Review n°12: AAARTH de The Joy Formidable (2018)

Le Pays de Galles se résumait musicalement pour moi, jusqu’à maintenant, à la troupeThe Joy Formidable débridée et follement euphorisante de Los Campesinos. Désormais je pourrai y ajouter un groupe de rock percutant et novateur, The Joy Formidable, que je découvre avec ce quatrième opus intitulé AAARTH (arth signifiant ours en gallois). C’est donc paré d’une virginité à aucune autre pareille que je vais vous présenter cet album, sans avoir donc volontairement écouté les trois opus précédents (bah oui à Five-Minutes on bosse dur, on a une grosse semaine de concerts et ce soir Her nous attend après avoir écouté jeudi les dandys de Feu Chatterton).

Accrochez-vous, je vais partir sur des évidences… Un groupe de rock qui fonctionne c’est avant tout une voix et des talents d’interprétation (en l’occurrence la charmante Ritzy Brian), des riffs de guitare féroces et un sens de la mélodie imparable (#toutlerestecestdelabranletteintellectuelle). Et bien The Joy Formidable et son nom de groupe qui donne le sourire possède tout cela, donc ça fonctionne sacrément bien!

L’album commence sur des bases relativement classiques mais particulièrement solides, la débauche sonore de Y Bluen Eira se marie avec brio au chant incantatoire de Ritzy Brian, The Wrong Side démontre le sens précis de la mélodie pour un résultat plus pop et Go Loving est parcouru d’une tension sensuelle digne de The Kills. Ce tryptique pose avec sobriété les bases d’un album résolument rock.

C’est Cicada (Land on Your Back) qui va nous infliger la première décharge électrique. Les cigales en fond, un chant sombre à la Karen O, des guitares vrombissantes et cette cithare qui vient apporter une touche psychédélique séduisante. La richesse instrumentale est incontestable et j’ai l’impression d’écouter la BO d’un western futuriste… The Joy Formidable continue avec délectation son exploration sonore avec All in All, ballade d’une douceur délicieuse qui laisse place à une montée finale électrique bien sentie.

Les bons morceaux ne cessent alors de s’enchaîner, What For et son univers rock digne du dernier opus d’Interpol, The Better Me et ses riffs acérés, Absence et la légèreté de sa mélodie au piano. Les deux derniers tiers de l’opus sont véritablement de haut vol et ce n’est pas l’âpreté électrique de Dance of Lotus ou encore la décharge finale de Caught on a Breeze qui viendront atténuer cette impression d’un album où la lave incandescente ne cesse de couler impétueusement, tout en étant paradoxalement domptée avec finesse.

Voilà en tout cas, pour moi, la dose d’énergie qui devrait me permettre d’aborder plus sereinement cette âpre dernière semaine avant les vacances de la Toussaint. Et vous, vous allez bien vous prendre un petit shot de rock électrique pour tenir non?

Sylphe

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