Five Titles n°22: Californian Soil de London Grammar (2021)

Des nouvelles aujourd’hui des Anglais de London Grammar, trio composé de Dominic « Dot » Major (clavier,London Grammar percussions), Dan Rothman (guitare) et la chanteuse à la voix de velours Hannah Reid. C’est en 2013 (et oui, ma bonne dame, ça file…) avec leur premier opus If You Wait que l’on a fait connaissance avec ce groupe proposant un trip-hop moderne ayant batifolé avec la dream pop. Je vous invite à aller réécouter des titres comme Wasting My Young Years et Strong qui devraient réveiller en vous des réminiscences d’émotions fortes ou savourer la sublime reprise de Nightcall de Kavinsky. En 2017, je suis littéralement passé à côté de leur deuxième album Truth Is a Beautiful Thing mais ce Californian Soil est arrivé à bon port. Sur la base du hasard (j’ai regardé l’album dans une liste de sorties, cet album m’a regardé, bref j’ai écouté cet album…) j’ai écouté sans aucune attente particulière, si ce n’est une curiosité polie, cet album qui m’a totalement emporté dès la première écoute… Vous me direz que les textes ne sont pas les plus originaux du monde, que l’évolution du son de London Grammar est très prudente et que l’album est un peu trop homogène. Sans nier ces arguments, je vous répondrai juste que la voix d’Hannah Reid me transperce par sa douceur. La recette est donc d’une simplicité imparable: cette voix centrale qui a la capacité de porter à elle seule certains morceaux, des ambiances instrumentales entre le trip-hop de Massive Attack, l’électro d’un Thylacine et le lyrisme des cordes. Je vous invite à découvrir cinq titres qui s’imposent comme une porte d’entrée majestueuse de ce Californian Soil.

1. Le morceau d’ouverture sobrement intitulé Intro et ses deux petites minutes au pouvoir cinétique évident donne une leçon de grâce mystérieuse. Une mélopée irréelle qui vient remplacer ces cloches en fond et des violons/violoncelles qui viennent faire souffler un son épique, voilà la bande-son parfaite pour illustrer l’arrivée d’un héros solitaire au milieu d’une lande nappée de brouillard.

2. Le titre éponyme part lui sur une rythmique trip-hop digne du Teardrop de Massive Attack avec la voix aussi douce que puissante d’Hannah Reid. L’alliance entre la boîte à rythmes et les violons est subtile pour une superbe revisite moderne du trip-hop.

3. Lord It’s a Feeling joue quant à lui davantage la carte de l’électronica. L’instrumentation me fait fortement penser aux premiers albums de Moby pour un résultat qui gagne au fur et à mesure en complexité. Une des vraies prises de risques de l’album.

4. How Does It Feel aborde ensuite le thème de la rupture amoureuse en jouant davantage sur la fibre pop. Le refrain joue sur des sonorités aux frontières du disco pour un résultat plus dansant et particulièrement savoureux.

5. Baby It’s You brille enfin par son électro un brin nostalgique à la Thylacine qui contraste avec la puissance du chant. De la joaillerie musicale…

 

Pour commencer sous les meilleurs auspices ce weekend ensoleillé, si vous savouriez le cocktail doux et intense de ce Californian Soil? Enjoy!

Sylphe

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