Review n°47: 33 000 FT. de Kazy Lambist (2018)

J’étais parti pour vous parler du dernier EP Sky Kiss de Kazy Lambist qui me séduit Kazy Lambisttotalement avec ses quatre titres bien sentis et puis j’ai été vaincu par la curiosité en écoutant le premier opus 33 000 FT. sorti en 2018… Derrière ce pseudo surprenant qui fait allusion à un alcool canadien se cache un petit français originaire de Montpellier, Arthur Dubreucq, qui avait remporté en 2015 le prix du public des Inrocks Lab et a pris tout son temps avant de nous proposer ce 33 000 FT. dont le titre évoque clairement son autre passion, l’aviation.

Définir le son de cet album est assez simple ma foi et c’est fort agréable de ne pas toujours avoir à se creuser la tête. Pour moi on est dans la famille large des Thylacine – Fakear- Petit Biscuit – Les Gordon, Kazy Lambist proposant une chill pop savoureuse nichée dans son cocon électronique et s’appuyant sur une voix de tête riche de promesses (j’ai souvent pensé au chanteur de Wild Beasts, ce qui n’est pas un mince compliment…).

L’album s’ouvre tout en douceur avec Glasses en featuring sur le titre Love Song qui séduit par sa basse funky (#bassealaMetronomy) et une voix résolument pop. Annecy prolonge cette atmosphère d’une grande coolitude en ouvrant sur des cris d’enfants à la Bibio, la mélodie suave ne tombe pas dans la monotonie et le rythme est assez plaisant. C’est véritablement Do You qui permet de percevoir l’éventail complet des possibilités de Kazy Lambist avec cette alliance parfaite entre une mélopée électronique imparable et la superbe voix de tête, le titre est très subtil dans son approche. Passé un interlude de 20 secondes dispensable comme les deux autres présents (je cherche encore l’intérêt des interludes en général…), Away reste dans la lignée de Do You avec son chant plus mélancolique et une rythmique plus downtempo qui contraste avec l’univers schizophrène de No Face. J’aime beaucoup la structure de ce dernier: on part sur une mélodie posée au piano qui laisse rapidement sa place à une atmosphère dansante et volontiers disco, l’esprit de Wild Beasts a veillé sur ce morceau…

La suite de l’album garde ce même niveau de production avec d’un côté des titres plus house comme le dansant Orion  (dont la rythmique me fait penser à Thylacine mais bon je le vois partout actuellement…#Thylacineaddicted) ou la belle montée de l’électro suave de Shutdown et de l’autre la chill pop aérienne, un brin moins originale mais tout de même séduisante, avec des titres comme The Essential ou le plein de classe Lights on Water Kazy Lambist se mue en un James Blake à la française. Deux cerises sur le gâteau pour clore l’album nous attendent: mon titre préféré, le bijou Once in a Lifetime et sa mélopée électronique obsédante, et la douceur pop de Rollercoaster. Envie de chiller auprès du feu? Tu sais ce qu’il te reste à écouter désormais, enjoy!

Sylphe

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