Five Titles n°1: The Dog and the Future d’Agar Agar (2018)

Après des débuts tonitruants avec leur premier EP Cardan et une victoire aux Inrocks labAgar Agar en 2016, le duo français Agar Agar composé de Clara Cappagli et Armand Bultheel nous revient plus en forme que jamais avec ce premier opus The Dog and the Future. Ici pas question de se figer et de se retrouver pris dans des tentacules gélifiantes, le groupe continue à explorer avec talent et justifie de faire déjà une date à l’Olympia début décembre. Voici 5 titres qui devraient vous convaincre de faire connaissance avec les français d’Agar Agar

1. Le morceau d’ouverture Made est très subtile dans sa construction progressive. Au synthé angoissant du début qui fonctionnera tout le long comme une ritournelle obsédante viennent se superposer progressivement de nombreux autres synthés et au final la voix chaude de Clara. Cette impression de voir se dessiner sous nos yeux un paysage sonore intemporel est séduisante.

2. Le single Sorry About the Carpet est brillant et la recette est d’une limpidité incontestable. Prenez la nonchalance sensuelle de la voix de Clara, une note de synthé tenue avec une rigueur sans faille (#onaretrouvéDavidGuetta) et un refrain mélodique à souhait et vous obtenez ce beau bijou tout en contrastes.

3. Fangs Out est un morceau, quant à lui, plus tourné vers le dance-floor. Sa construction est plus complexe et destabilise brillamment. Après une entrée lunaire et angoissante marquée par un hurlement de chien (animal qui parcourt tout l’album) qui m’évoque Faithless (le début, pas le chien hein?), les percus prennent le dessus et la rythmique s’accélère. Marqué par les ruptures de rythme, le morceau rappelle les débuts plus électro du duo.

4. Shivers me rappelle d’emblée l’univers du premier opus de Fever Ray. Electro sombre et chamanique, ce morceau nous offre un ciel noir comme l’encre qui ne laisse jamais passer la lumière pop propre au duo. Etouffant…

5. Requiem est un morceau d’une douceur sépulcrale. L’impression d’une musique classique jouée par un orgue robotique qui démontre le potentiel pouvoir cinématographique du duo.

Sylphe

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