Five Titles n°16: Inner Song de Kelly Lee Owens (2020)

Deuxième belle découverte féminine en cette fin d’année avant la dernière ligne droite, les tops deKelly Lee Owens fin d’année et le plaisir de réécouter tout ce qu’on a savouré, en vérifiant si la patine du temps a embelli ou atténué l’éclat des pépites. L’artiste du jour, Kelly Lee Owens, est galloise et a sorti son deuxième opus Inner Song fin août. Après un premier opus éponyme sorti en 2017 et passé sous mon radar, cette dernière a décidé d’allier sa belle voix de falsetto et son électro-techno pour un résultat percutant tout en contrastes. La preuve en cinq instantanés menés tambour battant…

  1. Après le morceau d’ouverture Arpeggi, reprise instrumentale aux confins du dubstep du titre de Radiohead, On nous permet de découvrir la voix d’une très grande suavité de Kelly Lee Owens. Le résultat d’une grande luminosité est d’une très belle richesse: une dream-pop aérienne, illuminée par des synthés en arrière-plan m’évoquant le Loops from the bergerie de Swayzak avant que la fin plus techno révèle la puissance plus sombre sous-jacente.
  2. Après un Melt! sans concession par sa techno martiale sur laquelle des paroles chuchotées tournent en boucle, je choisis le trip-hop moderne de Re-Wild. On sent rapidement le potentiel illimité du chant, une voix qu’on aimerait voir illuminer les productions d’un James Blake
  3. Jeanette s’impose ensuite comme le sommet lumineux de l’album. Les synthés primesautiers évoquent Pantha du Prince ou les dernières productions de Four Tet, le pouvoir cinétique du titre est incontestable et le paysage sonore du morceau se dessine avec minutie. Le résultat démontre bien la double volonté de l’album: parler au corps avec cette tentation du dance-floor et satisfaire l’esprit par la capacité à mettre en place des atmosphères suggestives.
  4. L.I.N.E s’impose ensuite comme le morceau le plus accessible de l’album. Une voix et une mélodie d’une grande innocence font de ce titre un superbe condensé de dream-pop sucrée et gourmande.
  5. Même si Night ou Wake-Up auraient mérité de figurer ici, je ne résiste pas à la tentation de partager Corner Of My Sky, titre plus oppressant et sombre qui met à l’honneur un autre Gallois en featuring, John Cale en toute simplicité. Le résultat évoque les bouges enfumés de Bristol et le ton rocailleux de Tricky.

Sur ce, je vous laisse savourer ce Inner Song à sa juste mesure et me mets désormais en mode Top de fin d’année, enjoy!

Sylphe

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