Pépite du moment n°61: ROADS Vol.2 de Thylacine (2020)

Si vous êtes un lecteur régulier de ce blog, vous savez que le ROADS Vol.1 de ThylacineThylacine Vol.2 est assez incontestablement mon album préféré de 2019 (à relire au cas où par ici )… Du coup, il paraissait bien improbable que je ne vous parle pas de ce volume 2 dont j’avais déjà savouré les prémisses à travers la sortie du clip magnifique d’Alda. Malheureusement pour moi et je l’espère pour vous, ce deuxième volume qui délaisse l’Amérique du Sud pour se tourner vers les contrées sauvages des Iles Féroé est un simple EP de 4 titres pour 23 minutes, d’autant plus courtes qu’elles sont fidèles au premier opus et juste sublimes.

Le paysage est forcément différent et la lumière apaisante de l’Argentine a laissé la place aux embruns et aux côtes acérées. L’atmosphère est ainsi plus sombre et plus âpre, tout en gardant une réelle beauté picturale. Saksun (du nom d’un village féroïen) ouvre le bal tout en douceur avec ses sonorités aquatiques, ses suaves accords de guitare et sa rythmique croissante reconnaissable entre toutes, ce titre fonctionne parfaitement et s’inscrit dans la droite lignée du premier volume. Alda affirme ensuite son identité plus sombre, les sonorités âpres qui lorgnent vers une house sensuelle se marient avec délices au bruit des vagues avant que le saxophone ne vienne illuminer l’ensemble. Le contraste entre le saxophone et les boucles électriques porte le titre qui, vous le verrez, a la chance d’être illustré par un clip qui devrait vous convaincre d’aller visiter les Iles Féroé…

Eysturoy qui fait appel au chant intemporel d’Eivør vient ensuite frapper fort avec sa rythmique tout en ruptures. J’imagine un croisement entre le chamanisme celtique d’une Fever Ray et la virtuosité classique d’Aufgang pour un résultat assez surprenant. La fin du morceau avec le saxophone et la voix d’Eivør est très poétique. Stormur (on avait déjà entendu un Stormur chez les Islandais de Sigur Ros dans le plus sombre Kveikur… #coïncidence #orfèvressonores)  vient ensuite brillamment clore l’EP dans une atmosphère à la Jon Hopkins… Le son entre electronica et techno est d’une intensité folle et toujours grandissante pour un résultat qui s’adresse davantage au corps et donne envie de bouger… Il ne fallait décidément pas plus de 23 minutes à Thylacine pour nous désarmer de nouveau, enjoy!

Sylphe

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s