déroutantes mais souvent passionnantes. Tout ceci supervisé par Ramin Djawadi (Game of Thrones, Pacific Rim, Person of Interest). Nous en avions déjà parlé voici quelques mois, autour du Space Oddity de Bowie (et c’est à relire/réécouter par ici).

Pourquoi parlais-je de Metallica en ouverture de cette chronique ? Vous me voyez venir, avec sous le bras un crossover aussi improbable qu’excitant. Aucune surprise là-dedans, surtout pour les personnes de bon goût qui ont déjà plongé dans Westworld saison 4 (rappelons que la série est visible en France sur OCS, en simultané avec sa sortie US). Cette nouvelle salve d’épisodes est, une fois encore, l’occasion de (re)découvrir de grands titres réarrangés. En témoigne Enter Sandman, titre d’ouverture du Metallica/Black album de Metallica, sorti en 1991. Morceau rock puissant et mélodique, il est totalement relu et réexploité dans Westworld, pour en faire ressortir l’ampleur orchestral et la majesté. Sans doute une des plus belles et justes reprises de ce petit bijou musical. Sans plus attendre, on écoute ça tout de suite. En bonus, la bande-annonce de Westworld saison 4, histoire de mesurer l’ambition de cette série incroyable et follement intelligente. Ecoutez Enter Sandman, puis foncez dans Westworld.

(Visuel by HBO)

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