Five Titles n°27: Never Let Me Go de Placebo (2022)

Certaines critiques musicales sur le dernier album de Placebo sont particulièrement âpres et j’avouePlacebo Never Let Me Go 2 avoir difficilement résisté à la tentation de commenter certains articles les traitant de papys qui mériteraient de prendre leur retraite… Ici à Five-Minutes notre ligne éditoriale (#payetonnompompeux) consiste à aborder essentiellement les artistes et albums qui trouvent grâce à nos oreilles -même si le plaisir n’est pas toujours total ou à la hauteur de nos attentes. L’offre musicale est tellement large que certains critiques feraient mieux de garder leur énergie pour de belles découvertes plutôt que de dézinguer sans argumenter. La nature humaine est particulière et se montre souvent plus habile lorsqu’il faut justifier une déception qu’un coup de coeur, du coup laminer Never Let Me Go, le huitième album de Placebo, ne relèverait-il finalement pas d’une certaine paresse intellectuelle? De mon côté je regrette évidemment le départ du batteur Steve Forrest en 2008 et constate que Battle for the Sun en 2009 et Loud Like Love en 2013 sont des albums mineurs d’une discographie que de nombreux groupes de rock envieraient. 9 ans après, je suis donc avant tout agréablement surpris que Brian Molko et Stefan Olsdal aient retrouvé l’envie d’enregistrer un album studio et je tente de ne pas avoir des espérances trop élevées, Without You I’m Nothing a déjà 30 ans faut-il le rappeler… 13 titres et 57 minutes plus tard, j’ai le sourire et ce Never Let Me Go est pour moi le meilleur album du groupe depuis qu’il est devenu duo. Certes, j’ai tout de même conscience des limites de l’opus : l’album est un peu trop long et la deuxième partie s’essouffle et se montre moins puissante. De plus, les prises de risque sont mesurées mais avais-je envie d’un véritable renouveau…?

Je vous propose 5 jolies pépites qui ne feront pas de vous des has-been parce que vous prenez encore du plaisir à écouter Placebo en 2022…

  1. Le morceau d’ouverture Forever Chemicals avec ses sonorités discordantes, sa batterie puissante et le chant lancinant de Brian Molko – dont la voix reconnaissable entre toutes demeure un argument de poids – fait preuve d’une belle énergie rock et lance l’album de manière solide.
  2. Le single Beautiful James qui inonde les dernières radios qui osent passer du rock fait bien le job avec ses influences plus électroniques. Pas foncièrement original, je suis tout de même happé par la belle intensité.
  3. The Prodigal est peut-être le morceau le plus original, porté par… ses cordes. Le résultat est un joli bijou d’émotions qui met à l’honneur un texte fort.
  4. Surrounded By Spies (dont j’avais déjà parlé par ici) fonctionne à merveille grâce à sa rythmique tout en tension et ses paroles obsédantes répétées deux fois.
  5. Twin Demons est le titre de la deuxième partie de l’album qui me séduit le plus. Du pur rock frontal avec une rythmique addictive.

Merci à Brian Molko et Stefan Olsdal de continuer à faire vivre leur son rock, sur ce je retourne réécouter la playlist de leurs meilleurs morceaux (à retrouver ici), enjoy!

 

Sylphe

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