Son estival du jour n°77 : Lose yourself (2002) de Eminem

R-4407037-1567219126-9335Se réveiller avec dans la tête un son énorme, qui ne quitte jamais ton esprit. Lose yourself, chanson composée et interprétée par Eminem, fait partie de ce qu’on fait de mieux dans le genre. Sorti en 2002, le titre est tiré de la BO du film 8 Mile. Le long métrage, réalisé par Curtis Hanson, retrace la vie et les débuts de Jimmy « B-Rabbit » Smith Jr. : employé dans une usine automobile à Detroit, le garçon est surtout passionné par la musique et le rap, tout en étant empêtré dans une existence assez pénible et un manque de confiance. Film en partie biographique autour de Mashall Bruce Matters III aka Eminem qui interprète B-Rabbit, c’est une vraie réussite narrative et de réalisation, qui alterne moments d’introspection et battles rap. La BO n’est d’ailleurs pas pour rien dans le succès de 8 Mile.

Faite à la fois de titres rap des années 90 et de compositions originales d’Eminem, on y retrouve des pointures comme le Wu-Tang Clan ou The Notorious B.I.G., et du Eminem pur jus. A commencer par Lose Yourself et son très haut pouvoir énergétique et émotionnel. Le titre condense en quelques minutes les doutes, les espoirs, les craintes, les rêves d’un garçon qui bouillonne de rage intérieure de s’accomplir et d’être pleinement lui-même. Saisir la chance qui se présente en se lâchant totalement, c’est le sens du Lose yourself (Laisse toi emporter), explicité dans le refrain : « You better lose yourself in the music, the moment / You own it, you better never let it go ». Eminem suit le précepte et y met tout son cœur et son énergie. Lose yourself n’est sans doute pas le titre où il déploie au maximum son légendaire flow (qui fait toujours pâlir le copain Sylphe), mais c’est assurément un de ses titres les plus ravageurs et explosifs.

On écoutera donc la version originale (accompagnée d’images du film), avant de passer 18 ans plus tard au même Eminem qui réinterprète Lose yourself lors des Oscars 2020, dans une version un poil plus rock. L’énergie est la même, voire plus intense. La salle est on fire. Le game est plié direct. Le patron est sur scène.

Raf Against The Machine

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