Pépite du moment n°16 : Lazy Boy (2018) de Franz Ferdinand

L’heure venue de la livraison hebdomadaire sur Five-Minutes, plusieurs titres et albums ont prétendu à la place… Mais ce Lazy Boy de Franz Ferdinand s’est quasiment imposé au saut du lit.

Parce que, précisément, le saut du lit, laborieux et embrumé, qui appelle un son à faire trembler le bouzin. Oui, je sais pas pour vous mais de mon côté les matins sont en général compliqués, et encore plus dans cette période où se cumulent les misères du monde, l’absence de dialogue dans le pays, le temps dégueulasse (même si un rayon de soleil se pointe enfin aujourd’hui), l’absence de Nutella® dans le placard et l’approche du lundi le plus déprimant de l’année. Le Blue Monday (ou lundi blues), qui correspond au lundi le plus pesant de l’année : c’est un début de semaine, la météo est souvent exécrable, la paye n’est pas tout à fait prête à tomber encore malgré le beau découvert à la banque dû (notamment) aux fêtes et (aussi un peu) à des rattrapages de cotisations en tout genre… Bref, il s’agit de lutter contre la morosité ambiante par des moyens simples et à la portée de tous.

Franz Ferdinand fait partie de ces choses qui font du bien au corps et à la tête un peu aussi. Leur dernier album Always Ascending (2018) envoie plutôt du bon son rock efficace, mais j’avoue que ce Lazy Boy me fait particulièrement de l’effet. Ses sons de guitare assez incroyables et la basse bien présente et ronronnante dès les premières secondes portent une mélodie en boucle, assez minimaliste finalement, mais terriblement efficace. Si on ajoute à ça la voix d’Alex Kapranos, qui débute sur des airs de Bowie et poursuit dans une énergie assez communicative, on obtient 3 minutes de pur bonheur revitalisant qui font passer mes boîtes de Vitamine C et de Magnésium pour un violent somnifère.

Preuve s’il en était besoin de l’excellente santé du rock d’Outre-Manche avec donc cette pilule de pep’s qu’est Lazy Boy, fabriquée de main de maître par les écossais de Franz Ferdinand.

Avant de vous laisser bouger votre corps sur ce Lazy Boy au titre rigolard (le morceau n’a rien de paresseux, mais il semble pile poil être fait pour les lady boys à tendance oisive dans mon genre), un groupe de rock écossais en appelle un autre, anglais cette fois. Breaking News ! Foals fait son grand retour en 2019, avec un double album publié en deux temps : Everything not saved will be lost Part 1 sortira le 8 mars prochain, Everything not saved will be lost Part 2 à l’automne 2019. Voilà une nouvelle qui fait plaisir ! Bien que leur meilleur album à ce jour reste Total Life Forever (2010), on guette avec une certaine impatience ce nouvel opus, dont on reparlera certainement ici-bas ici même, parce que Foals est un groupe qu’on kiffe.

Raf Against The Machine

Pépite du moment n°15: Landslide de Beirut (2019)

S’il existe une période morne en termes de sorties musicales c’est bien la période beirutqui englobe la deuxième quinzaine de décembre et la première quinzaine de janvier. Les artistes doivent nous juger inaptes à savourer du nouveau son, happés que nous serions par la préparation des festivités de fin d’année ou biologiquement bouleversés par les excès culinaires. J’ai tendance aussi à penser qu’il y a comme une trêve implicitement signée afin de voir fleurir les tops de fin d’année et que tout un chacun puisse vainement tenter de rattraper son retard en début d’année. Ce vendredi, je n’ai pas constaté de grandes sorties et j’ai farfouiné par hasard, me laissant séduire par le premier album de Saint Mela, First Bloom, dont je devrais vous parler ultérieurement…. Je me dirigeais donc vers une nouvelle pépite intemporelle – et alors là le choix est vertigineux…- quand je suis tombé sur le clip d’un nouveau titre de Beirut, Landslide.

