Cinémusique n°1: Leto de Kirill Serebrennikov (2018)

Faut toujours finir en beauté ! Avant de commencer l’année 2019 j’ai enfin trouvé leleto temps d’aller voir Leto  au cinéma, je peux vous dire que j’ai fini l’année sur un bouillonnement musical grâce à ce film. Alors je fais une légère incartade avec le dogme du blog consacré à la musique. Même si ce film parle bien de musique et transpire le rock, l’énergie, l’inventivité et le surréalisme.

De la musique vous en entendrez beaucoup, le film s’apparente parfois à une forme de comédie musicale, mais n’imaginez pas un truc façon Broadway, ou du très léché façon Lala land, à la rigueur pensez à du Rocky Horror Picture Show, mais il n’y a finalement pas grand-chose de comparable avec d’autres films.

C’est un film sur la révolte adolescente et s’il y a bien quelque chose qui me fascine, c’est cette période fondatrice pour tout un chacun. Leto témoigne d’un bouillonnement musical qui anticipe la Perestroïka, mais se voit aussi comme un hymne à l’amour et à la rebellion contre le conservatisme d’un pouvoir incapable de maîtriser les aspirations d’une jeunesse nourrie aux groupes anglo-saxon. Sex drugs et Rock n’roll en Russie alors que tout est interdit, une jeunesse en pleine révolte, une liberté bafouée.

Le film est basé sur des faits réels, l’ascension de Viktor Tsoi et de Mike Naumenko , de leur amitié naît un triangle amoureux qui sert de trame narrative au film. On est alors subjugués par la douceur et la beauté d’Irina Starchenbaum. Mais cette histoire sert avant tout à nous montrer l’éclat de la jeunesse et nous offrir des moments de grâce majestueux. On pense alors à une chorégraphie chamanique et on passe son temps à taper du pied en écoutant Perfect day de Lou Reed, The Passenger d’Iggy Pop….

J’aurais pu choisir plein d’extraits du film mais j’ai flashé sur la reprise de Psycho Killer des Talking Heads, morceau de 1977. Les Talking Heads n’était pas un vrai groupe de Punk, trop intellectuel, trop propre… pourtant on sent bien l’inspiration du punk dans la version d’origine et la magie de cette reprise est d’avoir subjugué l’original.

Alors oui ! J’ai fini l’année 2018 en beauté grâce à ce film et je souhaite une bonne année 2019 à tous ! Mais un petit rappel à la vie réelle, son réalisateur, Kirill Serebrennikov, est une critique acerbe du pouvoir russe et est assigné à résidence dans son pays. 30 ans après Leto la chape de plomb du régime russe existe toujours. Que fait la jeunesse ?

Rage

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