Review n°102: WE d’Arcade Fire (2022)

Ecrire un article quand l’inspiration te fuit et que le plaisir d’écrire te coule entre les doigts alorsArcade Fire WE que le plaisir de partager demeure intact… S’attaquer à une review sur un album d’Arcade Fire, un groupe sacré pour toi qu’il devient de bon ton de mépriser dans la sphère indé comme l’ont été d’autres avant eux tels que U2, Muse ou encore Coldplay… Jalousie face au succès, regret de ne pas garder pour soi un groupe qu’on a pris plaisir à découvrir aux portes du succès (le syndrome du « le meilleur album c’était le premier »), difficulté à se voir vieillir et donc idéalisation des premiers albums ? J’enfonce bien évidemment des portes ouvertes et m’en excuse mais j’ai tout lu sur ce sixième album WE et certaines chroniques m’ont laissé quelque peu sur ma faim. C’est le jeu des chroniques musicales et il faut savoir accepter toute subjectivité….

J’ai toujours perçu Arcade Fire comme ma porte d’entrée dans la sphère musicale indé -même si bien sûr cette perception est un brin caricaturale – et j’ai pris de plein fouet un Funeral auquel je n’étais pas du tout préparé. Un concert en plein après-midi à Rock en Seine en 2005, une autre soirée orageuse quelques années plus tard au même endroit, des albums brillants et très différents les uns des autres sur lesquels je n’ai jamais osé poser mes mots maladroits, un coup de mou ô combien compréhensible avec Everything Now en 2017. Arcade Fire mérite amplement cette étiquette facile de « groupe majeur des années 2000 ».

C’est vrai que la production de Nigel Godrich a tendance à prendre trop de place, que les 40 minutes passent trop vite, que la structure binaire des titres (première partie intimiste laissant place à une explosion épique, la symbolique du passage du I au WE qui sont les deux parties de l’album) est répétitive, que le featuring de Peter Gabriel sur Unconditionnal II (Race and Religion) est assez dispensable et ressemble à un coup de pub ou que le Prelude de 30 secondes en troisième titre ressemble à une blague pas drôle mais… tout le reste.

Mais les deux sublimes Age of Anxiety… La douceur du piano et cette voix de Win Butler qui me hérisse les poils comme toujours laissent la place à des explosions électroniques savoureuses. Sur Age of Anxiety je vous mets au défi de ne pas succomber à la rythmique électro et à la batterie alors que  je retrouve avec plaisir Regine Chassagne sur Age of Anxiety II (Rabbit Hole) pour une fin toute en tension sublimée par les cordes finales.

Mais End of the Empire et sa mélancolie désabusée d’une justesse imparable.

Mais l’explosion rock certes attendue mais jouissive de The Lightning II qui vient trôner avec délices au milieu de ces morceaux d’Arcade Fire qui te font perdre contact avec la réalité.

Mais Unconditionnal I (Lookout Kid) qui est un bijou de pop lumineuse qui te ramène dans le vent d’optimisme qui soufflait sur Funeral, espèce de No Cars Go presque 20 ans plus tard.

Il y aurait tant à dire sur ce très bel album d’Arcade Fire mais les mots sont trop faibles, enjoy !

Morceaux préférés (pour les plus pressés): 8. Unconditionnal I (Lookout Kid) – 7. The Lightning II – 1. Age of Anxiety I – 4. End of the Empire I-III

 

 

Sylphe

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