Quand je vois le nom de Beirut, pour moi le monde s’arrête tout simplement de tourner. Avec Zach Condon, nous avons déjà de très nombreux souvenirs communs depuis le coup de maître du premier opus Gulag Orkestar en 2006. The Flying Club Cup et The Rip Tide résonnent pour moi comme des moments fondateurs de ma culture musicale indé. Beirut est tout simplement devenu pour moi le symbole de la folk intelligente qui a su subtilement remettre au goût du jour la mélancolie slave. Beirut ce sont ces cuivres qui désarment, qui donnent un souffle épique et les talents d’interprète de Zach Condon. Des cuivres bien sentis dans un morceau désormais, c’est pour moi la tentation de glisser le nom de Beirut, une espèce d’addiction contre laquelle je n’essaie même plus de lutter.

Le 1er février, Beirut sortira donc son cinquième album studio Gallipoli et ce 10 janvier Landslide vient jouer les éclaireurs. Ce serait bien bête de ne pas savourer immédiatement ce cadeau de fin de semaine, un Don Quichotte nous attend et je n’ai pas pour habitude de refuser les invitations. Le clip entre le Don Quichotte de Terry Gilliam et les Monty Python entrecroise avec délectation les codes de l’absurde et de la parodie pour illustrer de manière originale un morceau porté par le chant de Zach Condon. L’orgue Farfisa, utilisé sur Gulag Orkestar et The Flying Club Cup, est de retour et apporte une teinte de mélancolie subtile pour un résultat tout en retenue et poésie. Pas un cuivre à l’horizon de ce joli ciel bleu qu’est Landslide. Le seul nuage finalement c’est de devoir attendre presque  trois semaines avant de pouvoir écouter Gallipoli

Sylphe

Pépite intemporelle n°15: Chicago de Sufjan Stevens (2005)

Sufjan Stevens est incontestablement un artiste déterminant de ces 15 dernières annéessufjan stevens qui a donné ses lettres de noblesse à une folk orchestrée d’une grande sensibilité. Tout autant capable de réhabiliter les albums de chansons de Noël avec son Songs For Christmas de 2006 ou de sortir de sa zone de confort folk avec le brillant The Age of Adz en 2010, Sufjan Stevens a tout d’abord commencé sa carrière avec un projet gargantuesque, réaliser un album par Etat américain. Après un remarqué Michigan en 2003, il poursuit ce projet (depuis lors abandonné) avec le sublime Illinois en 2005. Pour vous donner une idée du foisonnement artistique de la période, le très bon The Avalanche sortira en 2006, regroupant 21 titres enregistrés lors de la création d’Illinois

Illinois fait partie de ces albums rares révélant des talents d’écriture et d’interprétation. La douceur de la voix, qui sait se faire cristalline, véhicule une sensibilité assez évidente mais on sent le désir intense de Sufjan Stevens de créer des instrumentations soignées. Le titre que j’ai choisi aujourd’hui est un titre qui m’obsède et que j’avais découvert par le biais de Myspace (#jesuisvieux), la pépite Chicago. Ce morceau pour moi s’apparente à un océan de douceur feutrée parcouru par une brise d’optimisme incommensurable. La douceur du chant, l’orchestration très riche et presque baroque avec les cuivres et les cordes, les choeurs qui donnent un aspect grandiloquent mais pourtant irrésistiblement humain fonctionnent tout simplement à merveille. Un hymne de grâce, l’impression d’être touché par le divin, à l’instar de La Ritournelle de Sébastien Tellier par exemple. Les mots me manquent pour définir ce que je ressens à l’écoute de ce bijou et je préfère vous laisser avec ce morceau qui, je l’espère, illuminera votre journée et peut-être les années à venir.

En cadeau, la grâce du titre John Wayne Gacy, Jr.

Sylphe

Pépite intemporelle n°14 : September Song (2013) d’Agnès Obel

Se réveiller avec un morceau en tête, c’est une chose. Savoir quoi en faire en est une autre. En ce qui me concerne, ça tombe pile un jour de Five-Minutes : c’est, en l’occurrence, September Song d’Agnès Obel qui me tient par la barbichette depuis la sonnerie du réveil.

