Five Titles n°25: Party Like a Human de General Elektriks (2021)

Il y a peu, je prenais plaisir à réécouter le deuxième album Good City for Dreamers de General Elektriks (à voir parGeneral Elektriks Party Like a Human ici), album qui n’a pas pris une ride et dont l’électro-funk fait mouche avec délices. 12 ans et 4 albums plus tard, le septième opus Party Like a Human est sorti le 24 septembre dernier. L’occasion de prendre des nouvelles d’Hervé Salters et de voir si sa folie créatrice est toujours au beau fixe. Sans forcément révolutionner son style, même si les featurings sont plus nombreux que d’habitude et l’ouverture vers le hip-hop plus grande, ces 43 minutes font bien le job et nous plongent dans cet univers si atypique et si reconnaissable. L’ensemble est très homogène et je peux cependant regretter l’absence de véritables bombinettes électro-pop qui donneraient un supplément d’âme à cet album. Maintenant ce Party Like a Human dont la pochette ferait penser à une version moderne d’un tableau de Jérôme Bosch -en réalité, c’est le tableau Off the Wall : Art of Absurd de Laurina Paperina – demeure une très bonne porte d’entrée dans l’oeuvre de General Elektriks. La preuve en cinq titres qui fonctionnent à merveille…

  1. Le morceau d’ouverture Seeker nous ramène d’emblée en terrain connu. Basse funk, rythmique toute en ruptures, synthés hypnotisants, la voix d’Hervé Salters qui se plaît à naviguer dans les aigus, tout est parfaitement en place et nous ramène plus de 10 ans en arrière dans un univers hédoniste à souhait.
  2. Party Like a Human, le morceau éponyme, joue la carte d’un groove chaleureux et gourmand. Les synthés ne sont jamais loin et électrisent l’ensemble, en particulier sur une fin surprenante par son minimalisme.
  3. Chambre magique, seul titre chanté en français, ramène quant à lui vers l’univers fantasmagorique d’un Flavien Berger. Le duo de voix fonctionne à merveille et je découvre avec plaisir le timbre de voix de l’actrice Ariane Labed d’une grande sensualité qui se marie parfaitement à cette atmophère jazzy d’une grande douceur. Ce récit d’un rêve devenu cauchemar amène à l’évasion…
  4. Giving Up on You me séduit, quant à lui, par deux aspects : l’habituelle atmosphère électro-funk dans la droite lignée de Seeker mais aussi ces montées symbolisées par des violons bien sentis qui me rappellent, de manière assez surprenante, Poni Hoax.
  5. Le tryptique Cosmic Check clot avec brio l’album. J’apprécie tout particulièrement le featuring du rappeur Quelle Chris sur Cosmic Check Pt. 2 : One Foot in the Grave (plus convaincant que Lateef the Truthspeaker sur Electric Pigeons). Son grain de voix sombre se marie parfaitement à une ambiance plus mystérieuse qui n’est pas sans rappeler l’univers de The Avalanche. Cosmic Check Pt.3 : Humans Unite ! contrastera assez brillamment ensuite dans une version pop jazzy décomplexée où le refrain s’incruste en nous de manière indélébile.

Voilà à coup sûr un album plus riche qu’il n’y paraît à première vue. Moi-même, j’ai l’impression que mon avis n’a cessé d’évoluer au fil de cette chronique. A vous de vous faire votre propre avis désormais, enjoy !

 

 

Sylphe

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