Review n°33: A Bath Full of Ecstasy de Hot Chip (2019)

Le 21 juin dernier, plus que l’arrivée de l’été c’est bien le septième opus des anglais deHot Chip Hot Chip qui m’a marqué. Nous avions déjà parlé ici de l’excellent clip du non moins excellent single Hungry Child (voir ici ) qui ne laissait augurer que de belles choses de la bande formée autour du duo Alexis Taylor/ Joe Goddard. L’album dont le nom vante « les paradis artificiels » n’a rien d’artificiel et s’impose comme ma bande-son de l’été, tout cela sous l’influence du regretté producteur  Philippe Zdar. Allez, tel un Stéphane Plazza décomplexé, je vous propose un petit tour du propriétaire qui devrait vous convaincre d’intégrer cet album à votre playliste estivale!

Le morceau d’ouverture Melody of Love (#titrepremonitoire) est sans surprise aucune mais d’une efficacité redoutable, la voix d’Alexis Taylor, les synthés et cette montée progressive qui vient nous cueillir et nous amener vers les dance-floors. Soudainement la nostalgie nous prend et nous voilà dans le courant des fluo kids, on bouge notre corps sans prendre conscience que la première flèche de Cupidon vient de toucher son but… Spell vient ensuite contraster avec la légèreté du titre précédent, les sonorités sont plus sombres avant que le refrain lumineux et pop où le vocoder vient nous faire un clin d’oeil prenne plaisir à casser les codes. Un morceau gourmand à souhait, une pop hédoniste savoureuse… Bath Full of Ecstasy s’impose dans la foulée comme le titre pop par excellence, très inspiré par les français de Phoenix, pour un résultat séduisant mais un brin trop classique à mon goût. Clairement la première partie de l’album est dévastatrice avec deux nouveaux bijoux: Echo, morceau dance tout en ruptures qui amène avec brio la pépite house Hungry Child dont le beat de fond est une vraie drogue dure et dont l’ambiance n’est pas sans nous rappeler Cassius.

La deuxième partie de l’album perd un peu en puissance mais permet de maintenir une belle homogénéité à l’ensemble. Positive me donne l’impression que Caribou et Depeche Mode ont fauté en cachette, Why Does My Mind joue la carte de la douceur sucrée pop dans une belle débauche de synthés, Clear Blue Skies fait la part belle aux cordes et à la voix de Joe Goddard pour un instant hors du temps tout en poésie avant que No God ne vienne croiser sonorités dansantes et atmosphère mélancolique comme Hot Chip sait si bien le faire. Voilà en tout cas un bien bel album d’un groupe à l’identité sonore certaine qui sait toujours satisfaire mes sens, cette review 33 m’incite à partir en Gironde (#toutestcalculéafiveminutes) pour recharger les batteries et revenir dans une dizaine de jours avec du bon son à foison. Enjoy!

Sylphe

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