Un titre qui clôt Aventine (2013), le deuxième album de cette artiste danoise qui ne cesse de me fasciner. Dès son Philarmonics en 2010, les mélodies épurées, aériennes et parfois minimalistes d’Agnès Obel m’ont toujours fait un effet inédit et incomparable, que je n’ai jamais retrouvé ailleurs. Rien ne ressemble à la musique de cette artiste, bien que l’on y retrouve des influences telles qu’Erik Satie ou Claude Debussy. J’avoue que c’est aussi et surtout la pochette de Philarmonics qui avait attiré mon attention au départ : un visuel captivant et hypnotique qui n’est pas sans rappeler Les Oiseaux d’Hitchcock.

C’est pourtant à une tout autre ambiance que nous convie Agnès Obel, et ce September Song en est une parfaite illustration. Une mélodie jouée en boucle avec d’infimes variations de composition ou d’interprétation à chaque reprise. Une ambiance cotonneuse à souhait, qui nous inciterait tour à tour à flâner sous la couette, ou encore à observer le froid du matin depuis la fenêtre, un grand thé en main… à moins qu’on ne choisisse de déambuler, l’esprit en suspension et le cœur en bandoulière, dans quelque ville d’Europe du Nord. Ce qui est une sacrée coïncidence (vraiment ?) pour une artiste native du Danemark (où je m’arrêterais bien le jour où je rentrerai d’Islande). Comble du bon goût : elle a choisi de s’installer depuis quelques années à Berlin, sans doute une des villes les plus agréables et sereines à visiter et/ou à vivre, tous continents confondus (où je m’arrêterais bien tout court).

Je m’égare, mais pas tant que ça : ces sensations géographiques sont présentes et bien présentes dans September Song, un titre qui ne cesse de m’apaiser. La vie n’est pas toujours un long fleuve tranquille et le monde est parfois plein de tristesses en tout genre ? Pas de souci, vous me prendrez une bonne dose d’Agnès Obel trois fois par jour, matin midi et soir, et autant que cela sera nécessaire. L’excès de bon son ne peut pas nuire à la santé.

Par extension, une fois September Song écouté, le reste de l’album est chaudement recommandé. D’autant que notre pépite du jour n’est disponible que sur certaines éditions d’Aventine (notamment Deluxe et numérique), et donc pas toujours simple à dénicher. Comme on fait les choses bien par chez nous, vous pourrez l’écouter ici-bas, ici même, avant de vous ruer sur les 11 autres titres de cette fabuleuse galette. Qui vous permettront de profiter également de la voix incroyable d’Agnès Obel, puisque, oui, elle a une voix renversante, en plus d’être une compositrice hors pair.

Dernière chose, et pas des moindres : ce September Song fait aussi partie de la BO de Big Little Lies, l’excellente mini-série réalisée par Jean-Marc Vallée. Ce nom vous parle ? C.R.A.Z.Y., Wild, Dallas Buyers Club, Demolition, et côté série Sharp Objects. Digression ciné/séries, car ce formidable réalisateur concocte toujours ses BO avec soin et goût, ce qui mérite d’être signalé. Sans parler de sa mise en images, absolument incroyable. Mais c’est une autre histoire.

Raf Against The Machine

Cinémusique n°1: Leto de Kirill Serebrennikov (2018)

Faut toujours finir en beauté ! Avant de commencer l’année 2019 j’ai enfin trouvé leleto temps d’aller voir Leto  au cinéma, je peux vous dire que j’ai fini l’année sur un bouillonnement musical grâce à ce film. Alors je fais une légère incartade avec le dogme du blog consacré à la musique. Même si ce film parle bien de musique et transpire le rock, l’énergie, l’inventivité et le surréalisme.

De la musique vous en entendrez beaucoup, le film s’apparente parfois à une forme de comédie musicale, mais n’imaginez pas un truc façon Broadway, ou du très léché façon Lala land, à la rigueur pensez à du Rocky Horror Picture Show, mais il n’y a finalement pas grand-chose de comparable avec d’autres films.

