Clip du jour n°2:If You Really Love Nothing d’Interpol (2018)

Au début des années 2000, les critiques musicaux ont constaté un véritable renouveau du rock, porté par des groupes jeunes ayant pour certains connu un succès d’estime considérable. Au milieu de The Strokes, Kasabian, Bloc Party, The Killers ou encore Franz Ferdinand, Interpol a su s’imposer dans une veine plus post-punk.  Hier est sorti leur cinquième album Marauder toujours signé sur le label Matador Records, ainsi que le clip du morceau If You Really Love Nothing. Le morceau percutant se situe dans la lignée des albums précédents et s’avère brillamment illustré par un clip réalisé par Halla Matar. Ce clip tout en noir et rouge -clin d’oeil aux premières pochettes du groupe- est porté par Kristen Stewart qui incarne avec brio une jeune femme hédoniste qui prend avec légèreté le monde qui l’entoure. Les mouvements de caméra rapides et le goût prononcé pour les plans-séquence épousent avec merveille l’impossibilité de la jeune femme à se poser, guidée qu’elle est par son envie de ne pas respecter les codes. Une surenchère perpétuelle qui laisse le spectateur tout aussi conquis que médusé, à l’image du jeune homme du début. Voilà finalement en Kristen Stewart une belle métaphore du groupe (n’oublions pas qu’elle sort du coffre du taxi amenant Interpol) qui se vante de ne rien respecter, sauf nos oreilles pleines de gratitude de ce morceau.

Sylphe

Clip du jour n°1 On the nature of daylight de Max Richter (2018)

Parce que c’est l’occasion de retrouver Max Richter, aux commandes notamment de la BO de The Leftovers, sans doute la plus grande et bouleversante série TV de ces dernières années. Histoire de s’en persuader, si ce n’est déjà fait, on (re)verra à volonté ces 28 épisodes incroyables sublimés par le son de Max Richter.

Parce que c’est aussi l’occasion de retrouver Elizabeth Moss, sans doute une des plus grandes et bouleversantes actrices de notre époque. Histoire de s’en persuader, si ce n’est déjà fait, on (re)verra Mad Men, Top of the Lake ou encore La servante écarlate.

Parce que, parfois, il faut savoir se taire et laisser parler musique et images. Dont acte.

Raf Against The Machine