Five Titles n°24: Squaring The Circle de Sneaker Pimps (2021)

Il aura fallu attendre 19 ans pour avoir la chance d’écouter un quatrième album de SneakerSneaker Pimps Pimps… Depuis Bloodsport en 2002, je m’étais presque fait à l’idée que ce groupe n’aurait définitivement pas la carrière qu’il méritait. Je vous invite à ce sujet à aller écouter par ici  la playlist qui, je l’espère, vous convaincra de la grande valeur de ce groupe biberonné aux saveurs du trip-hop. 19 ans après, Chris Corner est toujours aux commandes et maîtrise avec brio sa voix, n’hésitant pas à davantage utiliser sa voix de tête. La nouvelle voix féminine qui apparaît sur 10 des 16 titres, à savoir Simonne Jones, apporte de son côté une suavité et une douceur assez enchanteresses. Certes, ce Squaring The Circle est un peu trop copieux (1h07 tout de même) et quelques titres dans la deuxième partie sont plus dispensables mais peut-on vraiment reprocher ces excès après un silence si long et si frustrant? Cet album saura, à coup sûr, toucher les fans de la première heure par sa capacité à construire des ambiances instrumentales clair-obscur aux confins du trip-hop et du dubstep. Je trouve que les deux voix se marient à merveille et permettent de beaux moments d’émotion, comme si le spleen de James Blake avait trouvé la puissance extravertie des premiers albums de Muse. L’image est un brin provocante, je vous l’accorde, mais je vous invite à découvrir ce Squaring The Circle à travers 5 bijoux.

  1. Child In The Dark démontre d’emblée l’apport incontestable de Simonne Jones. Sur une instrumentation dubstep, elle apporte une puissance pop savoureuse, magnifiée par des choeurs bien sentis. On savourera le chant de Chris Corner sur la deuxième partie du titre…
  2. Immaculate Hearts propose un morceau plus rock dans son approche pour un résultat qui se place comme un chaînon manquant entre Muse et Radiohead.
  3. Tranquility Trap sonne comme du Elysian Fields et désarme par la beauté du chant de Chris Corner. Sur une instrumentation mélancolique, je suis touché par cette voix montant à des hauteurs insoupçonnées et rappelant le chant d’Hayden Thorpe de Wild Beasts. Pour moi, le sommet de l’album…
  4. Stripes surprend, quant à lui, par sa rythmique techno martiale. Le climat est vénéneux et la voix de Chris Corner tout en tensions pour un résultat très puissant.
  5. Paper Room propose une atmosphère plus aérienne, aux confins de Trentemoller et Radiohead. Un beau moment d’émotion tout simplement….
  6. Parce que certaines règles ne demandent qu’à être transgressées, je finirai en sixième titre avec Black Rain qui magnifie l’association des deux voix. La confrontation est juste sublime…

Voilà un article succinct qui ne rend pas pleinement hommage à la réalité de cet album et je vous invite à dépasser mes modestes mots pour vous confronter à ce Squarring The Circle. Ecoutez, savourez Sneaker Pimps, apportez votre pierre à l’édifice pour éviter que nous n’ayons encore 19 ans à attendre….Enjoy!

Sylphe

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s