C’est un film sur la révolte adolescente et s’il y a bien quelque chose qui me fascine, c’est cette période fondatrice pour tout un chacun. Leto témoigne d’un bouillonnement musical qui anticipe la Perestroïka, mais se voit aussi comme un hymne à l’amour et à la rebellion contre le conservatisme d’un pouvoir incapable de maîtriser les aspirations d’une jeunesse nourrie aux groupes anglo-saxon. Sex drugs et Rock n’roll en Russie alors que tout est interdit, une jeunesse en pleine révolte, une liberté bafouée.

Le film est basé sur des faits réels, l’ascension de Viktor Tsoi et de Mike Naumenko , de leur amitié naît un triangle amoureux qui sert de trame narrative au film. On est alors subjugués par la douceur et la beauté d’Irina Starchenbaum. Mais cette histoire sert avant tout à nous montrer l’éclat de la jeunesse et nous offrir des moments de grâce majestueux. On pense alors à une chorégraphie chamanique et on passe son temps à taper du pied en écoutant Perfect day de Lou Reed, The Passenger d’Iggy Pop….

J’aurais pu choisir plein d’extraits du film mais j’ai flashé sur la reprise de Psycho Killer des Talking Heads, morceau de 1977. Les Talking Heads n’était pas un vrai groupe de Punk, trop intellectuel, trop propre… pourtant on sent bien l’inspiration du punk dans la version d’origine et la magie de cette reprise est d’avoir subjugué l’original.

Alors oui ! J’ai fini l’année 2018 en beauté grâce à ce film et je souhaite une bonne année 2019 à tous ! Mais un petit rappel à la vie réelle, son réalisateur, Kirill Serebrennikov, est une critique acerbe du pouvoir russe et est assigné à résidence dans son pays. 30 ans après Leto la chape de plomb du régime russe existe toujours. Que fait la jeunesse ?

Rage

Pépite intemporelle n°13: Sonsick de San Fermin (2013)

Afin de vous souhaiter une bonne année 2019 chers Five-minuteurs et en attendant que

san fermin

les premières nouveautés de qualité fassent leur apparition, petit flashback en 2013 avec un premier album marquant du groupe américain San Fermin. Un compositeur de talent en la personne d’Ellis Ludwig-Leone, deux voix d’or avec la puissance caverneuse de Allen Tate (#sosievocaldeMattBerninger) et la douceur de Rae Cassidy, des cuivres bien sentis et des mélodies douces-amères font de cet album un superbe florilège de moments émouvants. Les titres de qualité se ramassent à la pelle comme dirait l’autre (#expressionquineveutriendire), j’aime tout particulièrement Renaissance!, Torero ou Bar mais aujourd’hui j’ai choisi de vous faire entendre Sonsick.

Mais pourquoi me direz-vous? Tout simplement car je suis amoureux du chant de Rae Cassidy sur ce morceau qui met en avant sa douceur et sa puissance alors que c’est plutôt la voix d’Allen Tate qui prédomine dans l’album. J’aime les lentes montées en puissance portées par les cuivres qui me rappellent Fanfarlo et me donnent l’impression que Beirut aurait mis les doigts dans la prise. Et puis finalement ces explosions des choeurs impriment un sourire involontaire sur le visage, c’est exactement ce qu’il me (vous?) faut pour démarrer du bon pied cette nouvelle année.

Ce San Fermin mérite d’être savouré pleinement car les deux opus suivants, Jackrabbit en 2015 et Belong en 2017, ont perdu ce feu intérieur qui irradiait le premier album. Difficile de se remettre du départ de Rae Cassidy

Encore une bonne année à vous, placée sous le signe du bon son!

Sylphe

Five Reasons n°6: The Big Bad Blues (2018) de Billy F Gibbons

Nous voilà déjà arrivés en 2019, sans presque que l’on s’en rende compte. Et je m’aperçois que c’est moi qui ai l’honneur et le privilège d’ouvrir cette nouvelle année sur Five-Minutes. Mes camarades de jeu Sylphe et Rage sauront vous le dire à leur façon, mais d’ores et déjà on souhaite à tous nos Five-Minuteurs préférés que vous êtes tout plein de bonnes choses pour 2019.

