Pépite du moment n°85 : Cassiopeia (2021) de Thomas Méreur

Capture d’écran 2021-04-01 à 20.37.54Voici pile un an, nous étions en plein confinement 1.0, plongés dans ce nous pensions alors être une épidémie passagère, que l’été chasserait tranquillement. Cette épreuve de l’isolement a été vécue différemment par chacun, et nous l’avons tous traversée avec nos moyens. En ce qui me concerne, toutes ces longues semaines ont été rendues supportables par quelques personnes très chères, mais aussi par des occupations culturelles (et donc hautement essentielles) au premier rang desquelles beaucoup de musique. Parmi les nombreux sons qui ont marqué cette étrange expérience, Dyrhólaey de Thomas Méreur occupe une place de choix. Plus largement même, ce premier album du garçon, sorti en octobre 2019 et chroniqué ici (à relire si le cœur vous en dit), reste à ce jour un des albums majeurs de ma discothèque. La poésie et la lumière qui se dégagent de la musique de Thomas Méreur m’embarquent à chaque écoute, pour une évasion toujours renouvelée, tout autant qu’un voyage intimiste en moi-même. Dyrhólaey, ou le compagnon idéal d’une existence en général, et d’un confinement en particulier.

Le hasard existe-t-il ? Absolument pas. Rien n’arrive par hasard, rien n’est fortuit. On aurait peut-être pu éviter ce reconfinement 3.0 printanier, mais l’essentiel n’est pas là. L’essentiel, c’est que quasiment un an après l’entrée dans le premier confinement, nous voilà de nouveau cloitrés chez nous pour 4 semaines (au minimum, et on n’espère pas plus) avec le nouveau défi de surmonter cet enfermement. Un isolement qui n’a pas grand chose à voir avec celui de 2020, puisque nous sommes beaucoup à être lassés, résignés, un peu tristes parfois aussi, mais également nombreux à espérer la lumière, la vie, les gens qu’on aime, une bière avec le poto Sylphe, un concert, un ciné… une balade sous le soleil breton (oui, j’ai bien parlé de soleil breton), un resto avec toi (oui, toi…) n’importe où il te plaira. Entendre ta voix et tes rires autrement que dans le téléphone, et revoir tes yeux en vrai. Refaire le monde, parce qu’en plus après tout ça il en aura bien besoin, avec nos regards croisés autour d’un verre de vin blanc. La sérénité, la douceur, l’espoir.

Comme une bande son à ces désirs, Cassiopeia se pose là, naturellement, tout comme s’était posé Dyrhólaey. Dernière composition en date de Thomas Méreur, publiée le 29 mars dernier à l’occasion du Piano Day 2021, voilà un son minimaliste fait uniquement de piano. Une lenteur apaisante, une composition apaisée, un velours musical qui se met à ruisseler de notes-gouttes à la 2e minute, comme pour éclairer une première partie plus sombre. Une métaphore de nos jours actuels, depuis mars 2020 jusqu’à mars 2021. J’explique difficilement avec des mots ce que la musique de ce garçon me fait à chaque écoute. En revanche, je ressens très bien ce qui me parcourt lorsque ses mélodies m’envahissent. Je crois bien que Cassiopeia va rejoindre Dyrhólaey dans mes grands moments indispensables de musique, qui font également partie de mes meilleures armes pour traverser ces nouvelles semaines et aller vers une vie démasquée au-delà de 10 kilomètres.

Et si « Demain est un autre jour » et que « Le meilleur est à venir », Cassiopeia et la musique de Thomas Méreur constituent la face poétique et intimiste de la bande-son de ces phrases que tu me répètes comme des mantras, et que je bois sans aucune réserve.

Raf Against The Machine

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