Review n°87: Windflowers d’Efterklang (2021)

Et si finalement cette année 2021 était bien celle de la consécration pour Casper Clausen? Après avoir sorti en tout début d’année un brillant premier album solo Better Way qui m’avait particulièrement envoûté (à (re)lire par ici), voici ce dernier de retour pour boucler l’année avec son groupe de toujours Efterklang et son sixième opus Windflowers. Le dernier album des Danois qui mettait à l’honneur pour la première fois leur langue natale, Altid Sammen, remonte à 2019 et nous a laissé de très bons souvenirs. Bref, comme vous le comprendrez aisément, telle une jouvencelle aveuglée par ses sentiments, je ne demande qu’à succomber à la douceur et au charme aérien de ces brillants scandinaves…

Une pochette assez sobre mettant à l’honneur cette anémone fleurissant au printemps dans les forêts danoises -je vais m’arrêter là pour ces considérations florales avant que mon inculture notoire dans ce domaine ne soit trop criante – aurait plutôt tendance à nous diriger vers un certain classicisme un brin suranné. Sinon je peux me contenter de dire que la pochette est peu attractive… Dès les premières notes du titre d’ouverture Alien Arms, on est surpris par une rythmique de fond fallacieuse car elle nous invite à un univers hypnotique et dansant. La voix grave de Casper Clausen va vite nous ramener dans des contrées connues en se déroulant avec sobriété et une forme de majestuosité. Quelques choeurs féminins donnant une saveur de dream-pop et un saxo en fond permettent au titre de gagner en intensité. Beautiful Eclipse va ensuite dessiner un superbe paysage sonore que n’aurait pas renié The Notwist, l’ensemble est fragile et gracieux, magnifié par les cordes. Hold Me Close When You Can prolonge l’émotion sur un début piano/voix d’une grande beauté qui fait frissonner la jouvencelle en moi -oui ceux qui me connaissent diront qu’elle est profondément enfouie. La voix de Casper Clausen est sublime et les violons viennent accompagner avec retenue une subtile montée. L’intermède instrumental Lady of the Rocks nous permet de reprendre contact avec la Terre, après ce trio inaugural aérien.

Dragonfly amène ensuite une tonalité plus pop grâce à une touche de vocoder et une voix féminine assez juste. Le titre reste cependant assez attendu et je préfère le brillant Living Other Lives, version compréhensible d’Animal Collective. Les couches de sons se superposent, on navigue entre la pop ésotérique et l’ambient à la Four Tet pour un résultat d’une grande richesse. Après un Mindless Center Casper Clausen sort son timbre de voix noir comme l’encre, House on a Feather surprend par ses voix robotisées et séduit par sa montée en tension finale. Abent Sar et ses presque 8 minutes nous emmènent finalement très loin grâce au talent de The Field qui sublime 3 minutes dignes de Sigur Ros grâce à ses boucles hypnotiques.

Je ne peux que vous inviter à savourer ce Windflowers qui vous offrira de belles effluves printanières au milieu de cet automne, enjoy !

Sylphe

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