Et pour bien commencer, voilà une bonne chose que je vous propose de partager : le second album solo de Billy F Gibbons, intitulé The Big Bad Blues, et qui succède à l’étonnant Perfectamundo (2015). Etonnant car les sonorités afro-cubaines de la galette nous avaient quelque peu pris par surprise venant du guitariste-chanteur de ZZ Top. Pas si étonnant que ça, si l’on sait que dans ses jeunes années, le bonhomme a tâté de la percussion avec Tito Puente. Mais revenons à cet opus 2018 qui, comme son nom l’indique, taquine le blues, et plus si affinités. Démonstration en 5 actes de l’absolue nécessité d’écouter cet album.

  1. Comme on le rappelait, Billy F Gibbons est le guitariste-chanteur de ZZ Top. Pour qui aime le rock gras et généreux, binaire, teinté de Delta blues et saupoudré de Howlin’ Wolf, impossible de passer à côté de ce groupe légendaire qui écume le monde depuis 1969. Oui, le trio va célébrer ses 50 ans d’existence, une longévité qui fait du bien à l’heure des artistes éphémères et de la guimauve musicale qui se dissout sans saveur à la première dégustation.
  2. Chacun des 11 titres de ce Big Bad Blues respire la route poussiéreuse, les grands espaces, et le roadhouse enfumé qui sert des pintes de mousse. A l’heure où le monde semble drastiquement se réduire à des chaines lisses de coffee-shops, de fast-foods, de boutiques de fringues et à des voies propres, goudronnées et dépoussiérées jusque dans les coins, j’ai jamais eu autant envie de me barrer au fin fond de terres arides. Et que ce soit en Islande, en Nouvelle-Zélande ou dans les fjords norvégiens, c’est à coup sûr ce genre de son que j’emporterai pour faire la route. Sur place, j’écouterai Mùm, Sigur Rós et Thomas Méreur, mais c’est une autre histoire.
  3. Billy F Gibbons est un sacré renard de la six cordes. Doit-on rappeler qu’il a fondé ZZ Top avec à la main une Fender Stratocaster rose offerte par Jimi Hendrix, qui l’avait embauché pour ses premières parties ? Du haut de ses presque 70 ans, Billy F Gibbons gratte depuis des décennies et ce florilège blues est une petite démonstration de ce qu’il sait faire, six cordes à l’appui. Et comme dirait Sylphe, le garçon envoie le bouzin !
  4. Ça sent le blues à plein nez, à grand renfort d’harmonica saturé dans le micro et de piano bar qui pointe le bout de son nez entre deux riffs. A grand renfort aussi de guitare Gibson, qui reste à mon goût la meilleure des marques de guitare pour honorer le blues. Le son gras et rugueux de cette marque, modèle Les Paul en tête, ne cesse de me transporter. En France, notre Paul Personne se sert de ses Gibson comme personne (vous l’avez ?). Sur la galette du jour, c’est Billy F Gibbons. En plus, à peu de chose près, il aurait pu s’appeler Gibson. Un signe ?
  5. Toute la musique qu’on aime, elle vient de là… Bref, mon pays c’est le blues : à partir du moment où il y en a quelque part, là où il se manifeste, ça fonctionne. Pour peu que ça soit bien emmené et bien mené, interprété avec les tripes et que ça joue sans complexe. Ce qui est le cas dans ce Big Bad Blues assez monstrueux. Tous les tempos sont proposés, et c’est à un furieux voyage, depuis le blues le plus lent et lourd avec My Baby She Rocks jusqu’à quelques titres rocks endiablés comme Rollin’ and Tumblin’, que nous convie Billy F Gibbons. Avec en conclusion du disque, une petite fantaisie blues-rock aux accents fifties qui glisse même un peu de fraîcheur et d’humour dans tout ça.

What else ?

Raf Against The Machine