Review n°95: As I Try Not To Fall Apart de White Lies (2022)

Au moment d’écouter ce sixième opus des Anglais de White Lies, ce serait vous mentir que White Lies As I Try Not To Fall Apartd’insister sur mes grandes attentes. Après un premier opus brillant que je vous recommande chaudement, To Lose My Life… en 2009, nos chemins ne se sont presque plus croisés et c’est par le plus pur des hasards que je suis tombé sur ce As I Try Not To Fall Apart dont la pochette m’a fait penser à un vieil album de Coldplay. Oui, lecteur perdu en cette contrée, tu te soucies assez peu de toutes ces considérations et te doutes bien de la venue du célèbre dicton : Pas de vraie attente, mais de fortes chances que tu y plantes ta tente. (#desoleLaFontaine)

Nous retrouvons Ed Buller à la production, la voix sombre et puissante de Harry McVeigh, ce rock entêtant qui est né sur les plaines venteuses de Joy Division pour évoquer désormais davantage Depeche Mode ou Poni Hoax, si on cherche une référence française. Cet album, et en particulier la première partie, file une belle claque salvatrice et jouissive. Le morceau d’ouverture Am I Really Going To Die? qui aborde le thème central de l’album la mort, frappe fort avec ses synthés, ses sonorités urbaines et la déflagration électrique qui parcourt le titre. L’impression que Nicolas Ker aurait abandonné les étoiles pour un dernier baroud d’honneur. As I Try Not To Fall Apart prolonge le plaisir dans une version un peu plus pop-rock et plus lisse avant le tourmenté Breathe. J’aime le contraste entre une instrumentation presque contemplative et volontiers apaisée avant ce refrain rock qui donne du caractère au titre. Le rock puissant digne d’Editors de I Don’t Want To Go To Mars et les synthés omniprésents de Step Outside soulignent toute la palette de White Lies qui réalise une première partie d’album de très haut vol.

La deuxième partie de l’album reste cohérente et garde sa ligne directrice d’un son qui se veut frontal, même si je peux regretter la présence d’un titre imparable. Roll December fait preuve d’une belle intensité et surprend par sa montée finale extatique, le début de The End lorgnerait presque sur l’electronica alors que There Is No Cure For It clot avec beauté l’album , le thème de la mort fermant la boucle. Ce sixième album de White Lies est en tout cas une bien belle réussite et je ne vous mens pas, enjoy !

 

 

Sylphe

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